| Nom | Arrêté n° 2023-00838 portant mesures de police applicables à Paris à l’occasion de la cérémonie gouvernementale du 14 juillet 2023 à Paris |
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| Administration | Préfecture de police de Paris |
| Date | 12 juillet 2023 |
| URL | https://www.prefecturedepolice.interieur.gouv.fr/sites/default/files/Documents/%E2%80%8B%20Arr%C3%AAt%C3%A9%20n%C2%B0%202023-00838.pdf |
| Date de création du PDF | 12 juillet 2023 à 18:31:05 |
| Date de modification du PDF | |
| Vu pour la première fois le | 04 décembre 2025 à 15:29:53 |
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Les dates et heures sont exprimées dans le fuseau de l'administration.
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0UG
CABINET DU PREFET
Arrêté n° 2023-00838
portant mesures de police applicables à Paris à l'occasion de la cérémonie
gouvernementale du 14 juillet 2023 à Paris
Le préfet de police,
Vu le code général des collectivités territoriales, notamment son article L. 2512-13 ;
Vu le code pénal, notamment ses articles 431-9, 431-9-1, R.644-5 et R.644-5-1 ;
Vu le code de procédure pénale, notamment ses articles 78-2-4, 78-2-5 et R.48-1 ;
Vu le code de la sécurité intérieure, notamment ses articles L. 211-1 à L. 211-4 ;
Vu le décret n° 2004-374 du 29 avril 2004 modifié relatif aux pouvoirs des préfets, à
l'organisation et à l'action des services de l'Etat dans les régions et départements,
notamment ses articles 70 et 72 ;
Vu le décret n° 2023-576 du 8 juillet 2023 portant interdiction de la vente, du port et du
transport d'engins pyrotechniques et d'artifices de divertissement ;
Vu les arrêtés n° 2023-00796 et 2023-00798 du 5 juillet 2023 portant interdictions
temporaires du transport et de la distribution de carburant ainsi que des substances ou
mélanges dangereux inflammables ou corrosif d'une part et de la détention, du transport et
d'utilisation d'armes ou d'objets pouvant constituer une arme par destination d'autre part ;
Considérant que, en application des articles L. 2512-13 du code général des collectivités
territoriales et 72 du décret du 29 avril 2004 susvisé, le préfet de police a la charge, à Paris, de
l'ordre public , notamment la prévention des atteintes à la sécurité des personnes et des
biens ;
Considérant que, en application de l'article 431-9-1 du code pénal, le fait pour une personne,
au sein ou aux abords immédiats d'une manifestation sur la voie publique, au cours ou à
l'issue de laquelle des troubles à l'ordre public sont commis ou risquent d'être commis, de
dissimuler volontairement tout ou partie de son visage sans motif légitime est puni d'un an
d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende ;
Considérant que, en application des articles R. 644-5 et R. 644-5-1 du code pénal, sont punis
de l'amende prévue pour les contraventions de la 4e classe la violation des interdictions et le
manquement aux obligations édictées par arrêtés pris sur le fondement des pouvoirs de
police générale qui, pour le premier, réglementent l'usage des artifices de divertissement sur
la voie publique et le transport de récipients contenant du carburant, à l'occasion
d'événements comportant des risques d'atteinte à la sécurité publique, et, pour le second,
réglementent, à la suite de troubles, la présence et la circulation des personnes en certains
lieux et à certaines heures afin de prévenir la réitération d'atteintes graves à la sécurité
publique ; que l'article R. 48-1 du code de procédure pénale rend applicable la procédure de
l'amende forfaitaire pour les contraventions précitées ;
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Considérant que, en application des réquisitions écrites de la procureure de la République
près le tribunal judiciaire de Paris, les officiers de police judiciaire et, sur l'ordre et sous la
responsabilité de ceux-ci, les agents de police judiciaire, sont autorisés à procéder sur les
lieux d'une manifestation et à ses abords immédiats à l'inspection visuelle et à la fouille des
bagages, ainsi qu'à la visite de véhicules circulant, arrêtés ou stationnant sur la voie publique,
conformément à l'article 78-2-5 du code de procédure pénale ;
Considérant que le défilé militaire à l'occasion de la Fête nationale se fera en présence du
Président de la République, des membres du Gouvernement, de nombreuses personnalités et
d'un public important ; que dans ce cadre un arrêté préfectoral a été pris sur le fondement
de l'article L. 226-1 du code de la sécurité intérieure pour assurer un haut niveau de sécurité
de l'évènement ;
Considérant en effet que le défilé militaire de la fête nationale s'inscrit dans un contexte
particulier en raison des récents évènements de violences urbaines qui ont émaillé le
territoire national ces derniers jours et singulièrement la capitale ; que 1342 personnes ont
été interpellées en Ile-de-France, la brigade des sapeurs-pompiers de Paris étant intervenue
2389 fois pour des véhicules et des poubelles incendiées, des feux de barricade et des
bâtiments publics dégradés ; que le contexte actuel reste fragile et impose des mesures
adéquates pour prévenir la commission de nouvelles exactions ;
Considérant que le cadre de la fête nationale pourrait conduire à des rassemblements non
déclarés de nature à troubler l'ordre public à cette occasion et à générer des mouvements de
foule importants pouvant comporter des risques pour la sécurité des personnes compte tenu
du public attendu pour assister au défilé militaire dans la capitale ;
Considérant enfin que les services de police et de gendarmerie sont très fortement mobilisés
dans la capitale et sa proche banlieue pour la sécurisation du 14 juillet dans la capitale dans
un contexte de menace terroriste particulièrement aigue qui sollicite toujours à un niveau
élevé les forces de sécurité intérieure également pour garantir la protection des personnes et
des biens contre les risques d'attentat, dans le cadre du plan VIGIPIRATE, porté au niveau
« sécurité renforcée - risque attentat » toujours en vigueur ; que cette mobilisation des
forces ne permettra pas de gérer d'éventuelles manifestations sauvages dans Paris ;
Considérant ainsi qu'il appartient à l'autorité de police compétente de concilier l'exercice du
droit de manifester avec les impératifs de l'ordre public ; que, dans ce cadre, elle se doit de
prendre les mesures de nature à prévenir, outre les infractions à la loi pénale, les troubles à
l'ordre public, à partir de l'appréciation qu'elle fait du risque qu'ils surviennent ; que répond à
ces objectifs, une mesure qui définit un périmètre dans lequel des restrictions sont mises en
œuvre, notamment à l'égard de rassemblements présentant des risques de troubles graves à
l'ordre public, afin de garantir la sécurité des personnes et des biens dans des secteurs
précisément délimités ;
Vu l'urgence,
ARRETE :
TITRE PREMIER
MESURES INTERDISANT TOUT RASSEMBLEMENT NON DECLARE DANS CERTAINS SECTEURS DE LA CAPITALE
Article 1er – La présence et la circulation des personnes participantes à des cortèges, défilés et
rassemblements non déclarés sont interdites à Paris le vendredi 14 juillet 2023 de 06h00 à
14h00 dans le périmètre délimité par les voies suivantes qui y sont incluses :
1° Dans le secteur des Champs-Elysées :
- Place de la Porte Maillot ;
- Boulevard Pershing ;
- Place du Général Koenig ;
- Avenue des Ternes ;
- Place des Ternes ;
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- Rue du Faubourg Saint-Honoré ;
- Boulevard Haussmann ;
- Rue de Richelieu ;
- Rue des Petits Champs ;
- Rue Vivienne ;
- Rue de Beaujolais ;
- Rue de Valois ;
- Rue Saint-Honoré ;
- Place du Palais Royal ;
- Rue de Rivoli ;
- Place du Carrousel ;
- Pont du Carrousel ;
- Quai Voltaire ;
- Rue des Saints Pères ;
- Rue de Sèvres ;
- Place le Corbusier ;
- Rue de Babylone ;
- Boulevard des Invalides ;
- Avenue de Tourville ;
- Place Vauban ;
- Avenue de Tourville ;
- Place de l'Ecole Militaire ;
- Avenue Bosquet ;
- Place de la Résistance ;
- Pont de l'Alma ;
- Place de l'Alma ;
- Avenue du Président Wilson ;
- Avenue Marceau ;
- Rue Georges Bizet ;
- Rue de Bassano ;
- Place de l'Amiral de Grasse ;
- Place des Etats-Unis ;
- Rue de Belloy ;
- Avenue Kléber ;
- Rue Copernic ;
- Place Victor Hugo ;
- Avenue Bugeaud ;
- Avenue Foch ;
- Place du Maréchal de Lattre de Tassigny ;
- Boulevard de l'Amiral Bruix.
TITRE II
DISPOSITIONS FINALES
Article 2 - Les représentants sur place de l'autorité de police sont autorisés à prendre des
mesures complémentaires à celles fixées par le présent arrêté, en fonction de l'évolution de
la situation et lorsque les circonstances l'exigent.
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Article 3 - La préfète, directrice de cabinet, le directeur de l'ordre public et de la circulation
et la directrice de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne sont chargés, chacun
en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté qui entre en vigueur dès son affichage
aux portes de la préfecture de police, sera publié au recueil des actes administratifs du
département de Paris, consultable sur le site de la préfecture de police
(https://www.prefecturedepolice.interieur.gouv.fr) et communiqué à la procureure de la
République près le tribunal judiciaire de Paris.
Fait à Paris, le12 juillet 2023
SIGNÉ
Laurent NUÑEZ
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Annexe de l'arrêté n° 2023-00838 du 12 juillet 2023
VOIES ET DELAIS DE RECOURS
_______________________
Si vous estimez devoir contester le présent arrêté, il vous est possible, dans un
délai de deux mois à compter de son affichage ou de la date de sa publication au recueil des
actes administratifs du département de Paris :
- soit de saisir d'un RECOURS GRACIEUX
le Préfet de Police
7/9, boulevard du Palais - 75195 PARIS RP
- ou de former un RECOURS HIERARCHIQUE
auprès du Ministre de l'intérieur
Direction des libertés publiques et des affaires juridiques
place Beauvau - 75008 PARIS
- soit de saisir d'un RECOURS CONTENTIEUX
le Tribunal administratif compétent
Aucune de ces voies et recours ne suspend l'application de la présente décision.
Les recours GRACIEUX et HIERARCHIQUE doivent être écrits, exposer les
arguments ou faits nouveaux et comprendre la copie de l'arrêté contesté.
Le recours CONTENTIEUX, qui vise à contester la LEGALITE de la présente
décision, doit également être écrit et exposer votre argumentation juridique.
Si vous n'aviez pas de réponse à votre recours GRACIEUX ou HIERARCHIQUE dans
un délai de deux mois à compter de la réception de votre recours par l'administration, votre
demande devra être considérée comme rejetée (décision implicite de rejet).
En cas de rejet des recours GRACIEUX ou HIERARCHIQUE, le Tribunal
administratif peut être saisi d'un recours contentieux dans le délai de deux mois à compter de
la date de la décision de rejet.
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