| Nom | Arrêté 2026-01312 portant interdiction partielle d’une manifestation le 11 octobre 2026 à Paris |
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| Administration | Préfecture de police de Paris |
| Date | 09 octobre 2026 |
| URL | https://www.prefecturedepolice.interieur.gouv.fr/sites/default/files/Documents/2026_01312_09102026.pdf |
| Date de création du PDF | 09 octobre 2026 à 16:48:17 |
| Date de modification du PDF | 09 octobre 2026 à 16:48:17 |
| Vu pour la première fois le | 09 octobre 2026 à 18:26:21 |
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Les dates et heures sont exprimées dans le fuseau de l'administration.
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ea CABINET DU PREFETPREFECTURE gp »
DE POLICE
Fraternité
Arrété n° 2026-01312
portant interdiction partielle d'une manifestation le 11 octobre 2026 a Paris
Le préfet de police,
Vu le code général des collectivités territoriales, notamment son article L. 2512-13 ;
Vu le code pénal, notamment ses articles 431-9, 431-9-1 et R. 644-4;
Vu le code de la sécurité intérieure, notamment ses articles L.122-1 et L. 211-1 à L. 211-4;
Vu le décret n° 2004-374 du 29 avril 2004 modifié relatif aux pouvoirs des préfets, a
l'organisation et a l'action des services de l'Etat dans les régions et départements,
notamment ses articles 70 et 72;
Vu le décret du 22 octobre 2025 par lequel M. Patrice FAURE, administrateur de l'Etat du
troisième grade, directeur de cabinet du Président de la République, est nommé préfet de
police (groupe |), à compter du 23 octobre 2025;
Vu le courriel en date du 7 octobre 2026 adressé à la direction de l'ordre public et de la
circulation (DOPC) par lequel Mme Stéphanie POURSAC déclare, au nom du Syndicat des
Gilets Jaunes, une manifestation pour le dimanche 11 octobre 2026 à partir de 10h30 au
niveau du rond-point des Champs-Élysées-Marcel-Dassault à Paris 8ème ;
Considérant que, en application des articles L. 122-1 du code de la sécurité intérieure et 72
du décret du 29 avril 2004 susvisé, le préfet de police a la charge, à Paris, de l'ordre public;
que, en application de l'article L. 211-4 du code de la sécurité intérieure, « si l'autorité
investie des pouvoirs de police estime que la manifestation projetée est de nature a troubler
l'ordre public, elle l'interdit par un arrêté qu'elle notifie immédiatement aux signataires de
la déclaration » ;
Considérant qu'en application de l'article 431-9 du code pénal, le fait d'avoir organisé une
manifestation sur la voie publique ayant été interdite dans les conditions fixées par la loi
est puni de six mois d'emprisonnement et de 7500 euros d'amende ; que, en application de
l'article R. 644-4 du même code, le fait de participer à une manifestation ayant été interdite
est passible de l'amende prévue pour les contraventions de la 4ème classe;
Considérant qu'il appartient à l'autorité de police compétente à Paris de prévenir les risques
de désordres et les atteintes à l'ordre public; que la manifestation est déclarée sur le rond-
point des Champs-Elysées, lieu touristique générant une forte affluence alors que l'Arc de
Triomphe est ouvert actuellement au public jusqu'à 22h30 ; que par ailleurs, suite à la
revendication de l'attentat de Moscou par l'organisation État islamique et compte tenu des
menaces qui pèsent sur le territoire national, le plan Vigipirate a été rehaussé par le Premier
ministre à son niveau sommital « urgence attentat » le 24 mars 2024; que le durcissement
de la posture Vigipirate associé à l'évolution de l'état de la menace en France fait porter un
effort plus particulier sur la sécurité des bâtiments publics et institutionnels et de leurs
abords; que dans le contexte actuel national et international de menace très élevé, les
dispositifs de sécurisation de ces batiments ont été renforcés; qu'enfin, ce giratoire
absorbe une circulation très dense de nature a complexifier l'intervention des forces de
l'ordre en cas de troubles a l'ordre public ; que par suite, le lieu de la manifestation déclarée
est incompatible avec les impératifs de l'ordre public;
Considérant que les services de la DOPC ont proposé le 8 octobre 2026 a la déclarante de
tenir le rassemblement statique le 11 octobre 2026 de 10h30 a 17h30 sur la place Joachim
du Bellay a Paris Centre ; que la déclarante n'a pas répondu a cette proposition ;
Considérant qu'il appartient à l'autorité de police compétente de prévenir les risques de
désordres et les atteintes à l'ordre public par des mesures adaptées, nécessaires et
proportionnées ; qu'une mesure qui encadre cette manifestation déclarée sans l'interdire
répond à ces objectifs ;
Vu l'urgence,
ARRETE :
Article 1° - La manifestation susvisée déclarée pour le 11 octobre 2026 par Mme Stéphanie
POURSAC, au nom du syndicat des Gilets Jaunes, est interdite au niveau du rond-point des
Champs-Élysées-Marcel-Dassault à Paris 8ème.
Néanmoins, le rassemblement statique pourra se tenir le 11 octobre 2026 de 10h30 à
17h30 sur la place Joachim du Bellay à Paris Centre.
Article 2 - Le préfet, directeur du cabinet du préfet de police, le directeur de l'ordre public
et de la circulation et le directeur de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne
sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté qui sera notifié
à Mme Stéphanie POURSAC ou à toute autre personne représentant le Syndicat des Gilets
Jaunes et consultable sur le site internet de la préfecture de police
(https://www.prefecturedepolice.interieur.gouv.fr).
Fait a Paris, le 9 octobre 2026
SIGNE
Pour le préfet de police
Le sous-préfet, directeur adjoint du cabinet
Charles BARBIER
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Annexe de l'arrêté n° 2026-01312 du 9 octobre 2026
VOIES ET DELAIS DE RECOURS
Si vous estimez devoir contester la présente décision, il vous est possible, dans
un délai de deux mois a compter de la date de la notification :
- soit de saisir d'un RECOURS GRACIEUX
le Préfet de Police
7/9, boulevard du Palais - 75195 PARIS RP
- ou de former un RECOURS HIERARCHIQUE
auprès du Ministre de l'intérieur
Direction des libertés publiques et des affaires juridiques
place Beauvau - 75008 PARIS
- soit de saisir d'un RECOURS CONTENTIEUX
le Tribunal administratif compétent
Aucune de ces voies et recours ne suspend l'application de la présente
décision.
Les recours GRACIEUX et HIERARCHIQUE doivent être écrits, exposer les
arguments ou faits nouveaux et comprendre la copie de la décision contestée.
Le recours CONTENTIEUX, qui vise à contester la LEGALITE de la présente
décision, doit également être écrit et exposer votre argumentation juridique.
Si vous n'aviez pas de réponse à votre recours GRACIEUX ou HIERARCHIQUE
dans un délai de deux mois à compter de la réception de votre recours par l'administration,
votre demande devra être considérée comme rejetée (décision implicite de rejet).
En cas de rejet des recours GRACIEUX ou HIERARCHIQUE, le Tribunal
administratif peut être saisi d'un recours contentieux dans le délai de deux mois à compter
de la date de la décision de rejet.
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