| Nom | recueil-r02-2025-270-recueil-des-actes-administratifs-special |
|---|---|
| Administration | Préfecture de Martinique |
| Date | 29 juillet 2025 |
| URL | https://www.martinique.gouv.fr/contenu/telechargement/24435/190245/file/recueil-r02-2025-270-recueil-des-actes-administratifs-special.pdf |
| Date de création du PDF | 29 juillet 2025 à 21:32:37 |
| Date de modification du PDF | |
| Vu pour la première fois le | 27 septembre 2025 à 19:50:59 |
|
Les dates et heures sont exprimées dans le fuseau de l'administration.
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PRÉFET
DE LA MARTINIQUE
RECUEIL DES ACTES
ADMINISTRATIFS SPÉCIAL
N°R02-2025-270
PUBLIÉ LE 29 JUILLET 2025
Sommaire
ARS / Direction de l'offre de soins et de l'autonomie (DOSA)
R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 (136
pages) Page 3
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ARS
R02-2025-07-28-00008
Arrêté de révision du PRS3 du 28072025
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 3
ExNREPUBLIQUEFRANÇAISE @ ) Agence Régionale de SantéLiberté s%MartiniqueEga /I-Î c"Fraternité
Le Directeur Généralde l'Agence Régionale de Santé de MartiniqueARRETE N°209 du 28/07/2025Portant révision du Schéma Régional de Santé 2023-2027du Projet Régional de Santé de Martinique
Vu le Code de la Santé Publique, et notamment ses articles L1434-1 à L1434-6 et R.1434-1 ;Vu le décret n°2023-1374 du 29 décembre 2023 relatif aux conditions d'implantation deI'activité de médecine d'urgence ;Vu le décret n°2023-1376 du 29 décembre 2023 relatif aux conditions techniques defonctionnement de l'activité autorisée de médecine d'urgence ;Vu le décret du 29 janvier 2025 portant nomination de monsieur Yves SERVANT, DirecteurGénéral de l'Agence Régionale de Santé de Martinique ;Vu l'arrêté ARS/2017/219 du 9 novembre 2017 de l'Agence Régionale de Santé de Martinique,portant délimitation des zones du Schéma Régional de Santé définies pour l'application auxlaboratoires de biologie médicale des règles de territorialité mentionnées au b du 2°TMdel'article L1434-9 du Code de la Santé Publique, publié le 14 novembre 2017 au recueil des actesadministratifs de la Préfecture de Martinique ;Vu l'arrêté ARS/2017/220 du 9 novembre 2017 de I'Agence Régionale de Santé de Martinique,pris en application de l'article L1434-9 du Code de la Santé Publique, portant définition deszones du Schéma Régional de Santé donnant lieu à la répartition des activités de soins et deséquipements et matériels lourds, publié le 14 novembre 2017 au Recueil des actesadministratifs de la Préfecture de Martinique ;Vu l'arrêté n°222 du 30/10/2023 portant adoption du Projet Régional de Santé (PRS) 2023-2027;Vu l'avis de consultation sur la révision du projet régional de santé publié le 26 mai 2025 aurecueil des actes administratifs de la préfecture de Martinique ;Vu l'avis rendu par la Conférence Régionale de Santé et de l'Autonomie le 04 juillet 2025 ;
SiègeCentre d'Affaires « AGORA »ZAC de I'Etang Z'Abricot - Pointe des GrivesCS 80656 - 97263 FORT DE FRANCE CEDEXTél :05.96.39.42.43Site Internet : www.ars.martinique.sante.fr
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Vu l'avis rendu par le Conseil d'Administration de l'Agence Régionale de Santé de Martiniquele 11 juillet 2025 ;Vu l'absence d'avis rendu par le Conseil Territorial de la Citoyenneté et de I'Autonomie dansle délai imparti de deux mois.Considérant que la parution de nouveaux textes réglementaires ainsi que certaines évolutionsde l'offre non prévisibles, intervenues depuis l'adoption du Schéma Régional de Santé (SRS)par arrêté du 30 octobre 2023, rendent nécessaire la révision de ce dernier ;Considérant que le Projet Régional de Santé comporte certaines erreurs matérielles qu'ilconvient de rectifier ;Considérant que les modifications apportées n'entrainent aucune modification de sonéconomie générale ;
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ARRETEARTICLE 1°":Le Projet Régional de Santé de Martinique 2023-2027 est révisé dans sa composante SchémaRégional de Santé et dans sa partie « objectifs quantitatifs et qualitatifs de I'offre de soins »concernant les activités de :- Soins médicaux et de réadaptation, modalité cardio-vasculaire,- Médecine d'urgence,- Interventionnelle en cardiologie,- Traitement du cancer,- Insuffisance rénale chronique.Il est également procédé à la correction d'erreurs matérielles pour les activités de:neurochirurgie, soins critiques, cliniques et biologiques d'AMP et activités biologiques dediagnostic prénatal, de radiologie interventionnelle.
ARTICLE 2 :Le Schéma Régional de Santé révisé, tel que joint en annexe, peut être consulté sur le siteinternet de l''Agence Régionale de Santé à l'adresse suivante : www.prs-martinique.ars.sante.fr.
ARTICLE 3:Le présent arrété peut faire l'objet d'un recours contentieux devant le tribunal administratifterritorialement compétent dans un délai de deux mois a compter de sa publication.
ARTICLE 4 :Le Directeur Général de I'ARS Martinique est chargé de l'exécution du présent arrêté qui serapublié au recueil des actes administratifs de la Préfecture de Martinique.
Le Directeur Général
Le Directeir G6x) AAT -
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ExREPUBLIQUEFRANÇAISEL'iberte'EgalitéFraternité
Al@ ) Agence Régionale de SantéMartinique
SCHEMA REGIONAL DE SANTE
PROJET REGIONAL DE SANTE DE MARTINIQUE
2023 - 2027
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Schéma régional de santé
2023-2027
Sommaire
INTRODUCTION ........................................................................................................................................ 3
AXE 1 : RENFORCER LA MAITRISE DES RISQUES SANITAIRES LIES A L'ENVIRONNEMENT ET
ACCOMPAGNER L'ADOPTION DE COMPORTEMENTS FAVORABLES A LA SANTE ................. 12
OBJECTIF 1.1 : INTERVENIR DE MANIERE GLOBALE EN PROMOTION DE LA SANTE ........................................... 12
OBJECTIF 1.2 : RENFORCER LES DISPOSITIFS DE PREVENTION PRIMAIRE, SECONDAIRE ET TERTIAIRE ............. 14
OBJECTIF 1.3 : PROMOUVOIR UNE APPROCHE GLOBALE DES ENJEUX DE SANTE ET DES ENJEUX
ENVIRONNEMENTAUX ...................................................................................................................................... 17
OBJECTIF 1.4 : RENFORCER LA PREPARATION AUX SITUATIONS SANITAIRES EXCEPTIONNELLES.................... 21
AXE 2 : FAVORISER L'ACCES A LA SANTE EN PROXIMITE ET ACCOMPAGNER LA
STRUCTURATION DE PARCOURS DE SANTE GRADUES ET COORDONNES ............................. 23
OBJECTIF 2.1 : RENFORCER L'ACCESSIBILITE DE L'OFFRE DE SANTE VIA LE RENFORCEMENT DU MAILLAGE
TERRITORIAL ET DE L'ALLER-VERS ..................................................................................................................... 23
OBJECTIF 2.2 : ASSURER LA REPONSE AUX BESOINS DE SOINS URGENTS ET DE SOINS NON PROGRAMMES .. 26
OBJECTIF 2.3 : RENFORCER LA COORDINATION DES ACTEURS AUTOUR DU PATIENT .................................... 29
OBJECTIF 2.4 : AMELIORER LA VISIBILITE ET LA LISIBILITE DE L'OFFRE DE SANTE ET RENDRE LES MARTINIQUAIS
ACTEURS DE LEUR SANTE .................................................................................................................................. 31
OBJECTIF 2.5 : STRUCTURER DES PARCOURS EN SANTE DANS 8 DOMAINES PRIORITAIRES ........................... 33
AXE 3 : POURSUIVRE L'AMELIORATION DE LA QUALITE, DE LA SECURITE ET DE LA
PERTINENCE DU SYSTEME DE SANTE ................................................................................................ 37
OBJECTIF 3.1 : DEPLOYER LA POLITIQUE REGIONALE DE RESSOURCES HUMAINES EN SANTE ......................... 37
OBJECTIF 3.2 : ASSURER LA PERTINENCE, L'EFFICIENCE ET LA SECURITE DES SOINS ...................................... 40
OBJECTIF 3.3 : ACCOMPAGNER LE RENFORCEMENT D'UNE CULTURE DE LA QUALITE ET DE LA SECURITE DES
SOINS AU SEIN DES ETABLISSEMENTS DE SANTE ET DES ETABLISSEMENTS ET SERVICES MEDICO-SOCIAUX .... 43
ANNEXES ................................................................................................................................................... 45
ANNEXE 1 - DECLINAISON DES PARCOURS DE SANTE PRIORITAIRES...................................... 45
MALADIES CHRONIQUES .................................................................................................................................. 45
OBESITE ............................................................................................................................................................ 50
CANCERS .......................................................................................................................................................... 53
ADDICTIONS .................................................................................................................................................... 56
SANTE MENTALE ............................................................................................................................................... 59
PARCOURS PERINATALITE / ENFANTS / SANTE MATERNELLE ............................................................................ 62
PARCOURS DE SANTE DES PERSONNES AGEES ................................................................................................. 66
PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP ....................................................................................................... 70
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ANNEXE 2 : FEUILLES DE ROUTE TERRITORIALES ........................................................................... 73
TERRITOIRE DE PROXIMITE DU CENTRE ............................................................................................................ 73
TERRITOIRE DE PROXIMITE DU NORD CARAÏBE ............................................................................................... 75
TERRITOIRE DE PROXIMITE DU NORD ATLANTIQUE ........................................................................................ 77
TERRITOIRE DE PROXIMITE DU SUD .................................................................................................................. 79
ANNEXE 3 : INDICATEURS DE SUIVI................................................................................................... 81
INDICATEURS DU SCHEMA REGIONAL DE SANTE ............................................................................................ 82
INDICATEURS DU PROGRAMME REGIONAL D'ACCES A LA PREVENTION ET AUX SOINS ................................ 85
ANNEXE 4 - ACTIVITES DE SOINS / EQUIPEMENTS MATERIELS LOURDS ET FILIERES DE
SOINS .......................................................................................................................................................... 87
OBJECTIFS QUANTITATIFS ET QUALITATIFS DES ACTIVITES DE SOINS STRUCTURANTES POUR LES PARCOURS
DE SANTE .......................................................................................................................................................... 87
OBJECTIFS QUANTITATIFS ET QUALITATIFS DES EQUIPEMENTS MATERIELS LOURDS DONNANT LIEU A
AUTORISATION ............................................................................................................................................... 125
ANNEXE 5 - GLOSSAIRE ....................................................................................................................... 127
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Introduction
Le Projet régional de santé de troisième génération (PRS 3) couv re la période 2023-2027 et se
compose des documents suivants :
• Le Cadre d'orientation stratégique (COS), valable 10 ans et arrêté en 2018, qui fixe trois
grandes orientations pour notre région : 1) Développer une culture partagée de la
promotion de la santé permettant à chacun de devenir co -auteur de sa santé ; 2) Viser
l'excellence du système de santé Martiniquais ; 3) Assurer la fluidité des parcours de santé
par la définition d'une offre de santé graduée et intégrative en favorisant la coordination
des acteurs en tout point du territoire.
• Le Schéma régional de santé (SRS), présent document, décliné en trois axes stratégiques
correspondant aux parcours de santé en population générale et permettant d'agir sur
l'organisation transversale du système de santé bénéficiant à tous, et de 8 parcours de
santé spécifiques.
• Le Programme Régional d'Accès à la Prévention et Aux Soins des plus démunis (PRAPS), qui
décline les objectifs du SRS au regard des difficultés particulières des publics qu'il vise.
➢ La méthode
Le Schéma Régional de Santé définit la stratégie en santé de l'Agence à 5 ans (2023-2027).
Fruit d'un travail de co-construction engagé en 2022, articulé avec la démarche du Conseil
National de la Refondation, le contenu du Schéma Régional de santé a été élaboré avec l'aide
d'une trentaine de groupes de travail , réunis chacun à une ou deux reprises . Ces groupes de
travail techniques associant des professionnels de santé , professionnels du secteur social ou
médico-social, et des représentants des usagers ont travaillé sur une vingtaine de thématiques
de santé pour analyser les besoins de santé en regard de l'offre existante et émettre des
préconisations portant sur l'adaptation du système de santé martiniquais aux besoins
objectivés.
Des réunions de partage et de concertation ont été menées, au premier semestre 2023,
associant élus locaux et partenaires, pour croiser les regards et compléter les propositions des
groupes de travail. Le présent Schéma intègre également des projets issus des réunions de co-
construction menées dans le cadre du « CNR Santé » et du « CNR Bien Vieillir »1, en
collaboration étroite avec le Conseil Territorial de Santé . Ces réunions, conduites entre le 28
novembre et le 9 février 2023 , ont permis d'échanger avec près de 500 participants,
majoritairement des professionnels de santé, mais également des élus et des citoyens.
Ces travaux d'élaboration du PRS 3 ont été présentés et validés par les membres du comité de
pilotage du PRS (parlementaires, élus de la collectivité territoriale, préfecture, CGSS, DRAJES,
rectorat, université des Antilles, CRSA, CTS, IREPS, DPJJ…).
1 Les projets qui ont émergé dans ce cadre sont identifiés dans le Schéma de la manière suivante : CNR
Santé / CNR Bien Vieillir.
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Les caractéristiques territoriales et socio-démographiques
La Martinique présente des singularités très marquées avec une population de 36 4 508
habitants2, en diminution et âgée (baisse de -0,9% par an depuis 2013 qui s'explique selon les
données de l'INSEE par des départs du territoire plus nombreux que les arrivées), un taux de
précarité élevé et un creusement des inégalités de revenus. 27,4 % des Martiniquais vivent ainsi
sous le seuil de pauvreté qui est de 1 100 € par mois (2019) et 23,2 % de la population active est
au chômage.
Bien que l'espérance de vie soit comparable à la moyenne nationale, le niveau de santé est
perçu comme inférieur.
C'est aussi le département d'Outre -Mer le moins étendu (1 128 km²) et celui où la proportion
de ménages possédant au moins une voiture est la plus forte (74 %), ce qui conduit à la
saturation du réseau routier et complique les conditions d'accès aux soins des populations
isolées (accès supérieur à 30 minutes d'un point d'urgence). A noter que la Martinique connait
des difficultés prégnantes d'organisation des transports en commun (malgré des efforts ces
dernières années), notamment s'agissant des territoires Nord de l'île.
La configuration géographique, la répartition de la population et la concentration de l'offre de
soins sur le centre de la Martinique ont conduit l'ARS de Martinique, pour une répartition
homogène de l'offre, à n'identifier qu'un territoire unique de santé organisé autour de 4
territoires de proximité qui font face à une demande de soins supérieure à l'offre et une offre
de proximité insuffisante.
Avec 14% de médecins de moins qu'au niveau national , la population ne peut s'appuyer sur
l'offre libérale . O n assiste alors à un sur -recours de la population aux urgences lié à cette
intensification des déserts médicaux, à une coopération ville-hôpital encore trop limitée et un
renoncement aux soins généralisé en population générale qui induit des prises en char ge
hospitalières dégradées.
2 INSEE 2019
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Enfin, l'île reste exposée cycliquement à des risques environnementaux (cyclones,
tremblements de terre, sargasses…) et des crises sanitaires hors COVID (dengue, …) ; qui
impactent régulièrement les services d'urgence et désorganisent le système de santé.
Les enjeux identifiés en 2017 dans le cadre de l'élaboration du Projet Régional de Santé, et qui
ont soutenu la définition du Cadre d'Orientation Stratégique, demeurent ainsi d'actualité :
• Un territoire insulaire plus exposé aux risques environnementaux
• Un vieillissement accéléré de la population et une population en diminution, inégalement
répartie sur le territoire
• Des situations de forte précarité et d'importantes inégalités socio-économiques
• Une amélioration globale de l'état de santé de la population mais des indicateurs de santé
qui restent inquiétants (santé périnatale ; obésité – surpoids et ses comorbidités ; cancers)
Principaux indicateurs de santé
La population Martiniquaise est impactée par des problématiques de santé, qui marquent tout
l'enjeu d e la poursuite et du renfor cement d'une stratégie de Promotion de la Santé et de
Prévention :
▪ Chez les adultes de 16 ans et plus, la surcharge pondérale touche 52 % d'hommes
contre 64 % de femmes en 2013. Chez les enfants , la prévalence de cette surcharge
pondérale est de 35 %, dont près de 10 % d'obèses (Enquête Kannari, 2013).
Parallèlement, on observe une plus grande sédentarité de la population. Les femmes et
les enfants pratiquent moins d'activité physique que dans l'Hexagone (expertise
collective IRD 2021)
▪ En corrélation, le poids des maladie s chroniques est plus important qu'en moyenne
nationale, avec 12% de femmes se déclarant diabétiques et 10,8% d'homme, tandis que
31,4% de femmes et 24,1 % d'hommes se déclarent hypertendus ( Baromètre santé
2021). La prévalence du diabète se conjugue aussi parfois avec une incidence et une
prévalence de l'insuffisance rénale chronique terminale (IRCT) plus élevées.
La dernière enquête périnatale (2021) montre par ailleurs que :
▫ 52, 5 % des femmes sont en surpoids ou obésité avant la gr ossesse (37 % en
France Hexagonale)
▫ 7,8 % des femmes sont hypertendues en cours de grossesse (4,3 % en France
Hexagonale)
▫ Et que 10,3% des femmes sont concernées par un diabète gestationnel au cours
de leur grossesse (vs 16,4 % France Hexagonale ), soit deux fois plus en
proportion qu'en 2016.
▪ Le cancer reste la principale cause de mortalité sur notre territoire
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[ 5 principales causes de mortalité (2020) (Taux standardisés pour 100 000 hab.)
Homme Femme Homme FemmeTumeurs 288 166 316 179Maladies de l'appareil circulatoire 222 137 220 131Maladies endocriniennes, nutritionnelles et métaboliques 87 55 37 25Maladies du système nerveux et des organes des sens 66 56 52 43Maladies de l'appareil respiratoire 56 29 70 35Source : INSERM-CepiDc 2020
6
▪ Le taux de mortalité des pathologies liées directement à l'alcool est environ 20 fois
inférieur à celui de la France Hexagonale, chez l'homme et la femme, et les niveaux de
consommation d'alcool sont davantage préoccupants chez les jeunes avec une
consommation hebdomadaire d'alcool chez les 18 -30 ans plus élevée qu'en Hexagone
(47,7 % contre 32,5 %) et une expérimentation à 17 ans plus importante .
▪ Si la consommation de tabac est la plus faible de France (taux de tabagisme quotidien
de 15% contre 28,6% en Hexagone), l'usage régulier de cannabis est quasi -équivalent à
celui de l'Hexagone (de l'ordre de 3%). La Martinique est aussi parmi les territoire s
français les plus touchés par la consommation de crack (0,5% d'initiés), principalement
chez les personnes les plus marginalisées.
▪ Le territoire Martiniquais est par ailleurs très fortement impacté par des
problématiques environnementales à risque potentiel sur la santé : contamination des
sols par la chlordécone, échouages massifs d'algues sargasses sur les côtes atlantiques
notamment et brume de sable.
Les enjeux du PRS 2023-2027
Ce nouveau projet régional de santé s'inscrit dans une vision actualisée des besoins et des
enjeux pour le territoire de la Martinique . Les fragilités du système de santé demeurent en
sortie de la crise san itaire du COVID-19, et si le territoire a fait preuve de résilience, certaines
ont été exacerbées. Comme dans d'autres régions, la Martinique doit faire face à une
problématique de renforcement des ressources humaines en santé, dans un contexte insulaire,
de vieillissement de la population et de croissance des maladies chroniques.
Soigner autrement est donc un impératif de santé publique, mais aussi économique, compte
tenu de la difficulté à financer les dépenses de santé. Ce sont autant de défis qui appellent à
trouver de nouvelles solutions et de nouveaux leviers.
Les 6 principes définis à 10 ans dans le Cadre d'Orientation Stratégique continueront à guider
l'action de l'ARS et de ses partenaires pour la période 2023-2027 :
➢ Un système de santé tourné vers la promotion de la santé et la prévention
➢ Un système de santé transversal et coordonné à l'échelle régionale et à l'échelle
territoriale
➢ Un système de santé performant, innovant et attractif
➢ Un système de santé réactif
➢ Un système de santé qui place l'usager au cœur des préoccupations
➢ Un système de santé lisible pour les usagers comme pour les professionnels
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Mais ce nouveau projet régional de santé entend leur donner une dimension opérationnelle et
une résonnance territoriale forte, autour des axes suivants :
• Renforcer la place donnée aux espaces de démocratie en santé,
• Rendre effective et visible l'approche territoriale des politiques de santé,
• Renforcer et continuer à garantir la qualité du système de santé et la maîtrise des
risques, notamment ceux liés à l'environnement et agir sur le renfo rcement de l'offr e
de soins
• Innover et accompagner la montée en compétences et le développement des
connaissances en santé
• Renforcer la communication et la valorisation de l'existant pour rendre plus lisible
l'offre du territoire
La démocratie en santé au cœur de la politique régionale de santé
« La démocratie en santé est une démarche qui vise à associer, dans un esprit de dialogue, de
concertation et de réflexion partagée, l'ensemble des acteurs et usagers du système de santé
dans l'élaboration et la mise en œuvre de la politique de santé ».
La démarche du Conseil National de la Refondation (CNR) a permis de donner une dimension
plus « terrain » et plus concrète à notre approche de la démocratie sanitaire.
Pour l'Agence, il s'agira d'abord d'accentuer l'accompagnement et le soutien aux instances et
de développer la participation de l'ensemble des acteurs du système de santé (professionnels
de santé, usagers et élus) en structurant le débat public et les consultations citoyennes, en
dynamisant la concertation dans le cadre des démarches participatives (CNR, CLS, CLSM, ASV),
leviers de démocratie en santé , et en associant plus systématiquement aux décisions les
instances de la démocratie en santé (CRSA, CTS).
Il s'agira aussi de promouvoir plus directement la place et le rôle du patient dans le système de
santé. S'il faut assurer un meilleur accès à l' information et le respect des droits des usagers,
leur participation plus active à l'écologie du système de santé, au travers notamment des
patients-experts, doit devenir une dimension essentielle.
La territorialisation des politiques de santé : l'enjeu majeur du PRS
Il ne s'agit plus seulement de décliner les politiques dans les territoires, mais de faire émerger
les attentes et les propositions des territoires.
Enjeu majeur du Projet régional de Santé, la territorialisation des politiques de santé se traduit
en 3 grandes orientations :
Renforcer la capacité d'action de l'ARS en proximité
Le PRS comportera une feuille de route qui sera animée, discutée et suivie dans chacun des
quatre territoires de proximité ( Centre, Nord Caraïbe, Nord Atlantique et Sud ) ; l'échange, la
co-construction avec la population, les différents acteurs en santé et les élus et la transparence
seront au cœur de la démarche.
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Des Comités de Territoires (COTER) seront remis en place pour porter cette approche.
L'organisation de l'ARS va également être adaptée pour accentuer sa présence sur les
territoires de proximité, s'inscrire dans les dynamiques locales, et apporter une réponse
adaptée aux besoins des acteurs locaux en matière de portage des projets de santé dans leurs
lieux de vie.
Instaurer une culture partagée de l'animation territoriale
La stratégie de territorialisation, outre les COTER qui en seront le lieu de pilotage et d'échange,
doit s'appuyer sur les outils existants.
Les Contrats Locaux de Santé devront être plus largement déployés et intégrer l'ensemble des
dimensions de la santé de la prévention à l'organisation de l'offre de soins .
Améliorer la visibilité et la lisibilité des actions de l'ARS
Il s'agit d'adopter une communication plus adaptée aux enjeux du territoire, à son histoire, sa
culture, ses modes de vie, dans une démarche d' « aller vers » permettant de mieux porter à la
connaissance des élus et partenaires, les politiques de santé et l'action de l'ARS. En particulier,
la communication vers les élus doit être développée et plus systématique.
Garantir un haut niveau de qualité et de maîtrise des risques en santé
Accentuer les efforts en faveur de la qualité et de la pertinence du système de santé
L'accès à des soins de qualité, dans des conditions de sécurité optimale, est un défi pour la
Martinique, comme pour les autres régions ultramarines, du fait à la fois de l'éloignement
géographique, d'inégalités sociales et territoriales de santé, des ressources limitées par la taille
du territoire . Faire face à cet enjeu implique de renforcer l'offre de soins , développer
l'attractivité médicale du territoire , utiliser la télémédecine et les technologies de
l'information, sensibiliser et éduquer la population, et favoriser la collaboration, la
coordination et l'échange de bonnes pratiques entre professionnels de santé , entre
départements français des Amériques, comme avec ceux de métropole mais aussi plus
largement ceux de l'Arc Caraïbe.
La pertinence des soins constitue elle aussi un axe fort de la maîtrise du risque assurantiel, elle
vise à garantir le bon service de santé, pour la bonne personne au bon moment. Cela implique
d'évaluer les besoins de santé locaux, de former les professionnels de santé, d'accéder aux
technologies médicales appropriées, de promouvoir la prévention et de surveiller les pratiques
de soins.
La plus grande implication des usagers du système de santé , composante essentielle de la
démocratie sanitaire, constitue par ailleurs un levier de renforcement de la qualité, dont l'ARS
et ses partenaires sont convaincus.
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Mieux maîtriser les risques en santé, en s'appuyant sur une appréhension plus globale de la
santé
La Martinique est un territoire spécifique, soumis à des risques multiples : naturels (tempêtes
et cyclones, risque sismique, …), épidémiques (maladies vectorielles , arbovirose, …),
environnementaux (sargasses, chlordécone, mais aussi pollution de l'air, des eaux, des sols…).
Plus qu'ailleurs, l'enjeu de la maîtrise des risques implique une approche globale, appelant à
un renforcement des capacités de veille et d'anticipation des acteurs du système de santé
d'une part, mais aussi des acteurs de l'économie globale dont les activités influent sur l'état de
santé final des populations.
Reconnaitre l'interconnexion de l'ensemble de ces dimensions selon le principe « Une seule
santé » (« One Health »), c'est adopter une approche intégrée, pluridisciplinaire et globale de
la santé publique (hum aine animale, environnementale). C'est sur cette approche qu'est
structuré le 4ème Plan National Santé Environnement et que seront mises en œuvre les actions
de l'ARS et de ses partenaires pour les prochaines années.
La maitrise des risques en santé, c'est enfi n aussi se préparer et anticiper pour conforter les
capacités de réponse du système de santé martiniquais aux situations sanitaires
exceptionnelles et à la gestion de crise.
Innover pour monter en connaissances et en compétences
Promouvoir l'e-santé, pour améliorer l'efficacité et l'efficience du système de santé
Le terme e -santé a une acception très large puisqu'il désigne tous les aspects numériques
touchant de près ou de loin la santé. Elle englobe aujourd'hui les innovations d'usages des
technologies de l'information et de la communication à l'ensemble des activités en rapport
avec la santé.
L'e-santé, avec les grands chantiers en cours comme le Ségur numérique ou les deux premières
feuilles de route du numérique en santé, contribue à apporter des réponses concrètes, qui
permettent de préserver les bases de notre système de santé, tout en améliorant le service
rendu tant pour les professionnels que pour les patients.
L'e-santé touche toutes les activités du champ de la santé et va continuer à profondément
modifier les pratiques des professionnels et des citoyens pour contribuer à -
• Garantir un accès aux soins et de qualité pour tous (ex : prise de rendez -vous en ligne ,
identifications de créneaux préférentiel, téléconsultations, …),
• Garantir le partage fluide, sécurisé et instantané des données de santé entre professionnels
comme pour le patient, avec les standards de sécurité du « Ségur Numérique », services et
référentiels socles,
• Renforcer la prévention et la médecine prédictive avec notamment « Mon Espace Santé »
et « l'Intelligence Artificielle »,
• Renforcer les citoyens dans leur position d'acteur et de les mettre en capacité de faire des
choix favorables de leur propre santé.
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Innover et expérimenter des solutions nouvelles
Le présent Schéma Régional de Santé poursuit une politique de soutien aux expérimentations
et à la capacité d'innover des acteurs Martiniquais . Outre les innovations technologiques, les
transformations organisationnelles du système de santé et les nouvelles formes d'intervention,
dépassant les cadres de travail traditionnels, sont soutenues, dès lors qu'elles permettent de
répondre aux besoins de la population.
Transversale à l'ensemble des axes du SRS, cette capacité à innover en région et dans les
territoires pourra être davantage soutenue et renforcée à l'avenir, avec la structuration
d'espaces de recherches et de réflexion, comme la mise en place d'un Gérontopôle ou d'une
commission régionale de l'innovation en Promotion de la santé.
Accompagner la montée en compétences des acteurs
Innover et expérimenter impliquent de conforter les compétences en ingénierie de projet et
la culture de l'évaluation, dans un objectif plus large de montée en compétences des acteurs
de la santé.
Des actions de formations, d'observation et de développement des connaissances dans le
champ de la santé continueront à être menées, avec l'appui de nouvelles structures . La mise
en place d'un centre régional d'Etudes d'Actions et d'Informations (CREAI), ou la Structure
Régionale d'Appui (SRA) engagée dans l'amélioration continue de la qualité des soins et la
sécurité des patients contribueront à cette montée en gamme.
Un travail de rénovation et de renforcement des outils d'Observation en santé présents sur le
territoire sera également engagé, en capitalisant sur les ressources existantes et en favorisant
une approche partagée coordonnée et partenariale.
Communiquer de manière adaptée et inclusive
Les réunions de concertation organisées dans le cadre du Conseil National de la Refondation
(CNR Santé) comme les groupes de travail du PRS ont fait émerger des constats communs :
- Une partie de la population Martiniquaise, en situation de précarité, manque de
moyens pour mettre en œuvre les conseils de prévention et est souvent contrainte à
placer d'autres sujets au rang de préoccupations prioritaires, devant la santé (logement,
alimentation, …).
- Une partie de la population se sent peu concernée par les actions de prévention qui
selon elle, se font toujours aux mêmes endroits, sur les mêmes thématiques
- La communication est jugée globalement peu adaptée aux habitudes et à la réalité
locale.
Adapter les stratégies de communication
Pour plus d'efficacité dans la diffusion des messages de prévention, le projet régional de santé
veut mettre en œuvre plusieurs principes:
• Partir des connaissances des populations
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 17
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• Respecter les principes de la littératie en santé , c'est-à-dire communiquer de manière
positive et compréhensible par tous,
• Prendre en compte la dimension culturelle et historique , proposer une traduction des
messages en créole,
• Diversifier les outils (visuels, audio, vidéos…) et canaux de communication,
• Diversifier aussi les canaux de communication locaux et proches de la population (radios
locales, bulletins municipaux, télévisions associatives, relais sur le terrain…),
• Co-construire les messages de communication avec des représentants des publics
concernés.
Ces principes guideront les actions de communication déployées sur le territoire, que ce soit
dans le champ de la prévention ou de l'accès aux soins.
Un besoin d'assurer une plus grande lisibilité et visibilité de l'existant
Le sujet de la communication englobe également celui de la lisibilité de l'offre.
C'est un objectif transversal à l'ensemble des axes du SRS. Elle passera à la fois par une
meilleure valorisation des actions menées par les acteurs de santé, par une plus grande
pédagogie dans la présentation des actions et dispositifs, d'autant plus indispensable dans un
contexte en évolutions rapides, et par une centralisation des informations et des ressources
au sein d'espaces et d'outils déjà existants , au niveau local ou bien national (par exemple, le
site « sante.fr » ou le dispositif « La Boussole des Jeunes »).
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Axe 1 : Renforcer la maîtrise des risques sanitaires liés à
l'environnement et accompagner l'adoption de comportements
favorables à la santé
Objectif 1.1 : Intervenir de manière globale en promotion de la santé
Contexte
La promotion de la santé est le processus qui confère aux populations les moyens d'assurer un
plus grand contrôle sur leur propre santé, et d'améliorer celle-ci. Cette démarche relève d'un
concept définissant la "santé" comme la mesure dans laquelle un groupe ou un individu peut :
▪ D'une part, réaliser ses ambitions et satisfaire ses besoins et,
▪ D'autre part, évoluer avec le milieu ou s'adapter à celui-ci.
La santé est donc perçue comme une ressource de la vie quotidienne , il s'agit d'un concept
positif mettant en valeur les ressources sociales et individuelles, ainsi que les capacités
physiques. Ainsi, la promotion de la santé ne relève pas seulement du secteur sanitaire : elle
dépasse les modes de vie sains pour viser le bien-être.
Au regard des enjeux relatifs au vieillissement de la population e t au poids des maladies
chroniques, la promotion de la santé occupe une place centrale en Martinique.
Depuis 2018, les actions de sensibilisation et de formation des instances de coordination sur
les grands sujets de santé, les travaux avec les partenaires et l'engagement des collectivités
dans le déploiement des Contrats Locaux de santé (CLS) ont favorisé la diffusion d'une culture
de « promotion de la santé » dans les territoires.
De nombreuses actions de prévention sur les sujets prioritaires (nutrition, addictions, santé
sexuelle, chlordécone, …) ont également été mises en œuvre, en cohérence avec les objectifs
définis dans le précédent Schéma Régional de Santé.
Dans la continuité des orientations du PRS 2, l'ARS et ses partenaires soutiennent l'a doption
d'une approche globale et intégrée, mobilisant tous les déterminants de santé en associant les
acteurs de divers secteurs (éducation, environnement, urbanisme, etc.).
Les actions prévues pour les 5 années à venir reposent ainsi sur plusieurs principes
fondamentaux :
- La montée en compétence des acteurs dans le champ de la promotion de la santé,
- La prévention et l'éducation à la santé, relatives à tous les déterminants de santé,
- Le développement des compétences psychosociales pour promouvoir l'autonomie
des individus dans la gestion de leur santé,
- La territorialisation et le soutien aux interventions de proximité, dans la perspective
de réduire les disparités et les inégalités socio-territoriales en santé.
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Nos priorités à 5 ans
▪ Amener la Prévention et l'Education à la Santé au plus près des populations et soutenir les
acteurs
▪ Accompagner le développement d'actions de renforcement des Compétences
psychosociales de manière coordonnée
▪ Sensibiliser les acteurs et la population à l'ensemble des facteurs pouvant avoir un effet sur
la santé (approche des « déterminants de la santé »)
Déclinaison opérationnelle – projets structurants et actions prioritaires
1 Amener la Prévention et l'Education à la Santé au plus près des populations et soutenir les acteurs
✓ Construire un parcours de prévention et d'éducation pour la santé à la disposition des acteurs de
proximité : identifier les associations « labellisées » pour intervenir sur le terrain en promotion de la
santé et en mesure d'offrir une offre de prévention couvrant différents volets d'ingénierie et leviers
méthodologiques (formation / accompagnements / ateliers / mise en situation) …
✓ Soutenir le déploiement de dispositifs reconnus et méthodologies validées en promotion de la santé
sur le territoire au travers des démarches d'AAP ou de conventions partenariales : santé
communautaire, Lieux de santé sans tabac, Lieux de santé promoteurs de santé, Evaluations
d'impacts en santé…
✓ Etablir un plan de montée en compétences pour les professionnels, acteurs de terrain et élus, sur les
outils et méthodes en Promotion de la Santé (santé communautaire, One Health, Urbanisme
Favorable à la Santé, Evaluations d'Impact Sanitaire, …)
2 Mettre en place une commission régionale de l'innovation en Promotion de la santé, réunissant les
porteurs et financeurs d'actions de prévention et promotion de la santé
Ses missions : identifier, prioriser, valider, financer, susciter l'innovation, valoriser et communiquer.
✓ Repérer / recenser les actions innovantes sur l'ensemble des territoires
✓ Proposer le renforcement / l'expérimentation d'actions innovantes cofinancées de manière
partenariale (ou bien via AAP ou bien sur la base du diagnostic réalisé)
✓ Déployer les actions innovantes validées, prioritairement sur les territoires du Nord
✓ Assurer l'évaluation de ces actions.
3 Accompagner la déclinaison territoriale de la stratégie nationale multisectorielle de développement
des compétences psychosociales des enfants et des jeunes
Les compétences psychosociales (CPS) sont l'ensemble de compétences sociales, émotionnelles et
cognitives qui concourent à améliorer les relations à soi et aux autres. Facteur clé de la santé, du bien -
être et de la réussite éducative et sociale, le développement des CPS est un des 5 axes d'action de la
promotion de la santé et une stratégie majeure en prévention pour prévenir les conduites à risque
(addictions, santé sexuelle, santé mentale, ...).
En déclinaison de l'instruction interministérielle du 19 août 2022 relative à la stratégie nationale
multisectorielle de développement des compétences psychosociales chez les enfants et les jeunes –
2022-2037, il s'agira pour l'ARS d'impulser une coordination en engageant en particulier le Rectorat, la
CTM et d'autres partenaires, pour assurer :
✓ La réalisation d'un diagnostic territorial partagé (offre / besoins en matière de CPS)
✓ L'élaboration d'un plan d'actions
✓ L'outillage des acteurs
✓ Le suivi du déploiement des actions et leur évaluation
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Objectif 1.2 : Renforcer les dispositifs de prévention primaire, secondaire et
tertiaire
Contexte
En complément des actions de promotion de la santé , l'ARS et ses partenaires souhaitent
renforcer le déploiement et l'accès aux dispositifs de prévention primaire, secondaire et
tertiaire.
La prévention primaire englobe l'ensemble des mesures visant à éviter ou à réduire la survenue
ou l'incidence des maladies, des accidents et des handicaps , en travaillant, entre autres, à la
prévention des conduites individuelles à risque. La prévention secondaire vise à diminuer la
prévalence d'une maladie dans une population . Elle recouvre les actes destinés ou bien à agir
au tout début de l'apparition du trouble ou de la pathologie afin de s'opposer à son évolution,
ou bien à faire disparaître les facteurs de risque identifiés dans une population donnée. Enfin,
la prévention tertiaire intervient après la survenue de la maladie et tend à réduire les
complications et les risques de rechute.
L'ARS Martinique a mis en place durant la période du PRS 2 (2018-2022) plusieurs programmes
de prévention : dépistage des cancers, promotion de la nutrition-santé, repérage des maladies
chroniques, programme « 1000 premiers jours » de l'enfant, dosage de la Chlordéconémie,
promotion de la santé sexuelle, prévention des violences envers les personnes, vaccination,
développement de l' éducation thérapeutique du patient (ETP) et de l'activité physique
adaptée, etc.
Ces actions doivent être poursuivies et renforcées en facilitant l'accès des personnes
vulnérables à cette offre, dans une perspective de réduction des inégalités sociales de santé,
et dans une logique d'« aller-vers ». La mise en place des « rendez-vous de prévention », prévus
par la Loi de Financement de la Sécurité Sociale de 2023, aux âges clés de la vie, constitue un
levier important pour répondre à cet objectif. La poursuite des efforts engagés en faveur de la
nutrition est par ailleurs indispensable pour diminuer les facteurs de risques liés à une mauvaise
alimentation ou l'insuffisance d'activité physique - le surpoids en premier lieu. Le renforcement
et la promotion de l'ETP constituera également un axe clef pour les 5 prochaines années ; la
vaccination également.
Nos priorités à 5 ans
▪ Renforcer les actions dans le champ de la nutrition (alimentation et activité physique)
▪ Renforcer le dépistage précoce des maladies chroniques aux âges clés de la vie
▪ Renforcer le recours au dépistage organisé des cancers
▪ Renforcer la couverture vaccinale obligatoire et recommandée
▪ Développer et faciliter l'accès à l'offre d'éducation thérapeutique du patient
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Déclinaison opérationnelle – projets structurants et actions prioritaires
1 Promouvoir une alimentation favorable à la santé
✓ Mettre en œuvre, suivre et évaluer le Volet Outre-Mer du Programme national nutrition-santé
✓ Promouvoir cette nutrition favorable à la santé dès les 1000 premiers jours de l'enfant et tout au long
de la vie : réduire l'exposition aux pesticides ; poursuivre et renforcer les actions en milieu scolaire
(école promotrice de santé) et auprès des jeunes ; relayer la semaine nationale de dénutrition ;
Protéger les enfants et jeunes du marketing défavorable à la santé en partenariat avec l'ARCOM
notamment : encourager les médias à s'engager dans des Chartes santé en partenariat avec l'ARCOM.
Conventionner entre l'ARS et les radios associatives pour des temps d'antenne sur la santé
✓ Effectuer une campagne de communication en population générale sur la nutrition, adaptée aux
spécificités locales
✓ Poursuivre l'animation territoriale en santé autour de « La Martinique bouge »
2 Renforcer la promotion d'une activité physique en prévention primaire, secondaire et tertiaire
✓ Intégrer l'activité physique dans le parcours de santé des personnes
o Accompagner le renforcement et la structuration des Maisons Sport Santé (MSS) sur le
territoire en lien avec la nouvelle procédure d'habilitation des MSS définie au niveau national
(Arrêté du 25 avril 2023 portant cahier des charges des maisons sport -santé et contenu du
dossier de demande d'habilitation et de renouvellement d'habilitation)
o Intégrer l'activité physique adaptée au parcours de soins des patients en surpoids, en obésité
et atteints de maladies chroniques, enfants et adultes
o Poursuivre et renforcer l'inscription du sport-santé dans les Contrats Locaux de Santé
✓ Encourager au sport -santé en milieu professionnel : promouvoir le label PNNS -administration ou
entreprise
3 Favoriser l'accès précoce à la prévention et au dépistage aux âges clés de la vie, en priorité pour les
publics vulnérables
✓ Se saisir de la mise en place des « rendez-vous de prévention » pour renforcer le dépistage et la
prévention autour des priorités de santé Martiniquaises.
o Prévus par la Loi de Financement de la Sécurité Social (LFSS), les « rendez-vous de
prévention » aux âges clés de la vie (20-25 ans, 40-45 ans et 60-65 ans) « peuvent donner lieu
à des consultations de prévention et à des séances d'information, d'éducation pour la santé,
de promotion de la santé et de prévention. Ces rendez-vous de prévention doivent aussi être
le lieu de repérage des violences sexistes et sexuelles et des risques liés à la situation de
proche aidant. ». Dans le respect des élément s de cadr age quant au déploiement de ces
« rendez-vous de prévention » attendus au niveau national, les acteurs régionaux souhaitent
se saisir de cette nouvelle offre de prévention pour renforcer :
▪ L'accès au dosage de la chlordécone
▪ Le dépistage des maladies chroniques (diabète, maladies cardiovasculaires,
respiratoires et rénales), de l'obésité et du surpoids
▪ L'éducation à la vie affective et sexuelle (IST dont VIH, questions du genre, aspects
éthiques, stigmatisation, etc.)
▪ Prévention/dépistage des addictions
▪ Prévention/dépistage des vulnérabilités psychiques
o Par ailleurs, la structuration de « filières » d'accès à ces « rendez-vous de prévention », sera à
envisager pour les publics les plus éloignés d'un parcours de soin (=> voir PRAPS)
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✓ Garantir l'accès des jeunes suivis par la PJJ aux examens de prévention en santé (EPS) afin de repérer
leurs problématiques de santé (bilan somatique et psychiatrique, addiction, santé mentale, etc.) (=>
voir PRAPS).
4 Renforcer la couverture vaccinale obligatoire et recommandée de la population
✓ Déployer la vaccination contre les papillomavirus en milieu solaire
✓ Communiquer auprès de la population et les professionnels de santé sur la vaccination
✓ S'appuyer sur les PMI, centres de vaccination publics et professionnels de santé en général pour
renforcer la couverture vaccinale
✓ Coordonner les acteurs dans le cadre d'une commission régionale de vaccination
5 Renforcer l'accès à l'offre d'éducation thérapeutique du patient
✓ Mettre en place un « pôle ressources ETP » ou « Maison de l'ETP » : ses missions :
o Faciliter l'accès à l'ETP pour la population
o Accompagner les porteurs de projets d'ETP dans le montage des projets
o Fédérer les acteurs formés à l'ETP,
o Développer l'offre d'ETP
o Favoriser le déploiement de l'ETP sur tout le territoire avec des actions d'aller-vers en prenant
en considération les spécificités de chaque territoire,
o Communiquer sur l'offre d'ETP auprès des professionnels et du grand public.
o Secteurs clefs : maladies neuro -évolutives / surpoids et obésité / diabète / maladies
cardiovasculaires / maladies rénales / maladies respiratoires/ santé sexuelle/apnée du sommeil
et problèmes respiratoires liés à l'obésité/ maladies neuro-évolutives/ Drépanocytose adulte/
asthme adulte/ cancérologie/ endométriose
Feuilles de route / programmes associés
Feuille de route régionale de lutte contre les cancers
Volet Outre-Mer du Programme national nutrition-santé
Programme autour des 1000 premiers jours de l'enfant
Stratégie nationale de santé sexuelle
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Objectif 1.3 : Promouvoir une approche globale des enjeux de santé et des
enjeux environnementaux
Contexte
L'environnement est un déterminant majeur de notre santé. L'Organisation mondiale de la
santé (OMS) estime en effet que les facteurs environnementaux sont responsables de 23% des
décès et 25% des pathologies chroniques dans le monde. Sur cinq nouvelles maladies humaines
qui apparaissent chaque année, trois sont d'origine animale. La crise de la Covid-19 a ainsi remis
en avant liens étroits entre notre santé, la santé animale et la santé des écosystèmes. Il apparait
désormais essentiel de reconnaitre l'intercon nexion de l'ensemble de ces dimensions selon le
principe « Une seule santé » (« One Health ») qui propose une approche intégrée et unifiée de
la santé publique, animale et environnementale, au fondement des orientations du 4 ème Plan
National Santé Environnement.
Le concept « Une seule santé » appelle à sortir d'une logique anthropocentrée de la santé
humaine. Il reconnaît l'interconnexion étroite entre la santé humaine, animale et
environnementale, soulignant qu'elles sont indissociables et interdépendantes. Il invite à
adopter une approche intégrée, pluridisciplinaire et globale des enjeux de santé et justifie
pleinement la prise en compte de déterminants multiples et variés (sociaux,
environnementaux, économiques, accès aux services de santé…).
L'ARS et ses partenaires s'appuient sur cette approche pour la construction de la stratégie
régionale dans le champ de la santé environnementale. Il s'agira de passer du concept « Une
seule santé » à son intégration réelle dans les politiques locales via l a création de processus
permettant une collaboration interdisciplinaire et une communication ouverte entre les
professionnels de la santé, les scientifiques, les vétérinaires, les écologistes et d'autres parties
prenantes. L'approche « Une seule santé » co nstitue un socle sur lequel seront menées les
actions de renforcement de la surveillance environnementale, de sensibilisation de la
population, de prévention et de contrôle des maladies, en particulier celles qui sont transmises
par des vecteurs tels que l es insectes, particulièrement présentes en Martinique. D'autres
problématiques spécifiques au territoire sont identifiées et feront l'objet d'actions sur les 5
prochaines années :
- Les échouages massifs d'algues sargasses
- La pollution atmosphérique
- Les maladies infectieuses comme la dengue, la leptospirose, le chikungunya, le zika
Nos priorités à 5 ans
▪ Actualiser et assurer le pilotage du Plan de surveillance d'alerte et de gestion des épidémies
(PSAGE) sur le volet arbovirose
▪ Renforcer la sensibilisation et la mobilisation citoyenne autour du concept « Une seule
santé »
▪ Renforcer la stratégie territoriale de lutte antivectorielle
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Déclinaison opérationnelle – projets structurants et actions prioritaires
1 Favoriser le développement d'une culture globale et intersectorielle autour du concept d'« Une seule
santé »
✓ Décliner le Projet Régional de Santé Environnement 4 (démarrage 2024) fondé sur le concept d'« Une
seule santé», une approche renouvelée de la santé environnement
✓ Intégrer le concept « Une seule santé » dans les Contrats Locaux de Santé (CLS)
o Articuler les objectifs du CLS relatifs à la Lutte antivectorielle avec les autres politiques
environnementales au niveau des communes et des intercommunalités,
o Désigner un référent technique au sein de l'ARS qui veille à la mise en œuvre des mesures
identifiées dans le CLS en lien avec la coordination ARS et ville déjà existante
o Porter la réflexion Santé à l'échelle intercommunale via les CLSI
✓ Former les opérateurs d e l'aménagement à la notion «d' urbanisme favorable à la santé» et réaliser
des « Evaluations d'impacts en santé » sur des projets structurants
2 Améliorer la prévention des maladies à transmission vectorielle
✓ Elaborer une stratégie de communication territoriale sur la Lutte Antivectorielle et le concept « Une
seule Santé »
o Sensibiliser de manière récurrente la population (jeunes, adultes, personnes âgées, personnes
en situation de handicap, élus, les décisionnaires, etc.) à la lutte antivectorielle en organisant
des actions adaptées à chaque public cible : publicité, spot ra dio, événement public,
communication sur les réseaux sociaux, etc.
o Impliquer les acteurs du premier recours et de proximité à cette sensibilisation : médecins
généralistes, infirmiers, pharmaciens, laboratoires.
✓ Développer une mallette pédagogique d'éducation à la lutte antivectorielle et au concept d'« Une
seule santé » à destination des enseignants en primaire et collège
o Capitaliser sur les supports existants en les actualisant et les adaptant si besoin,
o Associer l'ARS, la CTM, le Rectorat, les acteurs de la santé publique, animale et végétale, le
conseil des jeunes et toutes les communes à la construction de la mallette pédagogique,
o Former les enseignants au concept « d'ne seule santé » et à l'utilisation de la mallette,
o Former les enfants à devenir des ambassadeurs « environnement »
o Evaluer cette action dans un objectif d'amélioration des pratiques et de pérennisation.
✓ Mobiliser les citoyens dans la lutte antivectorielle
o Sensibiliser les acteurs intervenant au domicile des personnes (SAAD, SSIAD, portage des
repas, etc.) au repérage du risque et à son signalement
o Promouvoir une attitude écoresponsable (méthodes alternatives qui minimisent l'utilisation
de produits chimiques nocifs pour l'environnement, gestion intégrée des vecteurs qui vise à
réduire les vecteurs nuisibles tout en préservant les espèces bénéfiques, etc.) dans la lutte
antivectorielle.
3 Développer une offre de formation universitaire dans le domaine de la lutte antivectorielle
✓ Créer une formation universitaire de lutte antivectorielle
o Cette formation peut intégrer plusieurs modules (obligatoires et complémentaires), à adapter en
fonction des besoins des acteurs et de chaque territoire de proximité,
o Elle peut être portée par les experts, les acteurs et les spécialistes sur le sujet, les universités des
Antilles (à déterminer).
✓ Créer des formations continues pour les référents de la lutte antivectorielle leur permettant
d'actualiser leurs connaissances, d'en acquérir des nouvelles et de développer leurs compétences.
4 Améliorer la surveillance des maladies à transmission vectorielle
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✓ Renforcer le réseau de médecins sentinelles , par le recrutement d'autres médecins généralistes, en
particulier dans les zones sous -dotées du territoire. Dans ce cadre, sensibiliser les cliniciens à
l'importance de la surveillance des maladies vectorielles
✓ Faire évoluer le PSAGE dengue en plan arbovirose => Stratégie de diagnostic, filière de prise en
charge, enquêtes entomo-épidémiologiques
✓ Rendre opérationnel le dispositif intégré de surveillance, prévention de la leptospirose (DISP Lepto)
5 Renforcer les mesures de prévention et de réductions des risques liés à la qualité de l'air intérieur et
extérieur
✓ Développer les mesures citoyennes de la qualité de l'air afin de sensibiliser et informer efficacement
les Martiniquais et aider à changement de comportement : mettre en place des campagnes de
mesures citoyennes (PM10 et COV) en prenant en compte les conclusions de l'expérimentation
réalisée dans le PRSE3, notamment à destination des populations vulnérables
✓ Engager des actions d'amélioration de la qualité de l'air intérieur
o des établissements accueillant des populations sensibles en continu et notamment aux moments
clef de la vis du bâtiment ;
o des logements insalubres.
✓ Mise en place d'une « Force d'intervention rapide » pour mesurer en urgence les polluants dans l'air
✓ Evaluer les polluants émergents dans l'air : mesurer les perturbateurs endocriniens et les
microplastiques dans l'air
✓ Recenser les nuisances olfactives dans l'air à travers une plateforme collaborative de recensement
des nuisances olfactives et visuelles (signal'air)
✓ Poursuivre la surveillance des pollens et moisissures dans l'air : pérenniser la mesure des pollens et
moisissures dans l'air afin de créer un calendrier pollinique, créer des pollinariums
✓ Evaluer l'impact de la pollution atmosphérique sur la biodiversité, développer la bio-indication de la
pollution de l'air : mettre en place des bio indicateurs végétaux ou animaux dans des jardins partagés
ou autres, à proximité des zones impactées par la pollution atmosphérique
✓ Financer les CEI (Conseiller en Environnement Intérieur) et sensibiliser les médecins généralistes à leur
prescription, pour les patients atteints de pathologies respiratoires chroniques (Asthme, BPCO,
pneumopathie d'hypersensibilité…), d'allergies ou de tout autre symptôme semblant être en lien avec
leur logement. Le rôle des CEI est de réaliser un audit de l'environnement du patient et de délivrer
des conseils aux occupants du logement pour limiter voire supprimer les polluants de l'air intérieur.
6 Poursuivre les actions relatives à la prévention et la maîtrise des risques liés à l'exposition aux
pesticides
✓ Mieux connaitre l'exposition aux pesticides des populations vivant à proximité de zones agricoles et
non-agricoles : mener une étude sanitaire pour savoir s'il existe une différence entre l'exposition aux pesticides
des personnes vivant près des cultures et de celles vivant loin de toute culture (sur le modèle de PestiRiv).
✓ Poursuivre et renforcer les actions santé du plan chlordécone IV
7 Rechercher des solutions concrètes pour soustraire les populations aux risques liés à l'exposition aux
sargasses
✓ Evaluer les autres composés gazeux (autres que H2S et NH3) et particulaires pouvant être émis par
la décomposition des sargasses : mesure des autres composés à proximité des zones d'échouements
✓ Définir des niveaux d'exposition des populations en fonction des zones d'échouements à partir des
capteurs et des investigations complémentaires : Cartographier les niveaux d'exposition des populations
aux concentrations en H2S, en fonction d'une méthodologie statistique. La méthodologie tiendrait compte des
concentrations mesurées par les capteurs, les données de la spatialisation, les zones d'échouements et la direction
des vents
✓ Préconiser des bonnes pratiques pour limiter l'exposition aux émanations des algues sargasses dans
les bâtiments à ventilation naturelle (projet AQACIA)
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Feuilles de route / programmes associés
Projet Régional de Santé Environnement 4
Plan de surveillance d'alerte et de gestion des épidémies
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Objectif 1.4 : Renforcer la préparation aux situations sanitaires exceptionnelles
Contexte
Les récentes crises sanitaires dont la pandémie COVID -19 ont démontré la nécessité d'une
montée en puissance de manière graduée et coordonnée du système de santé.
La Martinique est par ailleurs exposée à de nombreux risques majeurs : naturels (cyclones,
séismes, éruption, tsunami), technologiques (accidents industriels, incendie, déversement de
toxique etc.) et sociaux (blocages prolongés d'accès et/ou d'approvision nement).
Pour faire face aux situations sanitaires exceptionnelles (SSE), pouvant être provoquées par les
risques majeurs, la coordination des acteurs de santé doit pouvoir s'appuyer un dispositif
d'organisation de la réponse du système de santé : le dispositif ORS AN (« Organisation de la
réponse du système de santé en situation sanitaire exceptionnelle »). Elaboré par l'ARS,
« ORSAN » constitue le cadre de réponse opérationnelle du système de santé face aux
situations sanitaires exceptionnelles.
Cette planification prédéfinit les parcours de soins des patients à partir des scénarii de
situations susceptibles d'impacter le système de santé. Elle doit reposer sur une mobilisation
intersectorielle et coordonnée des professionnels de santé (établissem ents de santé,
établissements médico-sociaux, soins de ville dont particulièrement les structures d'exercice
coordonné et la CPTS).
L'instruction du 26 juillet 2019 transforme les six volets ORSAN existants (AMAVI, EPI -VAC,
CLIM-E, UMP, NRC et BIO3) en cinq volets (AMAVI, EPI-CLIM, UMP, NRC et REB). Ce changement
de doctrine intervenant juste avant la crise Covid a entrainé la suspension de l'élaboration du
dispositif ORSAN. Actuellement, un peu plus de la moitié des plans ORSAN ont été élaborés
en région. En 2021, un volet « ORSAN COVID » a également été élaboré.
Parallèlement à la finalisation des volets « ORSAN », le développement de comportements
adaptés face aux crises et améliorer la coordination des acteurs de santé face aux situations
sanitaires exceptionnels (SSE) constitue un axe de travail pour les années à venir.
Nos priorités à 5 ans
▪ Finaliser l'élaboration des volets du dispositif ORSAN
▪ Accroitre les compétences et la mobilisation des professionnels de santé dans la réponse
aux situations sanitaires exceptionnelles
3 - Plan d'accueil massif de victimes (ORSAN AMAVI) prenant en compte le parcours de soins spécifique aux
blessés notamment par armes de guerre ;
- Plan de prise en charge médico-psychologique de nombreuses victimes (ORSAN MÉDICO-PSY) pour la prise
en charge immédiate, post-immédiate et le suivi des blessés psychiques et des proches des victimes ;
- Plan de gestion des tensions dans l'offre de soins provoquées par une épidémie saisonnière ou un phénomène
climatique et/ou environnemental (ORSAN EPI-CLIM) pour la prise en charge des patients notamment les plus
fragiles dans le système de santé ;
- Plan de gestion du risque épidémique et biologique connu ou émergent (ORSAN REB) pour la prise en charge
des patients infectés par un agent infectieux à risque épidémique potentiel ou avéré ;
- Plan de gestion du risque NRC (ORSAN NRC) pour la prise en charge des patients victimes d'un agent
chimique ou radiologique mais aussi l'accueil et la prise en charge dans les établissements de santé de
nombreuses victimes contaminées.
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 28
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Déclinaison opérationnelle – projets structurants et actions prioritaires
1 Accroître l'efficience et la coordination de la réponse sanitaire aux situations sanitaires
exceptionnelles (SSE)
✓ Finaliser l'élaboration des volets du dispositif ORSAN en y association les acteurs des 3 secteurs de
santé (ambulatoire, hospitalier et SSR; Etablissements et services médico -sociaux) : améliorer la
connaissance de l'impact des risques majeurs sur le système de santé, identifier les points de rupture
du système de santé et formaliser la déclinaison des doctrines stratégiques
✓ Accompagner les établissements dans leur démarche d'élaboration de leurs plans de crise : mettre
en place un dispositif d'appui aux établissements en lien.
✓ Accompagner la formation des acteurs de santé à la gestion de crise
✓ Optimiser la maintenance régulière et la mobilisation des lots PSM : développement des SI de gestion
des stocks et recherche pour la centralisation des stocks stratégiques
✓ Formaliser la stratégie et les modalités de mobilisation des renforts locaux, zonaux et nationaux :
disposer d'une cartographie actualisée des renforts locaux
2 Accroitre la culture et les compétences des professionnels de santé aux risques majeurs
✓ Associer les acteurs du système de santé aux exercices de gestion de crise : veiller à la participation
de chaque secteur du système de santé (ES et ESMS, secteur libéral) à au moins un exercice par an.
✓ Promouvoir l'évaluation des pratiques par des retours d'expériences systématiques : formaliser un
cadre commun de rédaction des retours d'expérience.
✓ Garantir des formations régulières aux risques spécifiques (NRBC, Damage Control) et aux risques
majeurs : mettre en place un plan de formation régionale et/ou zonal
3 Formaliser et renforcer l'implication du secteur libéral dans la réponse aux s ituations sanitaires
exceptionnelles
✓ Accompagner la formation et le déploiement d'outils visant à faciliter et sécuriser la mobilisation des
professionnels de santé libéraux
✓ Associer le secteur libéral aux exercices de crise
Feuilles de route / programmes associés
Plans ORSAN
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 29
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Axe 2 : Favoriser l'accès à la santé en proximité et accompagner la
structuration de parcours de santé gradués et coordonnés
Objectif 2.1 : Renforcer l'accessibilité de l'offre de santé via le renforcement
du maillage territorial et de l'aller-vers
Contexte
La question de l'accessibilité à l'offre – dans ses différentes dimensions – est ressortie comme
une préoccupation importante des Martiniquais dans le cadre de la démarche du « Conseil
National de la Refondation – Santé ». La Martinique se caractérise en effet par des inégalités
sociales et territoriales dans l'accès aux soins et à la prévention. Ces inégalités peuvent être le
reflet de différents freins à l'accès à l'offre existante, des freins géographiques mais également
financiers ou socio-culturels.
Le PRS 2 mettait déjà l'accent sur l'objectif de renforcement du maillage territorial de l'offre
et le développement de dispositifs favorisant « l'aller-vers ».
Dans le cadre du PRS 3, ces deux objectifs sont maintenus : outre la mise en place d'équipes
mobiles dans différents champs , permettant d'améliorer la fluidité des parcours de santé 4,
plusieurs actions seront poursuivies pour lever les freins géographiques à l'accès aux soins. L e
développement de la télésanté constitue par exemple un des leviers qui sera activé permettant
également de favoriser l'accès à certaines offres et expertises. Le renforcement du maillage
territorial des structures d'exercice coordonné, dont les Maisons de Santé Pluridisciplinaire s,
améliorera l'accès aux soins de premier recours, mais aussi à la prévention, composante
essentielle des projets de santé de ces structures.
Un travail visant à développer le maillage de l'offre de prévention, via l'identification de relais
de proximité , au plus près des populations, sera également engagé. Ce travail devrait
permettre, d'une part d'améliorer l'efficacité des actions de prévention et la délivrance des
messages, d'autre part de contribuer à réduire les inégalités sociales et territoriales de santé.
Enfin, l'accès territorial à l'offre de prise en charge de la douleur sera renforcé, dans la
continuité des réflexions déjà menées dans le cadre du PRS 2, et en cohérence avec l es
principes de démocratie en santé et de respect des droits des malades.
Nos priorités à 5 ans
▪ Réduire le non-recours aux soins en déployant une stratégie territorialisée de déploiement
de l'offre de premier recours
▪ Réduire la part de la population n'ayant pas de médecin traitant
▪ Développer l'aller -vers et la médiation en santé pour contribuer à la réduction des
inégalités sociales de santé
4 Voir la partie dédiée à la structuration des parcours de santé (objectif 2.5)
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 30
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Déclinaison opérationnelle – projets structurants et actions prioritaires
1 Développer l'accès territorial aux soins de premier et second recours en proximité
✓ Développer les structures d'exercice coordonnées
o Accompagner les porteurs de projets pour la constitution de structures associant plusieurs
professionnels de santé
o Accentuer le partenariat entre ARS et Assurance Maladie pour fluidifier l'instruction des projets
d'exercice coordonné
o Faciliter en lien avec la CGSS l'accès au médecin traitant
✓ Accroitre l'offre de consultations avancées au plus proche de la population
o S'appuyer sur le Groupement Hospitalier de Territoire, ou des partenariat s public-privé, pour
déployer des consultations de spécialistes et une offre spécialisée (chirurgie dentaire notamment)
dans les établissements de proximité
o Inclure des consultations avancées dans les projets de santé des structures d'exercice coordonné
✓ Déployer des solutions innovantes pour faciliter l'accès aux soins
o Expérimenter des solutions de pratique médicale mobile dans le champ de l'imagerie, de
l'optique
o CNR Santé Expérimenter le déploiement d e consultations avancées de médecine générale en
association avec une offre de transport solidaire
2 Accompagner le développement de la télésanté pour pallier les difficultés d'accès aux ressources en
santé
✓ Faire émerger de nouveaux services de télémédecine pour pallier les difficultés de la région (manque
d'expertises, inégalités d'accès aux soins, etc.)
o Développer la télésanté dans les zones sous-denses
o Soutenir & évaluer la télésanté au service des parcours de santé prioritaires
o Réguler les outils de télésanté pour les rendre davantage interopérables, sécurisés & éthiques
✓ Structurer l'offre de télésanté en intra-Martinique & en interrégion
o Développement des usages entre la ville et l'hôpital, ouverture de nouveaux services à l'hôpital,
extension à d'autres Centres Hospitaliers
o Développement de l'activité de coopération Antilles-Guyane
3 Développer la médiation en santé et l'aller-vers
La médiation en santé constitue un outil important de lutte contre les inégalités sociales de santé. Sur la
durée du Schéma régional de santé, deux actions sont envisagées, visant à renforcer la démarche « d'aller-
vers » les publics éloignés – d'un point de v ue géographique ou socio -culturel - de l'offre de santé
existante :
✓ CNR Santé Expérimenter le recrutement de médiateurs* en santé: expérimentation sur 3 ans, la mise en
place d'équipes de médiateurs en santé territorialisées vis ant à accompagner les populations en
situation de fragilité ou éloignées du système de santé, dans des parcours de santé. Ces équipes
joueront le rôle d'interface, en proximité, entre ces populations et les acteurs du système de santé
dans ses différentes dimensions (accès aux soins, aux dispositifs de prévention, aux droits).
✓ CNR Santé Organiser un réseau de professionnels « relais de prévention » pour mailler le territoire :
identifier les relais de proximité existants et potentiels, les faire monter en compétences sur les
thématiques de santé prioritaires du Schéma Régional de Santé, les outiller ; construire et assurer
*Les médiateurs facilitent l'accès de la population aux soins et à la prévention. Assurent les liens entre les personnes vulnérables et le
système de santé
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 31
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l'animation des réseaux de « relais », insérés dans l'écosystème des acteurs présents en proximité des
populations (CCAS, Espaces d'Animation et de Vie Sociale…).
✓ Créer des équipes mobiles de prévention, dépistage, prise en charge et ETP sur les maladies
chroniques
4 Développer l'accès territorial à l'offre de soins palliatifs et de prise en charge de la douleur
✓ Créer une Equipe Mobile territoriale de Soins Palliatifs (EMSP), intra, inter et extrahospitalière
o L'EMSP a pour mission d'apporter une aide, un soutien, une écoute active, des conseils aux
soignants qui prennent en soins des patients en fin de vie dans d'autres services. La mission de
l'EMSP concerne : la prise en soins globale du patient et de son entourage familial, la prise en soins
de la douleur et des autres symptômes, l'ac compagnement psychologique et psychosocial, le
rapprochement, le retour et le maintien à domicile, la sensibilisation aux soins palliatifs et à la
réflexion éthique.
o Elle joue un rôle essentiel pour faciliter l'intégration et le développement de la démarche
palliative dans les soins donnés aux malades, quel que soit le lieu de prise en soins. La formation
des acteurs de santé est un levier majeur.
o L'EMSP interviendra à la fois en milieu hospitalier et au sein d'établissements sociaux et médico -
sociaux, sur les territoires Nord Caraïbe, Nord Atlantique et Centre, le territoire Sud étant déjà
couvert par l'Equipe Mobile Inter Hospitalière de Liaison ( EMIL), permettant ainsi d'assurer une
couverture globale de la région.
✓ Améliorer le recours à la prise en charge de la douleur chronique sur l'ensemble du territoire
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 32
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Objectif 2.2 : Assurer la réponse aux besoins de soins urgents et de soins non
programmés
Contexte
Les services d'urgences ont pour mission de prendre en charge 24 heures sur 24 et 7 jours sur
7, en priorité :
- Les besoins de soins immédiats, susceptibles d'engager le pronostic vital et/ou
fonctionnel, qui exigent, quels que soient l'endroit ou les circonstances,
l'intervention d'un médecin formé à la prise en charge des urgences,
- Et les besoins de soins urgents qui appellent la mobilisation immédiate d'un médecin
ayant les compétences et les moyens d'intervenir.
La prise en charge des « soins non programmés » vise à répondre aux besoins des patients
souffrant d'un problème de santé dont la prise en charge ne peut être ni anticipée ni retardée
au-delà de 48h mais qui ne relève pas de l'urgence vitale et ne nécessite pas une prise en charge
par les services hospitaliers d'accueil des urgences. Elle nécessite l'implication des
professionnels de santé de ville qui s'organisent pour couvrir la prise en charge entre 7H et 19H
hors « Permanence des Soins Ambulatoires ». L es « soins non programmés » permettent de
proposer des soins de proximité et rapides, et évitent le recours aux urgences. Ils favorisent
l'accès à des soins de qualité, sont adaptés aux besoins de la population et permettent un
parcours plus fluide.
Le système de santé Martiniquais fait face à plusieurs enjeux :
- Une offre de soins de ville mise en difficulté par une sous-densité médicale de ville.
- Une paupérisation de la population et un important renoncement aux soins.
- Un difficile accès à une offre de diagnostic de ville conduisant la population à
recourir aux urgences par substitution et entrainant des retards de soins et par
conséquent une dégradation de la santé, voire des fuites vers l'Hexagone
- Une rationalisation des sites d'urgence conjuguée à des durées de transports trop
longues
- Une régulation pré-urgences trop longue et parfois complexe
- Des durées moyennes de séjours (DMS) élevées dans les services de médecine en
raison parfois de manque de solutions d'aval, dont d'hébergement, associées à des
délais administratifs incompatibles avec le temps médical
Le déploiement progressif du Service d'Accès aux soins (SAS 972), la Martinique ayant fait
partie des territoires expérimentaux, constitue une avancée importante dans l'organisation de
l'accès aux soins non programmés en coordination avec la régulation des urgences
hospitalières. Le SAS, dispositif prévu par le Pacte de refondation des urgences en 2019,
constitue en effet un nouveau service d'orientation de la population dans leur parcours de
soins. Il repose sur une collaboration étroite de l'ensemble des professionnels de santé du
territoire, qu'ils relèvent de la filière de l'aide médicale urgente (AMU) ou de celle de médecine
générale. Cette collaboration se traduit par la mise en place d'un plateau de régulation des
appels du SAS, accessible 24H/24 et 7J/7, auquel participent les deux filières : d'une part, la
régulation médicale de l'aide médicale urgente (SAMU) 24H/24 et 7J/7, et d'autre part, une
régulation de médecine générale en journée pour les soins non programmés, accessible de 7H
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 33
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à 19H du lundi au vendredi et de 7H à 13H le samedi. Cette dernière est portée à la fois par des
médecins régulateurs et des opérateurs de soin non programmés (OSNP). La poursuite du
déploiement du SAS constitue un axe de travail structurant sur la durée du SRS.
Les orientations pour les 5 années à venir s'inscrivent en outre dans un contexte en évolution :
- Réflexions nationales qui ont eu ou pourront avoir un impact sur le cadre
règlementaire de fonctionnement des soins non programmés et des soins urgents :
Pacte de refondation des urgences (2019), Plan Braun (mission flash 2022) ;
- Révision du cahier des charges relatif à la PDSA afin de prendre en compte les
nouvelles évolutions organisationnelles et règlementaires ;
- Réforme des autorisations de la médecine d'urgence.
La poursuite et la consolidation des réflexions engagées, notamment au travers du COPIL
« Urgences et soins non programmés », permettra d'apporter des réponses aux difficultés
mises en évidence : le renforcement de l'offre d'urgence et de soins non programmés , la
coordination des acteurs de santé impliqués et la sensibilisation et l'éducation de la population
au bon usage des services d'urgences.
Nos priorités à 5 ans
▪ Déclinaison de la feuille de route urgences / soins non programmés / PDSA
• Améliorer l'offre de prise en charge des Soins Non Programmés (SNP)
• Améliorer l'offre de soins d'urgence
• Mettre en place un observatoire régional des urgences
• Renforcer la communication institutionnelle autour des urgences / SNP
Déclinaison opérationnelle – projets structurants / actions prioritaires
1 Poursuivre la structuration et le renforcement des dispositifs d'accès aux soins non programmés
✓ Renforcer l'articulation entre SAS et PDSA pour une meilleure régulation des demandes de soins
non programmés
✓ Améliorer la régulation à l'entrée et l'accueil des maisons médicales de garde (MMG)
✓ Compléter les possibilités d'orientation et de régulation offertes via le SAS (mobilisation de
transports, accès à des avis spécialisés ou des plateaux techniques en ville…) / Expérimenter le
SAS psychiatrie entre AMU et CHMD
✓ Organiser une offre des SNP dentaires
✓ Renforcer l'offre d'effection mobile de médecine générale et paramédicale libérale CNR Santé, dans
le Sud et le Nord principalement
✓ Développer l'offre de véhicules légers infirmiers sur les territoires plus difficilement accessibles
et éloignés d'un service d'urgences : permettre selon les situations, de différer les passages aux
urgences voire d'organiser l'hospitalisation du patient dans les hôpitaux périphériques
2 Améliorer l'offre de soins d'urgence
✓ Organiser des filières courtes en accès direct sans passer par les urgences
✓ Donner aux médecins généralistes un accès direct aux avis des spécialistes du CHU (« CHUM
line » à élargir à d'autres spécialités que celles déjà ciblées)
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 34
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✓ Compléter l'offre de soins non progr ammés : CH du Marin et à la Clinique Saint -Paul (selon les
possibilités offertes par les textes qui régissent l'activité de soins de médecine d'urgence), voire
dans le Nord Caraïbe
✓ Création d'un « Bed management » territorial externalisé à l'échelle du GHT, en lien avec l'outil
d'orientation ViaTrajectoire
✓ Conforter la position de la HAD au sein des urgences du CHUM
✓ Mettre en place des services post-urgences (« unités tampons ») pour des publics identifiés avant
admission en service spécialisé : gériatrie, psy…
✓ Améliorer l'offre et la régulation des transports sanitaires notamment la coordination des
transports inter-établissements (GHT) :
• Dématérialisation des outils de commande de transport
• Gestion de l'urgence préhospitalière dématérialisée
• Géolocalisation des ambulances de garde
• Structuration des EVASAN
3 Renforcer le pilotage et le suivi des parcours d'accès aux soins non programmés urgents et non
urgents
✓ Se doter d'outils d'analyse et de pilotage des parcours d'accès aux SNP : mettre en place des
outils de quantification des patients pris en charge en SNP dans les cabinets médicaux libéraux
✓ Structurer et partager les données issues des différents acteurs
✓ Mettre en place un Observatoire régional des urgences
4 Renforcer la sensibilisation des professionnels de santé et l'éducation du grand public sur
l'organisation des soins urgents et des soins non programmés
✓ Sensibiliser le grand public sur le fonctionnement des différents dispositifs en place (SNP, soins
urgents, SAS…) et sur le bon usage des services d'urgences et l'accès aux soins de manière non
programmée
o Adapter les campagnes nationales de communication pour limiter le recours au 15 et aux services
d'urgences pour des soins pouvant être différés
o Faire évoluer les modalités de communication selon les spécificités locales, pour toucher
davantage de Martiniquais (ex: diffusion en créole)
✓ Renforcer la communication et la visibilité du maillage local en offre de SNP et sur les dispositifs en
place auprès des professionnels de santé
o Structurer la communication des situations sanitaires exceptionnelles (SSE) dans la relation ville -
hôpital
✓ Mettre en place une stratégie de communication autour des évènements majeurs du territoire :
Carnaval, Course des Yoles, festivals…
Feuilles de route / programmes associés
Feuille de route Urgences / Soins non programmés / PDSA
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 35
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Objectif 2.3 : Renforcer la coordination des acteurs autour du patient
Contexte
Au cœur de la stratégie nationale « Ma Santé 2022 », l'amélioration de l'organisation et de la coordination
des professionnels de santé autour des usagers vise à réduire les ruptures de prise en charge, à définir et
apporter des réponses adaptées aux besoins de chaque personne , et à replacer le patient au cœur du
soin, dans le cadre d'un parcours coordonné entre les professionnels.
Ce mouvement nécessite de transformer l'organisation territoriale des soins pour permettre une plus
grande coopération entre la ville et l'hôpital . La mise en place des parcours de santé doit s'appuyer sur
une coordination fluide entre l'ensemble des acteurs et professionnels.
Cela s'avère d'autant plus indispensable dans un contexte de vieillissement et de développement des
maladies chroniques, dont les prises en charge nécessitent de coordonner les acteurs du champ sanitaire,
à l'hôpital ou en ambulatoire, du médico-social et du social.
Plusieurs projets illustrent cette évolution et seront poursuivis sur la durée du SRS : la mise en œuvre du
projet du Groupement Hospitalier de Territoire et des filières de prise en charge impliquant la
coordination de différents acteurs en ville comme à l'hôpital ; le développement des liens entre
professionnels libéraux et hospitaliers, notamment dans le cadre de la structuration du Service d'Accès
aux Soins.
Cela implique également de mettre en place des dispositifs de collaboration entre les différents
professionnels de santé, les établissements de soins, les services médico -sociaux et les acteurs sociaux –
dans la continuité des travaux initiés par le PRS 2 : élaboration de la stratégie régionale e -Santé et
déploiement du service numérique d'appui à la coordination – et de structurer l'organisation des acteurs
de la coordination (DAC, CPTS, etc.) dans l'écosystème de santé.
Nos priorités à 5 ans
▪ Déployer les outils numériques de coordination de parcours de santé auprès des acteurs
de la coordination
▪ Développer les relations entre les acteurs de la ville et de l'hôpital au service de parcours
de santé coordonnés
Déclinaison opérationnelle – projets structurants / actions prioritaires
1 Améliorer la coordination ville-hôpital
✓ Développer les liens entre CPTS, Hôpitaux de proximité et structures de prévention (maisons
sport-santé, maison 1000 premiers jours, CEGIDD, structures en addictologie, etc.) pour
favoriser le parcours patient.
✓ Rédiger un protocole Ville/hôpital sur la prise en charge des maladies chroniques (diabète, HTA,
maladies rénales chroniques, asthme)
✓ Renforcer la prise en charge en libéral pour les patients qui le nécessitent en sortie SMR.
✓ Engager une réflexion autour de chirurgie ambulatoire (orthopédie / ophtalmologie) en cabinet
ou salles blanches en cours avec l'Assurance Maladie (expérimentation)
✓ Définir un protocole partagé pour la prise en charge du pied diabétique
✓ Renforcer les centres périnataux de proximité avec diversification des activités pré et post
partum.
✓ Déployer la téléconsultations et télésurveillance au service des femmes enceintes.
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 36
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✓ Développer les solutions pour désengorger la maternité de la MFME (hôtels hospitaliers, lien
avec les sage-femmes libérales).
✓ Faciliter l'accès pour les examens complémentaires orienté par des médecins de ville (accès aux
plateaux techniques – avis spécialistes)
✓ Mettre en place un bus itinérant en radiologie conventionnelle au domicile, un bus optique
(attention: dérogation nécessaire) et un bus santé
2 Mieux coordonner les parcours de santé grâce au numérique (E-parcours)
✓ Déployer les outils numériques de coordination de parcours de santé avec le programme E -
parcours et en lien avec la feuille de route du Numérique en santé (2023-2027)
o Plateforme e-Parcours @nsamn Martinique pour le DAC et les parcours de santé :
• Outiller la coordination complexe (DAC et parcours)
• Articuler la solution régionale avec le socle et la solution de coordination usuelle
des libéraux (Entr'Actes)
• Développer les usages et accompagner la conduite du changement
• Intégrer de nouveaux parcours et adapter la solution à leurs besoins
o Dossier Communicant de Cancérologie régional pour le GIP PROM et les professionnels
hospitaliers
• Mettre en œuvre la solution sur la partie gestion des R éunions de Concertation
Pluridisciplinaires
• Déploiement sur le GIP PROM et les RCP
• Mise en œuvre de la version cible et déploiement sur les volets DCC et PPCS
3 Améliorer la coordination des acteurs autour des situations complexes
✓ Poursuivre le déploiement du Dispositif d'Appui à la Coordination (DAC) :
o Poursuivre et améliorer la coordination avec les acteurs
o La structuration et l'organisation du DAC étant opérationnelles depuis 2022, l'objectif
est désormais de l e faire connaitre dans l'écosystème de santé et définir les modalités
de coopération avec les acteurs en charge de la coordination des parcours de santé :
médecins traitants (1ere ligne), MSP / CPTS / ESP (2e ligne).
o Investir progressivement la mission d'animation territoriale visant l'amélioration des
parcours de santé complexes, dévolue au DAC.
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 37
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Objectif 2.4 : Améliorer la visibilité et la lisibilité de l'offre de santé et rendre
les Martiniquais acteurs de leur santé
Contexte
L'amélioration de la visibilité et de la lisibilité de l'offre de santé a été identifiée comme un
enjeu primordial du PRS par l'ensemble des acteurs mobilisés dans le cadre de la concertation.
Par ailleurs, la lisibilité de l'offre est une condition importante pour faciliter sa mobilisation par
les professionnels mais également les usagers du système de santé. En effet, il est essentiel que
chaque personne puisse accéder facilement à une information adaptée sur l'offre de santé :
prévention, différents niveaux de prise en charge, professionnels de santé et leurs spécialités,
établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux, etc.
Les actions définies ci -après visent à faciliter l'accès à ces informations en capitalisant sur les
ressources existantes. Il s'agira de continuer à développer les outils numériques et
d'accompagner leur usage pour faciliter le repérage des Martiniquais dans le système de santé.
Le déploiement et la montée en charge de Mon Espace Santé constitue par exemple un levier
important permettant de rendre chacun acteur de son parcours de santé , contribuant à
l'exigence de démocratie en santé.
Trois dimensions, qui se rejoignent, seront travaillées :
- La visibilité de l'offre pour les professionnels ;
- La visibilité et la lisibilité de l'offre pour le grand public ;
- L'inscription, dans la durée et les pratiques, de la concertation citoyenne comme
levier d'amélioration de l'offre de santé.
Nos priorités à 5 ans
▪ Accompagner le déploiement de Mon Espace Santé et son utilisation
▪ Développer les outils numériques et cartographiés de connaissance de l'offre de santé
▪ Renforcer les espaces et les modalités de concertation citoyenne permettant de mieux
identifier les attentes des Martiniquais
Déclinaison opérationnelle – projets structurants et actions prioritaires
1 Généraliser l'ouverture & l'usage de Mon Espace Santé et accompagner tous les citoyens dans le
virage du numérique en santé
✓ Assurer la promotion auprès des Martiniquais, de Mon Espace Santé , service numérique de
confiance (garantie de la protection de la donnée et la préservation du secret médical) qui
permet d'avoir à portée de main les documents et informations utiles pour leur santé et de gérer
l'accès aux informations aux professionnels de santé.
✓ Accompagner son utilisation auprès des personnes les plus éloignées du numérique via la
mobilisation des ambassadeurs MES , dont la mission est d'accompagner les utilisateurs dans la
prise en main de l'outil, de les sensibiliser aux avantages de la digitalisation de leur parcours de
soins et de les aider à devenir autonomes dans la réalisation de leurs démarches en ligne.
✓ Structurer les liens entre organismes de santé et structures de médiation numérique
✓ Former les médiateurs numériques et sociaux
✓ Accompagner les citoyens dans la prise en main et l'utilisation du numérique en santé
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 38
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2 Accompagner l'actualisation et la promotion du site « sante.fr » pour en faire un espace de référence
pour se repérer dans l'offre de santé en Martinique
✓ Recenser les annuaires existants et les intégrer à l'outil « sante.fr »
✓ Mettre à jour régulièrement les données et assurer leur actualisation dans l'outil
✓ Communiquer auprès des professionnels et de la population sur l'outil et son utilisation
3 Améliorer la visibilité de l'offre de santé à destination des jeunes
Accompagner le Comité Local pour le Logement Autonome des Jeunes ( CLLAJ) dans le déploiement du
volet « santé » du dispositif « La Boussole des Jeunes » à destination des jeunes de 16 à 30 ans afin de
faciliter la mise en relation des jeunes avec les structures existantes selon leurs besoins.
4 Améliorer la stratégie de consultation citoyenne en santé
✓ Coordonner et mutualiser : mettre en commun toutes les consultations existantes, en exploiter
les résultats et les partager pour alimenter les travaux, réflexions et outils de planification portés
par les différentes institutions
✓ Partager une culture commune de la consultation et de ses enjeux pour le territoire
✓ Définir les modalités innovantes et adaptées d'une consultation régionale
✓ Travailler en collaboration avec le CTPS (Centre Territorial de Promotion de la Santé)
Feuilles de route / programmes associés
Stratégie régionale e-santé 2019-2023 / feuille de route nationale du numérique en santé
2023/2027
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 39
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Objectif 2.5 : Structurer des parcours en santé dans 8 domaines prioritaires
Un parcours s'entend comme la prise en charge globale, structurée et continue des patients,
au plus près de chez eux. Le parcours peut avoir de multiples déclinaisons. Trois niveaux de
prise en charge sont habituellement identifiés :
- Les parcours de santé , qui articulent les soins avec, en amont, la prévention en santé
et, en aval, l'accompagnement médico -social et social, le maintien et le retour à
domicile ;
- Les parcours de soins , nécessitant la structuration d'une offre de prise en charge
graduée, du premier recours au second recours voire à une prise en charge plus
spécialisée en troisième intention ;
- Les parcours de vie , qui envisagent la personne dans son environnement : famille et
entourage, scolarisation, prévention de la désinsertion professionnelle, réinsertion,
logement…
Ceci nécessite une évolution assez majeure de notre système de santé pour réunir prévention,
soins, suivi médico-social voire social. Le parcours nécessite en effet de travailler de concert en
tant que professionnels, en fonction des compétences de chacun et avec, au centre, le
consentement de la personne concernée et ses choix éclairés.
Dans le cadre de ce projet régional, la structuration des parcours de santé présentée ci -après
s'appuie sur plusieurs dimensions clés :
- La prévention et le repérage
- La structuration d'une offre graduée de prise en charge
- La coordination, notamment dans sa dimension ville-hôpital
- La montée en compétence des professionnels
- L'observation et la connaissance
La combinaison de ces différentes dimensions au sein d'un même parcours favorise une
approche globale et intégrée de la santé visant à améliorer la qualité, l'accessibilité et la
pertinence des soins.
Huit parcours sont déclinés ci -après : 5 concernent des problématiques de santé identifiées
comme prioritaires pour la Martinique et 3 parcours « populationnels », :
- Maladies chroniques (diabète, hypertension artérielle, maladies rénales chroniques,
asthme, drépanocytose, SIDA, etc.)
- Obésité
- Cancers
- Addictions
- Santé mentale
- Périnatalité / santé maternelle et santé des jeunes enfants
- Personnes âgées
- Personnes en situation de handicap
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 40
Montée en compétence; . ; Offre graduée de prise Coordination ville - .Prévention/ repérage . ; A3 des professionnels/en charge/ filière de soin hôpital ;formation
A ; A Offre graduée de prise Coordination ville - . com glPrévention/ repérage A ; P des professionnels/en charge/ filière de soin hôpital ;formation
A . A Offre graduée de prise Coordination ville - ASTISE ET com szlPrévention/ repérage ; ; P des professionnels/en charge/ filière de soin hôpitalformation
Observation /connaissances
Observation /connaissances
Observation /connaissances
34
Pour chacun de ces parcours, des priorités sont définies sur la durée du schéma régional de
santé, pouvant porter sur tout ou partie des dimensions cl és d'un parcours de santé. Les
programmes d'actions pour chacun des parcours sont présentés en annexes.
Nos priorités à 5 ans
Maladies chroniques
▪ Prévenir et repérer le plus précocement possible et en proximité les maladies chroniques
▪ Améliorer la prise en charge, notamment de proximité, des patients atteints de maladies
chroniques
▪ Renforcer la coordination des professionnels et des parcours
▪ Développer la recherche dans le champ des maladies chroniques
▪ Renforcer la visibilité de l'offre pour les professionnels et la population
Obésité
▪ Structurer le Centre spécialisé dans la prise en charge de l'Obésité (CSO) et le parcours
« Obésité »
▪ Renforcer la prévention et le repérage du surpoids et de l'obésité
Cancers
▪ Renforcer la prévention et le dépistage
▪ Améliorer la coordination entre les acteurs pour un meilleur suivi et une qualité de vie
accrue pour les patients
▪ Réduire les délais de prise en charge pour garantir une égalité des chances.
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 41
Montée en compétencedes professionnels/formationObservation /connaissancesOffre graduée de prise Coordination ville -u Q en charge/ filière de soin hôpital
Montée en compétenceA ; A Offre graduée de prise Coordination ville - ; Observation/Prévention/ repérage . ; - des professionnels/ ;en charge/ filière de soin hôpital ; connaissancesformation
; ; ; Offre graduée de prise Coordination ville - A cu ek ookl Observation/Prévention/ repérage . ; - des professionnels/ ;en charge/ filière de soin hôpital connaissancesformation
35
Addictions
▪ Développer et diversifier l'offre de prise en charge des personnes souffrant d'addictions
▪ Renforcer le repérage précoce
▪ Améliorer la coordination des acteurs en faveur de l'accompagnement et de la prise en
charge des personnes souffrant d'addictions
Santé mentale
▪ Finaliser le projet d'établissement unique de santé mentale
▪ Améliorer les liens ville-hôpital dans la prise en charge en santé mentale
Périnatalité / santé maternelle et santé des jeunes enfants
▪ Repérer d e la période préconceptionnelle, à l'accouchement et durant la période
néonatale les facteurs qui peuvent affecter la santé des individus en âge de procréer et le
développement psychomoteur des enfants
▪ Améliorer la prise en charge de la femme enceinte et du nouveau-né
▪ Structurer la filière endométriose
▪ Renforcer l'observation en périnatalité
Personnes âgées
▪ Renforcer et mieux coordonner l'offre de prévention de la perte d'autonomie sur le
territoire
▪ Renforcer le repérage précoce des situations de fragilités
▪ Favoriser le virage domiciliaire des personnes âgées
▪ Renforcer l'offre de services à destination des personnes âgées sur le territoire et améliorer
la qualité de l'accompagnement
▪ Renforcer la coordination entre les acteurs accompagnant les personnes âgées
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 42
S & O & 2Offre graduée de prise Coordination ville - TSR 15 e Observation/A ; P des professionnels/ .en charge/ filiére de soin hépital ; connaissancesformationPrévention / repérage
S & O & 2Offre graduée de prise Coordination ville - TSR 15 e Observation/A ; P des professionnels/ .en charge/ filiére de soin hépital ; connaissancesformationPrévention / repérage
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▪ Améliorer l'observation et la recherche dans le champ du vieillissement
Personnes en situation de handicap
▪ Développer la prévention et l'éducation à la santé de façon adaptée aux besoins des
personnes handicapées
▪ Structurer le parcours des troubles du neurodéveloppement (TND, dont troubles dys) et
renforcer le repérage pour intervenir précocement
▪ Transformer l'offre médicosociale afin de mieux répondre aux aspirations des personnes
et d'améliorer la qualité de l'accompagnement proposé sur le territoire
▪ Faciliter l'accès aux soins courants à tous types de handicap
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 43
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Axe 3 : Poursuivre l'amélioration de la qualité, de la sécurité et de
la pertinence du système de santé
Objectif 3.1 : Déployer la politique régionale de ressources humaines en santé
Contexte
Le fonctionnement et la qualité du système de santé reposent sur les professionnels de santé,
dont les effectifs sont de plus en plus fragiles.
La question de la démographie des professionnels de santé est déterminante pour la
Martinique qui se caractérise par une offre de soins globalement insuffisante du fait d'un
manque de médecins ainsi que des inégalités territoriales marquées . Pourtant, les besoins en
soins et accompagnement s n'ont jamais été aussi importants, sous l'effet notamment du
vieillissement de la population, du développement des maladies chroniques et de la forte
progression des personnes dépendantes.
Dans ce contexte, l'attractivité des métiers médicaux et paramédicaux constitue un enjeu
majeur pour l'amélioration du système de santé martiniquais, ce qui en fait une des priorités
de ce PRS. Ainsi, plusieurs leviers seront activés afin d'améliorer les conditions d'exercice des
métiers et fidéliser les étudiants qui font le choix d'exercer en Martinique.
Nos priorités à 5 ans
▪ Renforcer l'attractivité des métiers de la santé
▪ Accroître l'attractivité du territoire pour l'exercice soignant, qu'il soit médical ou
paramédical
▪ CNR Bien -Vieillir Structurer et promouvoir (formation, orientation, attractivité, appui aux
opérateurs, partenariats) les filières professionnelles de la géronto -croissance, en
particulier les métiers du soin et des accompagnements des seniors et plus globalement les
activités de la Silver économie.
Déclinaison opérationnelle – projets structurants et actions prioritaires
1 Assurer la mise en œuvre de la feuille de route « Attractivité médicale »
Celle-ci est structurée autour de 4 objectifs :
1- Mieux communiquer auprès des professionnels de santé , en mettant notamment en place une
plateforme de recrutement couvrant l'ensemble des disciplines médicales, afin de permettre d'améliorer
la mise en relation de l'offre et de la demande.
2- Mieux accueillir et accompagner nos professionnels de santé , notamment avec la mise en place d'un
service de conciergerie pour faciliter l'arrivée sur le territoire, ou encore un partenariat ARS / Pôle Emploi
pour faciliter l'implantation familiale des professionnels de santé.
3- Dynamiser les modes d'exercice , notamment au travers du soutien à la mise en place d'équipes de
soins primaires pour favoriser le travail en équipe pluridisciplinaire et sécuriser l'exercice professionnel.
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 44
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4- Installer une gouvernance régionale, la Commission régionale d'Attractivité associant tous les
partenaires institutionnels.
Au-delà de la feuille de route attractivité médicale, il conviendra de mobiliser les leviers réglementaires
disponibles pour faciliter et sécuriser le recrutement des Praticiens à diplômes hors Union Européenne
relevant du décret n° 2020-377 du 31 mars 2023 et les accompagner dans leur exercice professionnel.
2 Elaborer la feuille de route « Attractivité des métiers du médico-social »
Cette feuille de route sera élaborée de manière collégiale avec les partenaires de l'ARS concernés par
cette problématique. Les axes stratégiques seront centrés sur tous les aspects susceptibles d'influencer
l'attractivité des métiers du médico-social tels que les conditions de travail, les perspectives de carrière,
la formation continue, les conditions de stages, la valorisation sociale des professionnels, etc.
CNR Bien -Vieillir La structuration de cette feuille de route pourra s'appuyer sur les propositions mises en
exergue par des acteurs du territoire, par exemple dans le cadre de la démarche « CNR Bien Vieillir » :
• Développer la professionnalisation des intervenants au domicile et l'attractivité des métiers grâce
aux moyens renforcés pour l'accompagnement des demandeurs d'emploi. Ces intervenants forment
une pluralité d'acteurs, dont les métiers méconnus demandent à être répertoriés dans le CASF.
• Développer les démarches d'amélioration de la Qualité de Vie et des Conditions de Travail qui visent
simultanément l'amélioration du « bien -être au travail » et la « performance des organisations », et
qui ont montré leur efficacité dans les établissements et structures médico-sociales.
• Définir les « métiers du bien vieillir » en lien avec l'éducation nationale, et inclure les jeunes dans le
processus de valorisation des métiers du bien vieillir
3 Renforcer les coopérations interprofessionnelles et le déploiement de la pratique avancée infirmière
La démographie encore favorable observée en Martinique sur certaines professions paramédicales (IDE,
Kinésithérapeutes notamment) ouvre des possibilités de déploiement de protocoles de coopération dans
le cadre d'un exercice coordonné ou en équipe, indifféremment du mode d'exercice (salarié ou libéral)
et du cadre d'exercice (établissements de santé, centres de santé, cabinet libéral, maison s de santé
pluriprofessionnelles…).
Dans ce contexte, les objectifs seront de :
- Accompagner la constitution d'équipes territoriales souhaitant entrer dans des protocoles
de coopération susceptibles de rendre plus attractif l'exercice paramédical et médical et
d'améliorer l'accès à certaines activités ou actes de prévention, de diagnostic et de soins ;
- CNR Santé Renforcer l'offre en Infirmier· ère·s en Pratique Avancée (IPA) , notamment en
soutenant la mise en place d'une formation IPA à l'Université des Antilles ,et développer le
protocole de délégation sur les territoires;
- CNR Santé Promouvoir le dispositif des infimier·ère·s de santé publique Asalé·e·s auprès des
médecins du territoire.
Feuilles de route / programmes associés
Feuille de route « Attractivité médicale »
Feuille de route « Attractivité du secteur médico-social »
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 45
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ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 46
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Objectif 3.2 : Assurer la pertinence, l'efficience et la sécurité des soins
Contexte
Garantir la qualité, la sécurité et la pertinence des prises en charge à chaque étape du parcours
de santé est au cœur de l'action de l'ensemble des acteurs de santé. Cette « doctrine » a fait
l'objet d'un axe au sein de la stratégie nationale de santé 201 8-2022 et a été déclinée au sein
du PRS2. L'évolution des maladies chroniques nous oblige à sans cesse mettre en avant ce
triptyque (qualité, sécurité et pertinence).
La pertinence des actes est également une thématique du plan triennal ONDAM, décliné par
les agences régionales de santé à travers le plan d'actions pluriannuel régional d'amélioration
de la pertinence des soins (PAPRAPS) ainsi que ses modalités d'élaboration et d'évaluation. La
pertinence des soins renvoie à la notion de « juste soin », c'est-à-dire un soin approprié, adapté
aux besoins individuels des patients en évitant les traitements injustifiés, et conforme aux
meilleurs standards cliniques.
La pertinence des soins constitue à la fois un levier d'amélioration de la qualité et de la sécurité
des soins – les traitements inadéquats ou les interventions excessives du système de santé
étant porteurs de risques potentiels pour les patients – et un levier d'efficience du système de
santé, en évitant des dépenses inutiles pour la collectivité. Dans le cadre du projet régional de
santé, ces notions se déclinent prioritairement dans le champ de l'activité d'imagerie.
Par ailleurs, en complément des efforts visant l'amélioration de la pertinence des soins, l'e-
santé constitue une opportunité majeure pour accompagner le renforcement de l'efficacité et
de l'efficience du système de santé. Cependant, le développement des services numériques
en santé et de leur usage doit se faire selon un cadre défini, en termes de règles socles et de
sécurité des données des patients et des systèmes informatiques des établissements sanitaires
et médico -sociaux, en cohérence avec les grands chantiers en cours comme le Ségur
numérique ou les deux premières feuilles de route nationales du numérique en santé.
Nos priorités à 5 ans
▪ Améliorer la pertinence des actes et l'efficience des services de santé
▪ Redonner du temps aux professionnels de santé et améliorer la prise en charge des
personnes grâce au numérique
▪ Renforcer la cybersécurité de notre système de santé
Déclinaison opérationnelle – projets structurants et actions prioritaires
1 Relancer la culture de la pertinence et renforcer le rôle de l'instance régionale chargée de
l'amélioration de la pertinence des soins (IRAPS).
Cette dernière contribue à l'amélioration de la pertinence des prestations, des prescriptions et des actes
dans la région en prenant appui sur les constats régionaux.
2 Mettre en œuvre et déployer les leviers existants contribuant à l'amélioration de la qualité et de
l'efficience des soins
✓ Actualiser le plan d'action pour l'amélioration de la pertinence de soins (PAPRAPS)
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 47
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✓ Accompagner les établissements, et notamment le CHUM, dans une démarche d'amélioration de leur
fonctionnement pour gagner en efficience, en qualité des soins et en qualité de vie au travail pour les
professionnels y travaillant. Dans ce cadre, les établissements pourront s'appuyer sur les outils mis à
disposition par l'ANAP et ponctuellement sur des missions d'accompagnement sur des chantiers
prioritaires (virage ambulatoire, fonctionnement et organisation des blocs opératoires, optimisation
des parcours patients : secrétariat médicaux / consultations externes…)
✓ Mettre en œuvre le contrat tripartite d'amélioration de la qualité et de l'efficience des soins (CAQES).
Ce dispositif de contractualisation uniquement incitatif, s'inscrit dans une démarche globale de
recherche de pertinence, d'efficience et de régulation de l'offre de soins et constitue le support d'un
dialogue de gestion annuel entre l'établissement, l'ARS e t la caisse d'assurance maladie. Il peut
comporter un ou plusieurs volets relatifs :
o au bon usage des médicaments, produits et des prestations,
o à l'amélioration de l'organisation des soins portant notamment sur les transports,
o à la promotion de la pertinence des actes, prescriptions et prestations
3 Renforcer la pertinence et l'efficience de l'activité d'imagerie
✓ Optimiser l'utilisation du parc d'IRM présents en Martinique via :
o Le renforcement du pilotage et du suivi de l'utilisation des équipements :
▪ Mettre en place un observatoire de l'activité en partenariat ARS/Assurance
Maladie/Etablissements ;
▪ Piloter la mise en place des nouvelles autorisations, en fonction des données
d'utilisation remontées
o Le développement des partenariats public / privé favorisant l'utilisation des équipements
installés (montage juridique et conventionnel à définir), dans l'objectif de réduire les délais
d'accès ;
o L'harmonisation des outils, protocoles et transferts de données et le déploiement du projet
national DRIM-M (Data Radiologie Imagerie Médicale & Médecine Nucléaire) permettront
aux professionnels de santé de visualiser un examen réalisé n'importe où sur le territoire et
de prendre connaissance de l'antériorité des exa mens du patient afin d' éviter les examens
redondants et de réduire ainsi l'exposition du patient aux radiations.
4 Poursuivre le déploiement et l'usage des services numériques socles au service de la prise en charge
des patients
✓ Harmoniser les solutions logicielles référencées Ségur des professionnels de santé
o Sensibiliser et informer l'écosystème sur l'échange et le partage de données de santé
o Promouvoir l'adoption et contribuer au déploiement des solutions référencées Ségur
✓ Favoriser les usages, notamment dans les services et référentiels socles
o Promouvoir les usagers numériques (Dossier médical partagé, messageries sécurisées de
santé…)
o Engager les établissements de santé dans SUN-ES et les ESMS dans « ESMS numérique »
o Généraliser l'alimentation et la consultation de Mon Espace santé par les professionnels
o Généraliser l'enregistrement dans RPPS + (Répertoire Partagé des professionnels de
santé)
5 Renforcer la cybersécurité de notre système de santé
✓ Renforcer la cybersécurité et la résilience des établissements et structures de santé
o Elaborer un schéma directeur cyber pluriannuel
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 48
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o Mise en œuvre d'une gouvernance adaptée à chaque échelon
o Mettre en œuvre le triptyque (prévenir / détecter / réagir)
o Enrichir le centre de ressources régional cyber
✓ Poursuivre la convergence des SI du GHT de Martinique
o Structurer la DSI de territoire
o Déployer le DPI de territoire au sein du GHT
o Définir la trajectoire de convergence des autres outils (GAM, RH etc.)
Feuilles de route / programmes associés
Stratégie régionale e-santé 2019-2023 / feuille de route nationale du numérique en santé
2023/2027
Plan d'actions pluriannuel régional d'amélioration de la pertinence des soins (PAPRAPS)
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 49
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Objectif 3.3 : Accompagner le renforcement d'une culture de la qualité et de
la sécurité des soins au sein des établissements de santé et des établissements
et services médico-sociaux
Contexte
L'une des ambitions du Cadre d'Orientation Stratégique (COS) est de « renforcer en continu la
qualité et l'efficience du système de santé, et adapter l'offre aux besoins de santé ». A ce titre,
les acteurs de santé Martiniquais ont souligné la nécessité de poursuivre les efforts engagés en
faveur de l'amélioration de la qualité, qui constitue une attente légitime des usagers.
L'amélioration continue de la qualité au sein des établissements de santé et médico -sociaux
s'inscrit en cohérence avec les évolutions et les réformes engagées au niveau national :
- La réforme des autorisations d'activités de soins pour mieux prendre en compte les
critères de qualité,
- La refonte du dispositif IFAQ visant à introduire une part de financement à la qualité
dans les modèles de financement des établissements de santé et dont l'enveloppe
a évolué (700 millions d'euros en 2022 contre 50 millions en 2018),
- La révision de la procédure de certification des établissements de santé en 2020,
- La réforme du dispositif d'évaluation des établissements et services médico-sociaux
et l'élaboration d'un nouveau référentiel par la HAS, applicable à partir de janvier
2023.
Au-delà de la mise en application des nouveaux référentiels HAS, la qualité du système de santé
repose sur un principe et une exigence d'amélioration continue qui pourra notamment passer
par une meilleure implication des citoyens dans ce processus, dans une logique de
transparence. La mise en place d'une Structure Régionale d'appui dédiée sera facilitante pour
accompagner la diffusion d'une « culture qualité » en Martinique.
Nos priorités à 5 ans
▪ Mettre en place une Structure régionale d'Appui
▪ Renforcer la « culture qualité » auprès de l'ensemble des professionnels de santé,
notamment au sein des ESMS
Déclinaison opérationnelle – projets structurants et actions prioritaires
1 Mettre en place une Structure régionale d'appui (SRA) engagée dans l'amélioration continue de la
qualité des soins et la sécurité des patients
✓ La SRA devra être mise en place dans les conditions prévues par le cahier des charges défini par
l'arrêté du 19 décembre 2017 et aura vocation à assurer les missions prévues par l'article R1413 -
75 du Code de la Santé publique.
2 Sensibiliser les professionnels et le grand public autour de la qualité des soins
✓ Renforcer le partenariat et les interventions de France Asso Santé
✓ Animer une journée régionale dédiée à la qualité des soins et visant à sensibiliser sur les droits
des usagers, et les enjeux de « qualité »
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 50
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✓ Profiter du déploiement de la nouvelle certification HAS pour renforcer l'implication des usagers
au sein des établissements dans la gestion et le suivi des sujets « qualité »
3 Renforcer le suivi des plans d'actions et mesures correctives définies par les établissements suite à
une inspection
✓ Mettre en place un comité de suivi interne à l'ARS, visant à assurer le suivi des établissements
inspectés, en priorité ceux pour lesquels une mise en demeure ou une injonction a été formulée.
4 Sensibiliser les professionnels aux vigilances relatives aux produits de santé
✓ Mettre en place une formation à l'intention des professionnels des établissements de santé visant
à les sensibiliser et informer sur ce que recouvrent précisément les vigilances relatives aux
produits de santé et à déclaration obligatoire. Cette formation pourrait être assurée par l'ARS.
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 51
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ANNEXES
Annexe 1 - Déclinaison des parcours de santé prioritaires
Maladies chroniques
Contexte
La Martinique fait face à une prévalence croissante des maladies chroniques . Elle est
particulièrement touchée par des pathologies telles que l'hypertension artérielle et le diabète,
le plus souvent en lien avec le surpoids et l'obésité.
Les maladies cardiovasculaires font partie des principales causes de mortalité en Martinique.
L'hypertension artérielle est la pathologie la plus souvent observée en population générale,
notamment à partir de 50 ans où elle est présente chez un adulte sur deux aux Antilles ; sa
particularité est de toucher plus fréquemment les femmes qu'en hexagone du fait d'une forte
prévalence de l'obésité féminine.
Le diabète de type 2 est très fréquent en outre -mer avec une proportion de personnes
concernées jusqu'à deux fois plus élevée que la moyenne nationale. Comme en hexagone, le
diabète de type 2 représente plus de 90 % des cas de diabète. Il est lié à l'évolution des
habitudes d e vie : activité physique insuffisante et sédentarité, alimentation déséquilibrée,
surpoids et obésité, etc. Les femmes sont plus touchées que les hommes. La plaie du pied
diabétique représente une complication fréquente et un problème de santé publique
conduisant à de nombreuses hospitalisations (10% des séjours de patients diabétiques) et
pouvant conduire à l'amputation.
La maladie rénale est également un problème de santé important en Martinique. En effet, elle
connait une prévalence deux fois plus élevée, avec une incidence de l'Insuffisance Rénale
Chronique Terminale (IRCT) de 1,5 à 2 fois plus élevée que la moyenne nationale, en lien a vec
une prévalence du diabète et de l'HTA élevée.
La prévalence standardisée des personnes prises en charge pour la dialyse chronique en
Martinique est de 1,9 ‰. Le nombre de patients en traitement par dialyse augmente de façon
régulière (+6%) tous les ans. Ces chiffres d'incidence et de prévalence sont deux fois supérieurs
au territoire hexagonal.
La prévalence de ces pathologies est en partie liée à des habitudes de vie (alimentation,
sédentarité, etc.). Ainsi, il est essentiel de sensibiliser la population à ces facteurs de risque et
de promouvoir des mesures préventives adaptées (voir Axe 1 du présent Schéma Régional de
Santé).
Pour réduire la prévalence de ces pathologies et améliorer le parcours des maladies chroniques,
plusieurs actions ont été mises en place sur la durée du PRS 2 (2018 -2022). Ces actions ont
concerné la sensibilisation des professionnels de santé à la culture de prise en charge et de
suivi des maladies chroniques, l'amélioration de la prise en charge des patients en surpoids ou
obèses, l'amélioration de l'accès au dépistage et à la prise en charge précoces des maladies
rénales chroniques, le renforcement des a ctions en faveur de la prévention et de la prise en
charge des risques cardio-vasculaires, l'amélioration de la coordination des acteurs du parcours
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 52
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des patients avec une maladie chronique et l'amélioration du suivi, de la surveillance et la prise
en charge des patients diabétiques.
Les objectifs identifiés par les acteurs pour les 5 années à venir visent à poursuivre cette
dynamique en renforçant :
- Le dépistage précoce qui est crucial pour ralentir la progression de la maladie et réduire
ses complications. Le dépistage précoce doit permettre d'identifier les personnes à
risque pour les orienter vers les accompagnements spécialisés,
- L'accompagnement et la prise en charge de proximité des personnes concernées,
- La lisibilité de l'offre auprès de professionnels de la prévention et de la prise en charge
ainsi qu'auprès des habitants,
- La coordination des acteurs accompagnant les maladies chroniques qui nécessitent
souvent une approche multidisciplinaire pour une prise en charge efficace.
Nos priorités à 5 ans
▪ Prévenir et repérer le plus précocement possible les maladies chroniques
▪ Améliorer la prise en charge, notamment de proximité, des patients atteints de maladies
chroniques
▪ Renforcer la coordination des professionnels et des parcours
▪ Renforcer la visibilité de l'offre pour les professionnels et la population
▪ Développer la recherche dans le champ des maladies chroniques
Déclinaison opérationnelle – projets structurants et actions prioritaires
Prévention /
repérage
- Développer une équipe mobile de prévention et de dépistage des
maladies chroniques pour mener des actions d'aller -vers, notamment
vers les jeunes et le public vulnérable :
o Elle sillonnera tout le territoire martiniquais et s'installera dans des
espaces ciblés (centres commerciaux, intervention sous forme
d'ateliers au sein des établissements scolaires partenaires, journée
de sensibilisation dans les lieux fréquentés par les jeunes, etc.)
o Lieu d'échanges et d'informations, cette équipe mobile aura pour
objectif de réduire les inégalités sociales et territoriales en menant
des actions d'information, de prévention et de dépistage des
maladies chroniques (diabète, maladies rénales, respiratoir es et
cardiovasculaires),
o Les résultats des dépistages positifs seront communiqués aux
médecins traitants des patients qui en disposent, sinon à la CPTS
Madinina qui se chargera de leur trouver un médecin traitant.
- Etendre la compétence de la maison des 1000 premiers jours à la
prévention, au dépistage, la prise en charge des maladies chroniques
et l'ETP et/ou créer des maisons des maladies chroniques sur le
territoire (1 par territoire de proximité et en priorité au Nord et Sud de
l'île), dotées d'un système d'information s partagé entre la ville et
l'hôpital, adossées à des établissements hospitaliers, à des maisons
sport-santé, Centres de Santé ou Maison s de Santé pluridisciplinaires,
maison des 1000 premiers jours. Parmi ses missions : favoriser le
dépistage et la prévention des maladies chroniques, développer des
stratégies et les compétences d'adaptation, accompagner vers
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 53
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l'Activité Physique Adaptée (APA) et le lien social et culturel, limiter les
ruptures de parcours et décloisonner les prises en charge (lien ville
hôpital effectif), etc.
- Développer l'offre d'Education Thérapeutique du patient, transversale
aux 3 maladies chroniques (diabète, obésité et maladies rénales
chroniques). Développer le concept du patient expert dans la prise en
charge des maladies chroniques. => Voir axe 1, objectif 2 du SRS.
- Renforcer la visibilité de l'offre : annuaire maladies chroniques à créer
- Campagne de communication grand public adaptée aux spécificités
locales
- Agir en amont de l'apparition de l'insuffisance cardiaque chronique en
mettant en place un protocole commun pour la prise en charge de
l'hypertension artérielle entre la ville et l'hôpital.
- Renforcer le dépistage de l'asthme et de l'insuffisance respiratoire
chronique (qui est généralement dépistée lors du syndrome de l'apnée
du sommeil) via :
o Les actions communautaires comme les actions de
sensibilisation et de formation de la population sur l'asthme ,
en s'appuyant sur l'éducation nationale pour le dépistage et
l'orientation des enfants asthmatiques.
o La sensibilisation et la formation des personnels de santé de
premier recours : médecin traitant, IDEL et autres acteurs de
santé de proximité.
o L'élaboration d'un protocole de soins avec un parcours balisé
pour la prise en charge.
- Dépister les maladies rénales le plus précocement possible,
notamment chez les personnes à risque :
o Permettre le dépistage de l'insuffisance rénale chronique dans
les laboratoires sans ordonnance gratuitement (comme pour le
VIH et la Chlordécone),
o Sensibiliser les professionnels de santé à promouvoir le
dépistage des maladies rénales pour les personnes à risque
(notamment les personnes diabétiques, avec HTA et obèses),
o Mettre à disposition des laboratoires un outil d'orientation en
cas de dépistage d'une atteinte rénale : médecin traitant du
patient ou la CPTS pour les patients qui ne sont pas
accompagnés,
o Garantir l'accès aux structures d'aval suite au dépistage des
maladies rénales,
o Garantir pour les patients dépistés positifs l'accès à une
consultation remboursée de diététique en ville ou à l'hôpital.
o Renforcer la semaine du rein, dont l'un des objectifs est
d'inciter les participants à se faire dépister, en ciblant
également les personnes âgées de moins de 65 ans et les jeunes
- Renforcer la communication et l'information sur la drépanocytose en
population générale et auprès des professionnels de santé :
o Développer des actions avec la médecine scolaire au moment
de l'adolescence pour que chacun ait connaissance de son
type d'hémoglobine
Offre graduée de
prise en charge /
filière de soin
Maladies cardiovasculaires :
- Développer la télésurveillance pour les patients atteints de maladies
cardiovasculaires chroniques,
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 54
48
- Développer la télémédecine sur le territoire pour pallier les
problématiques de l'attractivité des métiers de la santé. A noter qu'une
expérimentation est en cours au CHU de la Martinique,
- Mettre en place un parcours de soin pour les patients atteints d'une
insuffisance cardiaque chronique
- Développer les consultations avancées en cardiologie dont l'onco -
cardiologie (les nouvelles préconisations encouragent un suivi
cardiologique rapproché des patients oncologiques sous
immuno/chimio thérapie) : installer ces consultations à Clarac avec des
vacations tournantes en impliquant les cardiologues libéraux.
Insuffisance rénale chronique :
- Développer le parcours pluridisciplinaire (APA, diététique, social, etc.)
du patient en Insuffisance Rénale Chronique, dans le cadre du
protocole ville-hôpital
- Développer la greffe rénale en Martinique : informer le patient de la
possibilité de s'inscrire sur la liste pour la greffe dès l'inclusion en centre
de dialyse; effectuer une communication grand public sur le don du
vivant, en lien avec l'agence de biomédecine et le CHU-M
- Développer la télé -expertise et un réseau de soin intégrant tous les
acteurs de la néphrologie.
- Mettre en place une structure régionale lié e à la maladie rénale
chronique, rassemblant toutes les structures de Martinique, pour
porter des actions et manifestations relatives à cette thématique
depuis la prévention jusqu'à la greffe, en passant par la dialyse
Diabète
- Structurer une offre d'éducation à la santé à destination des femmes
ayant développé un diabète gestationnel
- Améliorer le suivi, la surveillance et la prise en charge des patients
diabétiques, notamment des femmes dépistées avec un diabète
gestationnel,
- Améliorer la prise en charge du diabète : établir un protocole partagé
ville/hôpital de prise en charge du diabète
- Améliorer la prise en charge du pied diabétique : réduire les délais
d'accès à l'angiographie et aux biopsies osseuses,
- Améliorer le suivi, la surveillance et la prise en charge des patients
diabétiques, notamment des femmes dépistées avec un diabète
gestationnel
Maladies respiratoires :
- Développer une offre d'ETP dédiée à l'apnée du sommeil et aux
problèmes respiratoires liés à l'obésité
- Améliorer la prise en charge en ville des maladies respiratoires, chez les
enfants,
- Développer la télésurveillance des patients appareillés à domicile.
Drépanocytose :
- Continuer à assurer le fait que chaque enfant ait dans son carnet de
santé les résultats du dépistage de la drépanocytose,
- Regrouper les services en charge de la drépanocytose sur le même site
de PZQ : déménager le centre de drépanocytose et le laboratoire de
référence situés à Mangot-Vulcin vers PZQ où se trouve la Maison de la
Femme, de la Mère et de l'Enfant (MFME), l'hospi talisation
conventionnelle et les urgences,
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 55
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Coordination ville -
hôpital
- Établir un protocole partagé ville/hôpital de prise en charge du diabète
capitalisant sur les coordinations déjà existantes, y compris sur la prise
en charge du pied diabétique. Il existe ainsi une coordination entre le
service d'endocrinologie du CHU et la CPTS via l'outil Entr'Actes. Aussi,
la CPTS en partenariat avec les la boratoires se charge de trouver un
médecin traitant aux patients dépistés positifs qui ne sont pas déjà
accompagnés
- Établir un protocole partagé de prise en charge ville/hôpital des
maladies rénales
- Renforcer la coordination ville -hôpital autour d'un véritable parcours
de prise en charge de la plaie du pied diabétique en s'appuyant sur la
délégation de tâches et des outils e-Santé avec les IDEL et en favorisant
l'intégration de la problématique dans l es projets de santé des
structures d'exercice coordonné
- Mettre en place une coordination de parcours régionale des maladies
chroniques qui intègre tous les professionnels libéraux et hospitaliers ,
dont la gouvernance associera CPTS, CHU, et GHT.
Montée en
compétence des
professionnels /
formation
- Sensibiliser et former les professionnels de santé à la prévention et au
dépistage des maladies chroniques
- Sensibiliser et former les professionnels aux risques et à la prise en
charge du pied diabétique
Observation /
connaissances
- Elaborer un protocole de recherche transversal aux maladies
chroniques à soumettre à la Direction de la Recherche Clinique et de
l'innovation (DRCI). Développer le concept du patient expert dans la
recherche autour des maladies chroniques.
Feuilles de route / programmes associés
Projet médical GHT – Martinique
Projet CPTS Madinina
CPOM ARS/URML
Volet Outre-Mer du Programme national nutrition-santé
Programme autour des 1000 premiers de l'enfant
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 56
50
Obésité
Contexte
L'obésité est un problème de santé majeur en Martinique.
En effet, 53% des Martiniquais sont en surpoids ou en obésité (contre 47% en France
hexagonale) dont 20 % en état d'obésité (14% en France hexagonale). Les femmes sont plus
concernées que les hommes par l'obésité (25 % des femmes contre 13 % des hommes) dans les
DROM, phénomène observé aussi en France hexagonale5.
Concernant la population pédiatrique de moins de 15 ans : 9,4% sont en situation d'obésité en
Martinique, 25% sont en situation de surpoids, soit un tiers en situation de surcharge pondérale
(Chiffres tirés de l'étude Kannari de 2013 publiée en 2015).
De façon transversale, toutes les études nationales ont montré une plus forte prévalence et
progression du surpoids et de l'obésité dans les DROM et COM rendant la situation
particulièrement préoccupante.
Outre l'alimentation, d'autres facteurs peuvent interagir, tels que l'environnement social
(famille, amis), physique proche (disponibilité et choix alimentaire au sein des écoles, lieux de
travail, dispositifs publicitaires, infrastructures, les transports , la topographie de l'Ile…). De
manière plus large, les facteurs structura nts comme les normes sociales ou les revenus ont
également un impact.
Il est donc important de disposer de mesures permettant d'accéder à une alimentation plus
saine, et à un environnement physique favorable permettant de lutter contre la sédentarité
dès le plus jeune âge et tout au long de la vie.
Le PRS 2018 -2022 a permis la mise en œuvre de plusieurs actions pour améliorer cette
situation : déploiement de plusieurs projets de prévention, installation d'une commission
régionale du surpoids/obésité, partenariat ARS/CTM pour la lutte contre l'obésité, etc.
Cette dynamique est poursuivie en renforçant les actions de prévention du surpoids et de
l'obésité (en lien avec l'Axe 1 du Schéma régional de santé), en structurant les filières, favorisant
ainsi une meilleure prise en charge des patients tout en évitant les ruptures de parcours.
Nos priorités à 5 ans
▪ Structurer le Centre spécialisé dans la prise en charge de l'Obésité (CSO) et la filière
« Obésité »
▪ Renforcer la prévention et repérage du surpoids et de l'obésité
Déclinaison opérationnelle – projets structurants et actions prioritaires
Prévention /
repérage
- Déployer l'équipe mobile de prévention contre l'obésité (M'OB KIDS)
o Population cible : enfants (-18 ans)
o Les objectifs sont de sensibiliser le grand public aux questions du
surpoids et de l'obésité dans la population pédiatrique, de
renforcer le dépistage pondéral (mesure, taille, poids,
impédancemétrie) et la prise en charge précoce (orientation vers un
5 : Insee Analyses Martinique n°46 – Septembre 2021
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 57
51
parcours de soin), de développer une prise en charge de proximité
grâce à des équipes pluridisciplinaires mobiles adaptées aux
spécificités d'âge et de mesurer l'impact sociétal, médical de ce
genre de dispositif et identifier les leviers d'optimisation en vue d'un
déploiement sur l'ensemble du territoire martiniquais,
o Les lieux d'intervention de cette équipe mobile seront les centres
commerciaux, les établissements scolaires identifiés et les plages
ciblées par secteur (Nord Atlantique, Nord Caraïbe, Centre, Sud),
o Orientation des patients en surpoids ou en obésité vers le premier
et deuxième recours pour une prise en charge en les informant sur
le parcours de soin qui leur est offert.
- Dépister l'obésité chez les mères, dans la période des 1000 premiers
jours de l'enfant et les prendre en charge de manière globale (suivi
diététique, activité physique, accompagnement psychologique)
- Dépistage systématique de l'obésité en milieu scolaire (maternelle, 6e
et lycée), en partenariat avec les PMI pour les moins de 6 ans, suivi d'une
prise en charge globale
- Mettre en œuvre le programme « Retrouve ton cap » chez les enfants
- Développer le projet « M'Ton corps », en partenariat avec l'assurance
maladie, qui consistera à offrir tous les 3 ans une consultation de
prévention du surpoids et de l'obésité, notamment au public éloigné
des soins
- Recenser et évaluer les pratiques de repérage des professionnels de
premier recours dans un objectif de partage et d'amélioration des
pratiques
Offre graduée de
prise en charge /
filière de soin
- Structurer le Centre spécialisé dans la prise en charge de l'Obésité
(CSO) dont l'une des missions est de contribuer à l'organisation et la
coordination de la filière de prise en charge de l'obésité. L'organisation
de la filière doit répondre aux besoins suivants :
o Prise en charge graduée en fonction de la gravité, la complexité
de l'obésité et du risque de complications,
o Formation, actualisation des connaissances pour
contribuer à l'amélioration des pratiques
professionnelles (graduation et pertinence des soins)
o Diffusion d'informations visant à améliorer la lisibilité de
l'offre de soins et de l'organisation de la prise en charge
de l'obésité auprès du grand public, des patients et des
professionnels de santé et de soins
o Renforcement et développe ment d es programmes
d'éducation thérapeutique dont pré et post chirurgie
bariatrique en associant les patients experts
o Développement de l'offre de prise en charge sur tout le
territoire avec des actions d'aller -vers et en intégrant le
parcours des personnes en surpoids ou obésité dans les CLS.
Coordination ville -
hôpital
- Structurer le CSO (voir ci-dessus)
- Relancer les « Cotech » sur le parcours obésité (prévention, prise en
charge, financement et recherche) en lien avec la Commission
Régionale du Surpoids et de l'Obésité afin de favoriser la coopération
des acteurs,
- Communiquer de manière adaptée auprès des professionnels sur
l'offre de prise en charge du surpoids et de l'obésité via l'élaboration
d'un annuaire permettant d'identifier « qui fait quoi » à chaque étape
du parcours
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 58
52
Montée en
compétence des
professionnels /
formation
- Développer les formations et les échanges de pratiques entre les
acteurs, notamment auprès des patients experts.
- Travailler en pluridisciplinarité sur des sujets prioritaires identifiés tels
que :
o Repérage des facteurs de risque du surpoids et de l'obésité
o Prise en charge pluriprofessionnelle du surpoids et de l'obésité
notamment chez les personnes en situation de handicap et les
personnes présentant un trouble mental,
o Prescription de l'A ctivité Physique Adaptée (A PA), y compris
pendant la grossesse et en post partum,
o Accompagnement psychologique
o Causes (notamment médicamenteuse s : antidépresseurs,
antipsychotiques, corticoïdes, etc.) et conséquences de
l'obésité,
o Questions relatives à la prévention de la stigmatisation,
o Education Thérapeutique du Patient,
o Prises en charge innovantes : thérapies cognitives par exemple
o Approches décentralisées du poids dans la prise en charge.
Observation /
connaissances
- Identifier les causes profondes des rechutes ainsi que la pertinence de
l'acte de chirurgie via l'étude des parcours des patients qui ont eu
recours à plusieurs actes de chirurgie de l'obésité
- Mieux connaître et suivre la prévalence du surpoids et de l'obésité des
étudiants : recueil pluriannuel des données re latives à l'IMC des
étudiants, en partenariat avec le Rectorat et Santé Publique France
Feuilles de route / programmes associés
Feuille de route nationale déclinée en feuille de route régionale
Programme National Nutrition Santé 4 (PNNS-4) 2019-2023, volet outre-mer
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 59
53
Cancers
Contexte
En Martinique, si les taux d'incidence et de mortalité par cancer sont globalement inférieurs à
la moyenne nationale, ils sont majorés sur certaines localisations : Prostate, Estomac, Col de
l'utérus, Myélomes multiples . Cependant, la croissance du nombre de cancers du sein et du
côlon diagnostiqués est plus rapide que la moyenne nationale.
Par ailleurs, certains facteurs de risques sont sur -représentés (surpoids/obésité, risque
infectieux, Chlordécone).
La participation aux dépistages organisés des cancers féminins est particulièrement faible : le
taux de recours au dépistage du cancer du col de l'utérus est inférieur à 15 points par rapport
à la moyenne nationale, de 8 points en ce qui concerne le cancer du sein. En 2019, 19 % des
Martiniquaises de 55 à 74 ans n'ont jamais effectué de frottis cervico -utérin et 42 % des
femmes de plus de 75 ans (contre 27 % des plus de 75 ans en France métropolitaine)
Concernant le dépistage du cancer colorectal, 34 % des 55-74 ans et 52 % des 75 ans et plus
en Martinique n'ont jamais fait de dépistage de cancer colorectal par recherche de sang dans
les selles (contre 66 % des 55-64 ans, 55 % des 65-74 ans et 54 % des 75 ans et plus en France
métropolitaine)6.
On observe également des délais d'attente importants entre les étapes du parcours de soins
dans un contexte de tensions sur les ressources médicales (médecine générale et spécialisée)
nécessaires au diagnostic et à la prise en charge.
Plusieurs avancées ont toutefois été déterminantes ces dernières années et constituent des
opportunités pour améliorer les parcours de diagnostic et de prise en charge :
- La poursuite du virage numérique : eParcours, de la dématérialisation des images dans
le cadre du DOCS, renouvellement DPI régional, développement télé -expertise,
téléconsultation et télé-RCP
- La coordination régionale des dispositifs en cancérologie assurée par la Plateforme
Régionale d'Oncologie Martinique
- La mise en place d'un Dispositif d'Appui à la Coordination unifié
- Le pilotage structuré au sein d'une plateforme régionale
Depuis 2022, des travaux sont en cours visant à assurer la déclinaison régionale de la stratégie
décennale de lutte contre les cancers, via l'élaboration de la feuille de route régionale Cancer.
Celle-ci est structurée autour de 4 objectifs :
1) Mieux prévenir et dépister
2) Coordonner les acteurs pour un meilleur suivi et une qualité de vie accrue pour les
patients
3) Réduire les délais de prise en charge
6 Insee Analyses Martinique, n° 46, Septembre 2021
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 60
54
4) Lutte contre les inégalités.
Le suivi et la mise en œuvre de cette feuille de route constitue le socle des interventions de
l'ARS et de ses partenaires pour les 5 années à venir.
Nos priorités à 5 ans
▪ Renforcer la prévention et le dépistage
▪ Améliorer la coordination entre les acteurs pour un meilleur suivi et une qualité de vie
accrue pour les patients
▪ Réduire les délais de prise en charge pour garantir une égalité des chances.
Déclinaison opérationnelle – projets structurants et actions prioritaires
Prévention /
repérage
- Organiser un maillage territorial des acteurs pour assurer l'information
au plus près de la population
- Développer les interventions d'aller -vers les populations cibles du
dépistage organisé :
o Actions de dépistage en coordination avec le bus mis en place par
la Collectivité Territoriale de Martinique
o Actions d'aller vers pour la réalisation de frottis pour éviter les
diagnostics tardifs
- Impliquer davantage le réseau des professionnels de santé dans le
dispositif de dépistage organisé des cancers :
o Information aux professionnels de santé pour inciter à la réalisation
de frottis
o Accompagner l'appui des pharmaciens d'officine comme relai des
dépistages organisés
o Visiter des centres d'imagerie médicale pour une meilleure
intégration dans le DOCS
- Déployer un Système d'information unique pour les dépistages
organisés (DOCS, DOCCR, DOCCU)
- Communiquer/sensibiliser la population sur les comportements ayant
un impact favorable ou défavorable sur les cancers
- Poursuivre les actions visant à faciliter l'accès aux soins oncologiques
de support (référencement, publication dans un guide, formation des
professionnels, etc.)
Offre graduée de
prise en charge /
filière de soin
- Mettre en place des plages dédiées aux diagnostics cancers pour les
examens d'imagerie
- Analyser et identifier les filières les plus en difficultés et mettre en
place des plans d'actions correctifs
- Structurer des filières et identifier les voies de recours inter-régionales
ou nationales
- Formaliser des partenariats interrégionaux autour des activités de
chirurgie carcinologique les plus fragiles (ORL, Gynéco / Ovaire, Viscéral
/ Œsophage, chirurgie pédiatrique)
- Etendre les autorisations de chimiothérapie , notamment vers le
domicile
- Structurer un circuit pour la prise en charge des effets secondaires sans
passage aux urgences
- Mettre en place un système d'alerte et des procédures pour garantir la
continuité en cas de crise
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 61
55
- Développer une filière d'oncocardiologie
Coordination ville -
hôpital
- Accompagner la définition des parcours :
o Déployer le e-Parcours cancer et le DCC pour renforcer le suivi
du parcours patient et mieux maîtriser les délais de prise en
charge
o Identifier les différents freins au parcours en termes de délais
de prise en charge et proposer des actions de correction
- Améliorer le fonctionnement des RCP en mettant l'accent sur la
coordination parcours pour envisager les prises de rendez-vous au plus
tôt
o Faciliter l'accès pour les examens complémentaires orienté par
des médecins de ville (accès aux plateaux techniques – avis
spécialistes)
o Faciliter l'accès à un avis spécialiste par les professionnels de
ville
Montée en
compétence des
professionnels /
formation
- Déployer des IPA en cancérologie facilitant la prise en charge suivi
patients et la gestion de la toxicité des chimiothérapies
Observation /
connaissances
- Renforcer la recherche, notamment par une approche sociologique,
pour identifier les freins au dépistage et à la vaccination HPV
Feuilles de route / programmes associés
Feuille de route régionale de lutte contre les cancers
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 62
56
Addictions
Contexte
Dans le champ des addictions, l'ARS de Martinique développe une politique en matière de
prévention et assure également la gestion, le suivi et le financement des structures médico -
sociales et hospitalières en addictologie.
La Martinique présente quelques spécificités par rapport aux autres régions ultramarines et à
l'hexagone. Tandis que les niveaux de consommation d'alcool et l'élargissement de la diffusion
du cannabis sont particulièrement préoccupants chez les jeunes, la Martinique reste la région
où la consommation de tabac est la plus faible.
Au-delà des consommations avec substances, des inquiétudes sur la problématique des
addictions sans substance sont remontées par les professionnels (usage problématique des
écrans, jeux d'argent et de hasard notamment). L'élargissement du périmètre du fonds de lutte
contre les addictions aux addictions sans substances permet, depuis 2022, d'investir davantage
ce champ. La Martinique fait figure d'exemple au niveau national en ce qui concerne la qualité
de la collaboration entre ARS et MILDECA. En effet, dep uis de nombreuses années, l'ARS et la
MILDECA, sous l'autorité de la Préfecture, travaillent en coordination sur la question des
addictions autour d'un projet commun : l'élaboration, l'animation et le suivi d'une stratégie
régionale partagée.
Ainsi, dès 2014, des travaux de réflexion et d'animation conjoints ont permis l'élaboration du
Plan régional de lutte contre les drogues et les conduites addictives 2015-2017 sous l'égide des
deux administrations. Ce plan est venu concrétiser un travail de mise en commun des objectifs
sur le territoire et des manières de collaborer pour les atteindre. Suite à cette première
expérience et au bilan qui en a été tiré, l 'ARS et la MILDECA se sont à nouveau engagées dans
la rédaction d'une stratégie actualisée pour répondre aux enjeux du territoire.
Le plan régional de mobilisation contre les addictions 2019 -2022 constitue le cadre de
référence en matière de lutte contre les addictions en Martinique. La politique publique
déployée en Martinique propose une mobilisation partagée et globale contre les addictions à
travers une collaboration des deux administrations en lien avec les partenaires institutionnels
et les acteurs de terrain. Le Plan régional cible en priorité les jeunes et les personnes vulnérables
(personnes sous main de justice, personnes ayant des comorbidités psychiatriques, personnes
en situation d'exclusion, femmes).
Actuellement en cours d'évaluation, l'élaboration du futur plan 2023 -2027 est attendue fin
2023, et s'inscrira à la fois dans les orientations nationales et régionales, en cohérence avec le
présent Schéma Régional de Santé et la feuille de route MILDECA.
Nos priorités à 5 ans
▪ Développer et diversifier l'offre de prise en charge des personnes souffrant d'addictions
▪ Renforcer le repérage précoce
▪ Améliorer la coordination des acteurs en faveur de l'accompagnement et de la prise en
charge des personnes souffrant d'addictions
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 63
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Déclinaison opérationnelle – projets structurants et actions prioritaires
Prévention / repérage - Mettre en place un plan de formation au repérage précoce et à
l'intervention brève (RPIB) et à l'entretien motivationnel à
l'intention des professionnels de santé de premier recours de
manière à renforcer le repérage précoce des problématiques
addictives.
Offre graduée de
prise en charge /
filière de soin
- Développer et renforcer les dispositifs d'aller-vers, en complément
de l'unité mobile du CAARUD
- Mettre en place un dispositif de prise en charge adapté aux femmes
ayant des problématiques d'addictions, en particulier les plus
vulnérables.
- Offrir une prise en charge spécifique pour les personnes
vieillissantes ayant des problématiques addictives. Problématique
émergente, qui risque de s'accentuer dans les années à venir,
nécessitant d'adapter les actions de repérage et de prise en charge
pour un public en perte d'autonomie.
- Renforcer la coordination psy et addicto pour la prise en charge des
personnes présentant des comorbidités psychiatriques , par
exemple via la création d'une nouvelle équipe de liaison et de soins
en addictologie (ELSA) intervenant sur l'ensemble des
établissements de santé et mettant en œuvre une coordination Psy
et Addicto renforcée
- Développer des outils numériques de coordination entre
professionnels des secteurs social, médico-social et sanitaire, en lien
avec les réflexions autour de la structuration de « e-parcours » en
addictologie
- Mettre en place une communauté thérapeutique , un lieu d'accueil
résidentiel mixte, proposant un accueil sur une période de 12 à 24
mois, ouvert à des personnes souhaitant s'engager dans une
démarche de soin de leur addiction. La spécificité des communautés
thérapeutiques, qui s'adressent à un public de consommateurs
dépendants à une ou plusieurs substances psychoactives, est de
placer le groupe au cœur du projet thérapeutique et d'insertion
sociale avec l'objectif d'abstinence des substances psychoactives.
La participation au groupe, selon des règles de vie collective,
représente le moteur du changement, de l'abstention de toute
consommation, de l'abandon des comportements associés et du
maintien de comportements et de modes de vie adaptés.
- Création d'un pôle sanitaire à orientation addicto (filière complète)
au Centre Hospitalier Saint-Esprit
- Créer une unité niveau 3 au CHUM, couvrant l'ensemble des
missions dévolue à une prise en charge de niveau 3
- Impliquer les patients et usagers dans l'amélioration de nos
parcours de prise en charge (patient-experts, prévention par les
pairs…), en développant leurs compétences pour former des
patients experts qui pourront mettre leur expérience au service de
la collectivité et de leurs pairs (=> voir parcours « Santé mentale »)
Coordination ville -
hôpital
- Accompagner les usagers en post -cure pour limiter les risques de
rechute. Assurer le lien avec le domicile et les acteurs de la ville
(CSAPA, médecin traitant) et fournir un soutien motivationnel visant
à soutenir l'abstinence
- Améliorer la coordination des prises en charge des personnes sous
main de justice avec une problématique d'addiction au moment des
sorties pour prévenir les risques de ruptures de parcours : mise en
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 64
58
place d'une commission de préparation des sorties pour les détenus
en situation « complexe » ; renforcement du CSAPA référent
pénitentiaire en lien avec l'ouverture de la Structure
d'Accompagnement à la Sortie (SAS) ; renforcement de la
coordination entre CSAPA et PJJ (voir PRAPS).
Montée en
compétence des
professionnels /
formation /Observati
on / connaissances
- Développer les formations croisées (secteurs social, médico -social,
sanitaire, éducation nationale, …) pour accompagner la montée en
compétence et favoriser l'interconnaissance des acteurs
intervenant dans les parcours en addictologie
- Continuer à réaliser des études permettant d'avoir une meilleure
connaissance de la situation en Martinique, dans la continuité des
actions menées au titre du PRS 2 et du Plan régional de mobilisation
contre les addictions (=> voir PRAPS)
- S'appuyer sur l'ethnopsychiatrie pour mieux comprendre la façon
dont la population appréhende les problématiques de santé
mentale et d'addictions sur les territoires de proximité, afin
d'apporter des réponses adaptées. En ce sens, les réflexions sur
l'utilisation de la pharmacopée locale doivent être approfondies (=>
voir parcours « Santé mentale »).
Feuilles de route / programmes associés
Plan régional de mobilisation contre les addictions
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 65
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Santé mentale
Contexte
Selon l'OMS, 1 personne sur 4 est touchée par des troubles psychiatriques à un moment de sa
vie. Ces troubles représentent aujourd'hui le premier poste de dépenses de santé en France
avec un coût total de 23,4 milliards d'euros pour l'assurance maladie (14,5% des dépenses) et
30 milliards d'euros avec les aides indirectes (Indemnités journalières et aide sociale).
En Martinique, en 2019, 3,07% de la population (vs 4,22 % au niveau France entière) était prise
en charge pour une maladie psychiatrique et 3,15% (vs 8,33% France entière) était sous
traitement psychotropes.
Dans le cadre du PRS 2, des avancées importantes ont été réalisées avec :
- La mise en place du dispositif VigilanS, dispositif de veille et de re-contact téléphonique
qui vise à maintenir le lien avec les patients ayant réalisé une tentative de suicide
- L'élaboration partenariale et la validation du Projet Territorial de Santé Mentale (PTSM)
en 2020
- La mise en place et le développement des conseils locaux de santé mentale (CLSM), qui
constituent des espaces de concertation et de coordination entre les élus, la
psychiatrie, les représentants des usagers, les aidants et l'ensemble des professionnels
du territoire. Les CLSM ont pour objectif de définir et de mettre en œuvre des
politiques locales et des actions permettant l'amélioration de la santé mentale des
populations concernées
- Mise en place et développement des équipes mobiles (Equipe mobile de psychiatrie
précarité, Equipe mobile de psychiatrie de la personne âgée, Equipe mobile de Suivis
Intensifs dans le milieu de réhabilitation psychosociale , Equipe mobile premiers
épisodes psychotiques)
- Développement des alternatives à l'hospitalisation (Habitat inclusif, ACT un chez soi
d'abord, village du rétablissement)
- Création de la Maison des Adolescents et des Jeunes adultes (MDAJA) en 2021 et
ouverture au public en 2022.
Les orientations prévues pour les années à venir s'inscrivent dans la continuité des actions déjà
engagées et en cohérence avec les évolutions en cours au niveau national :
- La feuille de route de la santé mentale et de la psychiatrie qui vise l'amélioration des
conditions de vie, de l'inclusion sociale et de la citoyenneté des personnes vivant avec
un trouble psychique, de l'accès aux soins et aux accompagnements
- La poursuite de la mise en œuvre et de l'animation du projet territorial de santé
mentale
- La stratégie nationale de prévention du suicide , visant à m ettre œuvre de façon
coordonnée dans les territoires un ensemble d'actions intégrées de prévention du
suicide (Dispositif VigilanS, formation à la prévention du suicide, lutte contre la
contagion suicidaire, Numéro national)
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 66
60
- La feuille de route pour la prévention du mal -être et l'accompagnement des
agriculteurs en difficulté visant la coordination entre tous les acteurs pour
accompagner les agriculteurs et salariés agricoles qui en ont besoin dans toutes les
dimensions de leur vie (économique, social, santé)
Nos priorités à 5 ans
▪ Finalisation du projet d'établissement unique de santé mentale
▪ Améliorer les liens ville-hôpital dans la prise en charge en santé mentale
Déclinaison opérationnelle – projets structurants et actions prioritaires
Prévention / repérage - Sensibiliser le grand public à la promotion de la santé mentale dans
le cadre de la Semaine d'Information sur la Santé mentale tous les
ans
- Déployer la journée caribéenne annuelle du bien-être
- Promouvoir la santé mentale par l'activité physique régulière
- Repérer les problématiques de santé mentale en lien avec l'obésité,
le surpoids, les problématiques de violences, d'endométriose,
addictions et proposer un accompagnement global => poursuivre
l'inclusion d'un volet psychologique dans les projets de prévention
le nécessitant
Offre graduée de prise
en charge / filière de
soin
- Accompagner la finalisation du projet d'établissement unique de
santé mentale
- Améliorer l'accès aux soins somatiques hospitaliers
- Mettre en place un service d'accès aux soins psy
- Développer et renforcer des équipes mobiles pour la prise en
charge hors les murs de l'Etablissement Unique de Santé Mentale
(pédopsychiatrie, EPIC…)
- Développer la télémédecine et la téléexpertise
- Organiser la prise en charge des patients comorbides (addicto/psy)
(=> voir parcours « Addictions »)
- Créer une unité d'hospitalisation de court séjour pour les personnes
âgées souffrant de troubles psychiatriques
- Impliquer les patients et usagers dans l'amélioration de nos
parcours de prise en charge (patient-experts, prévention par les
pairs…), en développant leurs compétences pour former des
patients experts qui pourront mettre leur expérience au service de
la collectivité et de leurs pairs (=> voir parcours « Addictions »)
Coordination ville -
hôpital
- Améliorer le lien ville -hôpital en s'appuyant sur les textes
règlementaires
- Mise en place de comités techniques régionaux thématiques
Montée en
compétence des
professionnels /
formation /Observation
/ connaissances
- Mettre en place des rencontres institutionnelles autour de la
protection des majeurs
- Former aux premiers secours en santé mentale
- Donner les moyens à la Maison des Adolescents et des Jeunes
Adultes (MDAJA) de porter la coordination et l'animation d'un
réseau d'acteurs à destination des jeunes, au niveau régional et sur
les territoires. Accompagner la mobilisation de co -financeurs et/ou
la mobilisation des collectivités locales (communes, EPCI) pour la
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 67
61
mise à disposition de moyens nécessaires au déploiement territorial
des missions de la MDAJA.
- S'appuyer sur l'ethnopsychiatrie pour mieux comprendre la façon
dont la population appréhende les problématiques de santé
mentale et d'addictions sur les territoires de proximité, afin
d'apporter des réponses adaptées. En ce sens, les réflexions sur
l'utilisation de la pharmacopée locale doivent être approfondies (=>
voir parcours « Addictions »).
Feuilles de route / programmes associés
Projet Territorial de Santé Mentale (PTSM)
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 68
62
Parcours périnatalité / enfants / santé maternelle
Contexte
Le parcours de santé « Périnatalité / enfants / santé maternelle » couvre toute la période allant
du désir de grossesse, en passant par la grossesse, la naissance et toute la petite enfance jusqu'à
l'âge de 3 ans (1000 premiers jours).
La santé maternelle et infantile pendant cette période constitue un fondement pour la santé
future de la population.
En Martinique, les indicateurs en matière de périnatalité sont plus défavorables que dans
l'Hexagone :
- Un taux de mortalité périnatale de 13,5 ‰, supérieur à celui de la France hexagonale
(8,5 ‰)7,
- Un taux de mortalité infantile de 7,2‰, supérieur à celui de la France hexagonale (3,6
‰)8,
- Un taux de naissances prématurées qui a diminué entre 2016 (11,9%) et 2021 (8,6 %) mais
qui reste toutefois supérieur à celui de la France hexagonale (7‰)9.
Cette situation pourrait s'expliquer, entre autres, par :
- L'augmentation de l'âge des mères (une moyenne de 31 ans, identique à France
hexagonale)10
- Des facteurs liés à l'hygiène de vie des femmes enceintes (10% de diabète gestationnel
en 2021 Vs 4,6% en 2016 ; 25% des femmes qui accouchent sont obèses Vs 14% en
France hexagonale ; 7,7% des femmes enceintes touchée par l'Hypertension artérielle)11
- La précarité : en 2020, 29% des Martiniquais vivaient en dessous du seuil de pauvreté
contre 12,1% en France hexagonale. Aussi, la Martinique se caractérise par un fort taux
de familles monoparentales (53,6 %, contre 26 % dans la région hexagonale la plus
concernée), très majoritairement féminines12 ;
- L'accès à la prévention et aux soins (démographie médicale).
Dans ce cadre, le PRS 2018-2022 avait pour priorités d'agir sur les facteurs qui peuvent affecter
la santé et le développement psychomoteur des enfants et de garantir l'accès de la femme
enceinte et du nouveau-né à une prise charge adaptée et coordonnée.
Les actions menées concernent principalement le risque lié à l'exposition à la chlordécone, le
dépistage et la prise en charge de l'obésité chez les femmes, le déploiement de l'Entretien
Prénatal Précoce (EPP) et la coordination entre les différents acteurs qui interviennent dans ce
champ.
Dans cette même perspective et afin d'améliorer les indicateurs martiniquais en matière de
périnatalité, les enjeux pour les 5 ans à venir consistent en priorité à poursuivre et renforcer le
7 Source : DREES 2017 - 2019
8 Source : Insee 2020
9 Source : ENP 2016 - 2021
10 Source : Santé publique France, 2021
11 Ibid.
12 Source : Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté 2019 -2021
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 69
63
dépistage des vulnérabilités et leur prise en charge chez les individus en âge de procréer et de
développer l'offre sanitaire.
Aussi, au regard des recommandations nationales, le développement de la filière endométriose
est identifiée comme une mesure importante pour améliorer la prise en charge et la
sensibilisation à cette affection gynécologique courante mais qui reste encore m éconnue.
Nos priorités à 5 ans
▪ Repérer d e la période pré conceptionnelle, à l'accouchement et durant la période
néonatale les facteurs qui peuvent affecter la santé des individus en âge de procréer et le
développement psychomoteur des enfants
▪ Améliorer la prise en charge de la femme enceinte et du nouveau-né
▪ Structurer filière endométriose
▪ Renforcer l'observation en périnatalité
Déclinaison opérationnelle – projets structurants et actions prioritaires
Parcours périnatalité
Prévention /
repérage
- Faire connaître davantage la consultation préconceptionnelle pour en
augmenter le recours
- Augmenter le recours aux entretiens pré et post natals en lien avec la CTM,
dans le cadre de la contractualisation ARS/DEETS/CTM en cours
- Organiser des groupes de travail de structuration d'un parcours de repérage
des facteurs de risques via les consultations/entretiens de prévention
(consultations pré -conceptionnelles, bilan prénatal, entretien prénatal
précoce, consultation post -natale, entretien post -natal) – avec les
professionnels de santé, la CGSS, l'ARS et la PMI – afin de renforcer et
d'améliorer le repérage des facteurs pouvant affecter la santé des individus
en âge de procréer (accès à une Chlordéconémie, dépistage des maladies
chroniques, du surpoids, etc.) (=> voir PRAPS)
Offre graduée
de prise en
charge / filière
de soin
- Créer la maison des 1000 premiers jours de l'enfant : prévention primaire,
dépistage, prise en charge périnatale et ETP pour les futurs parents et enfants
jusqu'à 2 ans
- Créer une maison de naissance en Martinique pour diversifier l'offre de prise
en charge. Les « maisons de naissance » sont des structures autonomes qui,
sous la responsabilité exclusive de sage-femmes, accueillent les femmes
enceintes dans une approche personnalisée du suivi de grossesse jusqu'à leur
accouchement, dès lors que celles -ci sont désireuses d'avoir un
accouchement physiologique, moins médicalisé et qu'elles ne présentent
aucun facteur de ri sque connu. Les conditions d'installation des Maisons de
naissances sont définies dans le décret du 26 novembre 2021.
- Mettre en place un hôtel hospitalier – près de la maternité de niveau 3 – pour
les femmes enceintes avec une grossesse pathologique , financé par la
sécurité sociale si leur domicile est à plus de 30 minutes de la maternité.
- Renforcer les Centres Périnataux de P roximité (CPP) et optimiser leur
fonctionnement (étendre les plages d'ouverture, renforcer les équipements
minimaux, renforcer la coordination des acteurs, etc.), en lien avec le projet
médical du CHUM
Coordination
ville - hôpital
- Assurer la prise en charge des vulnérabilités repérées (psychologiques,
psychiatriques, sociales, sanitaires) en renforçant le lien ville -hôpital (MFME,
PMI, etc.) via la mise en œuvre de conventions de partenariat : le projet vise
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 70
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à renforcer le lien entre les différents acteurs qui interviennent auprès des
individus en âge de procréer via la mise en place de conventions de
partenariat. Ces conventions permettront d'établir une collaboration étroite
entre les structures de soins en ville et les hôpitaux, afin de faciliter la
coordination des services et d'assurer un suivi sans rupture dans la prise en
charge des vulnérabilités.
- Mettre en place un dossier de suivi informatisé des grossesses, partagé entre
tous les acteurs de la prise en charge (poursuite du « e-parcours » déjà
engagé)
- Elaborer un annuaire des ressources territorialisées sur les différents champs
de la périnatalité à l'intention des professionnels
- Mettre en place un réseau de suivi des enfants vulnérables (incluant
l'accompagnement des enfants nés prématurés, des enfants à risque de
troubles du neurodéveloppement, des enfants exposés in -utéro à la
chlordécone, et de leurs parents)
Montée en
compétence
des
professionnels
/ formation
Observation /
connaissances
Filière endométriose
Prévention /
repérage
- Cibler les populations et les départements dont la prise en charge est
inégale grâce notamment au travail des associations de patientes et des
observatoires régionaux de santé. Utiliser notamment le volet régional
du dispositif Santé.fr, afin de relayer de s campagnes de sensibilisation
et de formation dans ces départements,
- Mener des actions d'informations et de prévention en lien avec les
associations de patientes,
- Encourager l'intervention des associations de patientes dans les écoles,
les entreprises, les associations sportives en lien avec l'ARS pour
élaborer les messages de sensibilisation,
- Favoriser l'organisation de groupes de parole en lien avec les
associations de patientes.
Offre graduée de
prise en charge /
filière de soin
- Organiser la structuration d'une offre de soins graduée sur l'ensemble
du territoire via la mise en place d'une filière dédiée à la prise en charge
de l'endométriose s'intégrant aux organisations et aux dispositifs de
coordination préexistants, en assurer le suivi et l'évaluation.
- Faciliter le recours à l'IRM en cas d'infertilité inexpliquée : réforme des
autorisations (autorisation pour plusieurs équipements)
- Développer et financer au sein des filières et en lien avec les
associations des programmes d'ETP pour mieux prendre en charge la
douleur : en cours de discussion pour un appel à projet dédié
Coordination ville -
hôpital
- Assurer la collaboration des acteurs en mettant notamment en place
des RCP communes et de recours
- Mener un maillage territorial de RCP radio -cliniques : organisation de
RCP radio cliniques pluridisciplinaires à visée diagnostique ou
thérapeutique. Inciter les professionnels de santé à participer aux
réunions de concertation pluriprofessionnelles
.
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 71
65
Montée en
compétence des
professionnels /
formation
- Contribuer à l'amélioration des pratiques professionnelles
- Diffuser au sein des filières les bonnes pratiques en matière de prise en
charge de l'endométriose qui pourra prendre la forme d'un programme
de mentorat
- Favoriser le déploiement de la formation continue, notamment au sein
des filières
- Favoriser les stages cliniques en centres multidisciplinaires
- Promouvoir la participation des patientes expertes aux instances de
concertation régionales
Observation /
connaissances
- Mettre en place une action de recherche
Lisibilité de l'offre
sur le territoire
- Diffuser les coordonnées des structures de prises en charge au niveau
territorial. Lancement de travaux au national / Annuaire santé.fr.
- Identification des centres imagerie par les filières : définis dans le cadre
des niveaux de la filière.
Feuilles de route / programmes associés
Programme 1000 premiers jours de l'enfant
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 72
66
Parcours de santé des personnes âgées
Contexte
La Martinique fait partie des régions les plus âgées de France. En 2016, un quart de la population
de la Martinique est âgée de 60 ans et plus, soit 97 000 individus. Cette proportion est similaire
en Guadeloupe (24%) et en France métropolitaine (25%).
La Martinique se caractérise par des territoires inégaux face au vieillissement. Les personnes
âgées de 60 à 74 ans se retrouvent principalement dans la Communauté d'Agglomération du
Centre de la Martinique (CACEM) et l'Espace sud de la Martinique.
Bien qu'ayant été une des plus jeunes régions de France dans les années 1980, elle est de plus
en plus touchée par le vieillissement de sa population et pourrait ainsi devenir la région la plus
âgée de France en 2050 avec plus de quatre personnes sur dix âgées de 65 ans et plus. Sous
l'effet du vieillissement, la population dépendante continuerait de croître. Les femmes, ayant
une espérance de vie plus longue, seraient plus touchées par la dépendance.
L'impact du vieillissement est plus prononcé en Martinique en raison de plusieurs facteurs : une
situation géographique spécifique pouvant exacerber les difficultés de mobilité , une offre
d'accompagnement des personnes âgées et de leurs aidants plus faible (notamment à
domicile), un taux de précarité des personnes âgées plus important, des difficultés
d'appropriation et d'adoption de comportements de santé favorables qui exposen t les
Martiniquais aux affections de longue durée et à la perte d'autonomie plus précocement et
plus fortement.
La croissance prévisible du nombre de personnes âgées en perte d'autonomie ou dépendantes
à l'horizon 2030 et au -delà entraînera de nouveaux besoins humains, techniques et
d'adaptation de l'habitat d'autant que le parcours résidentiel martiniquais est essentiellement
centré sur le domicile. Cette problématique deviendra de plus en plus prégnante avec
l'aggravation des situations de dépendance à domicile et l'affaiblissement de l'aide familiale ,
ce qui nécessite de mobiliser davantage des aides professionnelles.
Face à ces constats, l'enjeu pour la région est de renforcer sa stratégie d'accompagnement du
vieillissement en développant à toutes les étapes du parcours de la personne une nouvelle
culture du vieillissement avec une prise en charge en soins et un accompagnement gradués en
fonction des problématiques rencontrées, dans le respect du projet de vie de la personne et
du principe d'auto-détermination.
Nos priorités à 5 ans
▪ Renforcer et mieux coordonner l'offre de prévention de la perte d'autonomie sur le
territoire
▪ Renforcer le repérage précoce des situations de fragilités
▪ Favoriser le virage domiciliaire des personnes âgées
▪ Renforcer l'offre de service à destination des personnes âgées sur le territoire
▪ Améliorer la qualité, l'accompagnement et le parcours de la personne âgée en amont et en
aval et particulièrement d'une hospitalisation
▪ Renforcer la coordination entre les acteurs accompagnant les personnes âgées
▪ Améliorer l'observation et la recherche dans le champ du vieillissement
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 73
67
Déclinaison opérationnelle – projets structurants et actions prioritaires
Prévention / repérage - CNR Bien -Vieillir Mettre en place le programme ICOPE de l'OMS , qui
permet de dépister, à partir de 60 ans, les fragilités liées à l'âge pour
prévenir, ralentir et limiter la perte de capacités sur les fonctions
déterminantes. Déployer en articulation avec ce programme, le
plan antichute :
o Sensibiliser et former les professionnels du premier recours (y
compris le secteur social) au repérage de la perte d'autonomie
et des fragilités,
o Créer des centres de prévention de la perte d'autonomie
proposant aux personnes âgées de plus de 65 ans (à domicile
et/ou en établissements) des bilans de santé réguliers avec des
équipes pluridisciplinaires. Ces bilans auront pour objectifs de
repérer les fragilités le plus précocement possible et d'orienter
les personnes vers les prises en charge adaptées,
o CNR Santé Renforcer les actions d'aller -vers pour le repérage des
fragilités,
o Déployer des actions de prévention coordonnées d'aller -vers,
avec les partenaires de la prévention, pour toucher le public
vulnérable (personnes isolées, personnes avec une mobilité
réduite, etc.),
o Mettre à disposition des acteurs des outils d'orientation
permettant une prise en charge coordonnée des personnes
repérées (aménagement du logement, prévention secondaire,
tertiaire, aide aux repas, etc.).
o Renforcer et mieux coordonner les actions de prévention de la
perte d'autonomie : inscrire les actions de prévention de la
perte d'autonomie dans les CPOM des ESSMS (en cours), pour
promouvoir la bientraitance des personnes âgées dans les
établissements et domicile, lutter contre l'isolement des
personnes âgées
- CNR Santé Mettre en place une action de r epérage précoce et
anticipation des dégradations de l'état de santé des résidents en
EHPAD : développer les évaluations anticipées en EHPAD réalisées
par l'HAD, pour repérer les résidents qui ne souhaitent pas être
transférés à l'hôpital et dont l'état de santé est susceptible de se
dégrader à courte échéance, et éviter les prises en charge tard ives
et les transferts aux urgences
- CNR Bien-Vieillir Former les équipes des bailleurs sociaux au repérage des
signes précurseurs des fragilités liées à l'âge afin de passer le relais
aux partenaires (prévention et accompagnement) dont le maillage
territorial doit être construit.
Offre graduée de prise
en charge / filière de
soin
Renforcer et développer l'offre de soutien aux aidants non professionnels
- CNR Bien-Vieillir Renforcer la communication sur les offres de répit pour
les aidants, les développer et créer un parcours de répit avec toutes
les formes disponibles : accueil de jour, baluchonnage et relayage.
- Mettre en place une stratégie territoriale d'aide aux proches
aidants : t erritorialiser l'offre d'aide aux aidants en fonction des
besoins de chaque territoire de proximité (maison destinée au répit,
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 74
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plateforme de répit, accueil de jour, soutien psychologique, écoute,
formations, activités aidants-aidés, répit à domicile / hors domicile,
etc.),
Accompagner le virage domiciliaire
- Renforcer les actions d'adaptation du logement en renforçant
l'accès aux logements adaptés et l'acquisition des aides techniques,
en lien avec les partenaires
- Accompagner le développement des services autonomie à domicile
(SAD) en les incitant à conventionner pour bénéficier de la dotation
complémentaire pour accompagner les usagers sur des horaires
atypiques et renforcer les actions de prévention, etc.
Renforcer l'accompagnement en développant les SSIAD et SSIAD
renforcés
- Accompagner la transformation des EHPAD en créant des Centres
de Ressources Territoriaux. Les Centres de Ressources Territoriaux
ont pour objectif de permettre aux personnes âgées de vieillir chez
elles le plus longtemps possible grâce à un accompagnement renforcé
à domicile, lorsque l'accompagnement classique déjà assuré par un
service proposant de l'aide ou des soins à domicile n'est pas suffisant.
Il s'agit, notamment, de développer une alternative à l'entrée en
établissement. La mission de centre de ressources territorial est
divisée en 2 volets : le premier propose un appui aux professionnels
du territoire (formation des professionnels, appui administratif et
logistique, mise à disposition de compétences et ressources
gérontologiques, gériatriques et de ressources et équipements
spécialisés ou de locaux adaptés ; et le second propose un
accompagnement renforcé pour des personnes âgées en perte
d'autonomie nécessitant un accompagnement à domicile plus
intensif, en alternative à l'EHPAD.
Développer l'offre de s olutions intermédiaires entre le domicile et
l'établissement
- Diversifier l'offre intermédiaire et améliorer l'accès à l'o ffre
d'accueil intermédiaire ( accueil journalier , accueil temporaire
notamment) en améliorant la mobilité des séniors sur le territoire.
- Créer des petites unités de vie (PUV),
- Développer des Unités Cognitivo Comportementale (UCC),
Renforcer l'accès aux soins et à la prévention
- Créer une unité d'hospitalisation de court séjour pour les
personnes âgées souffrant de troubles psychiatriques
- Poursuivre les travaux de renforcement de la filière
gérontologique.
- CNR Bien-Vieillir Améliorer l'hygiène bucco-dentaire des personnes âgées
avec l'instauration d'un examen dentaire obligatoire par an à partir
de 62 ans (et à l'entrée en institution), la formation des personnels
et accompagnants, et l'installation de cabinets dentaires en EHPAD.
Qualité de l'accompagnement et bientraitance
- Mettre en place des formations flash concernant les principes
essentiels des prises en soins et des accompagnements des
personnes âgées à travers des campagnes massives pour le
développement de la culture de la bientraitance
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 75
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Coordination ville -
hôpital
- Mettre en place une Equipe Régionale Vieillissement visant à
coordonner les professionnels du territoire
- Améliorer le retour à domicile après hospitalisation en lien avec le
DAC pour les situations complexes (ex : personnes âgées sans
hébergement) : étendre le PRADO à tous les établissements,
accompagner les problématiques sociales (hébergement par
exemple), introduire le suivi post hospitalisation dans le parcours de
santé de la personne âgée, etc.
Montée en
compétence des
professionnels /
formation /Observation
/ connaissances
- CNR Bien-Vieillir Envisager la structuration d'un gérontopôle articulé avec
le CREAI, structure spécialisée dans le domaine du vieillissement et
de la gériatrie (=> voir également le PRAPS). Ses objectifs seront :
o D'objectiver les besoins et de suivre leur évolution, en intégrant,
si possible une dimension de « parcours »,
o De soutenir la recherche sur le sujet du vieillissement en
Martinique pour une meilleure connaissance des besoins.
Feuilles de route / programmes associés
CNR Bien vieillir
Feuille de route vieillissement
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 76
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Personnes en situation de handicap
Contexte
La loi du 11 février 2005 pose les grands principes de la politique du handicap qui conjugue une
stratégie d'accessibilité et une stratégie de compensation pour réduire les incapacités
fonctionnelles des personnes.
Le PRS3 s'inscrit d'ores et déjà dans cette dynamique en continuité du précédent PRS avec :
- Un repérage précoce destiné à réduire le surhandicap notamment des enfants atteints
de troubles du neurodéveloppement
- Une société plus inclusive avec une insertion en milieu ordinaire dès le plus jeune âge à
travers la scolarité et qui se poursuit à l'âge adulte.
- Une attention particulière au public des personnes handicapées vieillissantes en
établissement, au domicile, vulnérables, ou en errance – priorité développée dans le
PRAPS.
Le PRS 2 a marqué également l'inscription de la Martinique dans la feuille de route territoire
100 % inclusif visant à améliorer la participation et la coordination de tous les acteurs engagés
dans le parcours de vie d'une personne en situation de handicap afin de lutter contre les
ruptures de parcours. Cela a permis d'inscrire au sein du PRS3, des projets innovants répondant
à un besoin en terme d'offre, le territoire étant déficitaire sur le secteur adulte. Des dispositifs
intégrés restent à développer autour du public enfants.
Nos priorités à 5 ans
▪ Développer la prévention et l'éducation à la santé de façon adaptée aux besoins des
personnes handicapées
▪ Structurer le parcours des troubles du neurodéveloppement (TND, dont troubles dys) et
renforcer le repérage pour intervenir précocement
▪ Transformer l'offre médicosociale afin de mieux répondre aux aspirations des personnes
et d'améliorer la qualité de l'accompagnement proposé sur le territoire
▪ Faciliter l'accès aux soins courants à tous types de handicap
Déclinaison opérationnelle – projets structurants et actions prioritaires
Prévention / repérage - Renforcer l'accès des personnes handicapées à la prévention
o Développer les actions de prévention et d'éducation à la santé
et former les réseaux d'acteurs par thématique de prévention
pour répondre aux besoins identifiés.
o Communiquer, informer et sensibiliser (notamment par les
pairs) les personnes en situation de handicap aux dépistages
organisés en adaptant et générant des messages, supports et
d'outils accessibles et compréhensibles ;
o Continuer à inscrire le dépistage des cancers dans les CPOM,
dans les projets associatifs et d'établissements en les incitant à
formaliser des conventions avec les cabinets de radiologie et le
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 77
71
Centre de coordination des dépistages des cancers (CRCDC –
GIP ROM).
- Renforcer et structurer le repérage des signes d'alerte d'un TND :
o Organiser une démarche d'information sur le repérage auprès
des acteurs en contact avec les enfants afin de faciliter leurs
actions
o Structurer le repérage en mettant à disposition des acteurs
concernés des outils de repérage et d'orientation vers le
dépistage et le diagnostic
o Autoriser administrativement le CAMSP Nord Caraïbe et créer
un CAMSP Sud
Offre graduée de prise
en charge / filière de
soin
Accompagner la structuration des parcours et des filières de prise en charge
- Structurer la filière des troubles du langage et de l'apprentissage
sur le territoire (du repérage à l'accompagnement, en passant par
les diagnostics pluridisciplinaires) en 3 niveaux. Dans ce cadre, créer
les Centres Ressources des Troubles du Langage et de
l'Apprentissage (CRTLA) afin de pouvoir intervenir en recours sur
des situations difficiles qui ne répondent pas aux premières mesures
mises en œuvre
- Affirmer le parcours des TND, en 3 niveaux : repérage (voir partie
prévention/repérage ci-dessus) ; dépistage et accompagnement.
- Développer le parcours des personnes déficientes visuelles
Accompagner l'évolution de l'offre médico-sociale en faveur des personnes
en situation de handicap
- Développer les dispositifs médico -sociaux intégrés sur le territoire
afin d'apporter des réponses souples et individualisées. Ce mode
d'organisation vise à décloisonner les structures, notamment entre
le secteur médicosocial et l'éducation nationale, à donner de la
souplesse pour une réponse adaptée aux b esoins évolutifs de
l'enfant ou adolescent.
- Favoriser le regroupement des établissements d'accompagnement
des personnes en situation de handicap afin d'optimiser leur
organisation et leur fonctionnement et d'harmoniser les pratiques
entres les établissements offrant le même type de service
- Accompagner les transitions et prévenir les risques de rupture dans
les parcours de vie :
o Définir les besoins et les modalités d'accompagnement des
personnes handicapées vieillissantes par les secteurs du
grand âge et du handicap,
o Favoriser la coordination entre les structures du handicap
(SAVS, SAMSAH, établissements) et les acteurs du champ
gérontologique (CCAS, DAC SAAD, médecins
coordinateurs…) pour construire des réponses adéquates,
o Poursuivre le développement de l'offre adulte ayant de
faibles taux d'équipement pour éviter les ruptures de
parcours,
- Structurer la prise en charge coordonnée des situations de
handicap individuelles complexes / critiques
o Réaliser un état des lieux de toutes les situations complexes
existantes sur le territoire,
o Identifier les différents dispositifs mobilisables dans les
situations critiques en lien avec les acteurs de la
coordination : C360, DAC,
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 78
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o Structurer des réponses graduées en fonction de chaque
situation en identifiant le champ d'intervention de chaque
acteur. Développer des offres innovantes pour
accompagner les situations de handicap complexes :
équipes itinérantes, équipes mobiles d'appui aux situations
complexes, etc.
o Former les professionnels à l'accompagnement
pluridisciplinaire des situations complexes,
o Développer / renforcer la coordination des acteurs dans
l'accompagnement de ces situations via l'organisation de
réunions régulières dédiées aux situations complexes du
handicap pour recueillir les besoins des acteurs dans
l'accompagnement de ces situations et partager les bonnes
expériences.
Favoriser l'accès aux soins et à la prévention :
- Faciliter l'accès aux soins courants en déployant le dispositif
Handiconsult
- Sensibiliser les personnes au remplissage du questionnaire
Handifaction afin d'améliorer les pratiques
Citoyenneté et inclusion sociale :
- Favoriser l'accès à l'emploi des personnes en situation de handicap
o Cartographier l'offre existante pour les bénéficiaires et les
professionnels
o Favoriser l'insertion professionnelle des personnes en
situation de handicap, notamment en milieu ordinaire en
créant des passerelles entre le milieu protégé et le milieu
ordinaire
Coordination - Organiser un séminaire annuel entre les acteurs accompagnant les
personnes en situation de handicap (social, sanitaire et
médicosocial) afin de favoriser leur interconnaissance et le partage
des expertises et savoirs relatifs à l'accompagnement du handicap.
Montée en
compétence des
professionnels /
formation /Observation
/ connaissances
- Mettre en place un CREAI (au sens de l'arrêté du Ministère de la
Santé du 22 janvier 1964) (mise en œuvre prévue pour 2025) (=>
voir PRAPS)
- Mettre en place Handidonnées à l'échelle du territoire (projet validé
en avril 2023).
- Sensibiliser les acteurs au renseignement de la plateforme
Viatrajectoire
- Remobiliser les établissements à renseigner le tableau de bord
ANAP afin d'exploiter les données publiées et partager les
conclusions
- Renforcer les compétences des professionnels dans les domaines
du repérage, de l'orientation et de l'accompagnement des
personnes en fonction des besoins et en lien avec les thématiques
prioritaires de l'HAS (Ex : formation START/certification Nationale
d'Intervention en Autisme)
- Evaluer les actions de prévention déployées dans les établissements
médico-sociaux dans un objectif d'amélioration des pratiques
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 79
POPULATION PAR COMMUNE AU 01/01/ 2022Fart -de-FranceLamentinSaint JosephSchœlcher
NOMBRE DE NAISSANCES EN 2021 :
NOMBRE DE DÉCÉS EN 2021:
7651240 0951588319 612
1684
Indicateurs socio -démo-Ééconomique «Part de la papulationâgée de moins de 20ans
............................ 4
42% de la popula tion Martiniquaise :Superficie: 171 km? l____________________________ |
............................ -
Densité: 890 hab./km* :
Occupation du sol : :||!
Lentre
Indice de vieilissement (nbh de persannesà gées de 65 ou plus pour -1|Xx jeunesde moinsde 20an s)
' 34008; s858' a7%
Martinique
____________
____________
------------
____________
73
Annexe 2 : Feuilles de route territoriales
Territoire de proximité du Centre
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 80
ORGANISATION DE LA PRISE EN CHARGE
Nombre — ; Nomire d , Densité (pour; Type de professionnels .d'éts professonnels * 100000 hab.)Type de prise en charge
Les constats du CN R Santé#Un ratiotrop important de patientspar médecin traitantavec pour carallaires : une attente langue p our bénéficierd'une consultation , le refu s de prise en charge de nouveaux patients, un recours impartant à SOS médecinse Un manque de médecin s dan s certaine s spécial ités ( aphtalm alagie ...)o Des prablématique s de tran spart qui impactent l'accessibilitéaux soinso Des prablématique s d'hahit at insalubre qui freinent le dévelappement de THLAD
Pramouvoirune approche glohale |des enjeux de santé et des enjeux :w&...-muhsflébdmhsC...s...de...envinnnementeus __ __ LRenfarcer l'accessibilité de laffre ; Créer une Equipe Mobile territariale de Sain s Palliatifs (EMSP), intra-, inter- et ex-de santé J'f...iiùt )Assurer l répanse aux hesoinsde ;soinsnon urgentset de soinsnon | Compléter l'affre de soins nan programmésà l Clinique Saint -Paul
Structurer les parcours de anté : :...whsmbmdtpùhd...m'"hü"*"m
________________________________________________________________
Structurerles parcoursde santé : _ Créer une unité niveau 3au CHUM, couvrant Tense mble des mission s dévalue à uneAddiction s ; prise en charge de niveau 3
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ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 81
Localisation du territoire Nord Grraïhe
POPULATIONPAR COMMUNE AU o1/01/ 2022Le Carbet 3461 tläBellefant aine 1813 : 6% de la population Martiniquais :Case -Pilate 4455 R eLe Mome-Vert 1816 pemeemeemmeme en tsFands-Saint -Denis 680 | Superfide: 10 .E e 4795 —es L i Densité : 106 lub,/km? :|NOMBREDENAISSANCESEN2021: 209 Ly gy gy gy gy g -|NOMBREDE DÉCÉS EN 2021 34 Occupation du sd : :|
Nord Ca raibe Martinique
À
Indicede vieillissement (n h de persannesà gées de 65 ou pluspourw0 jeunesde moinsde 20 an s) ,
75
Territoire de proximité du Nord Caraïbe
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 82
ORGANISATION DE LA PRISE EN CHARGE
Typedepriseencharge o [l Typedeprofessionnels | professionnels 100 000hab.MCO o Médecins généralistes 20 90SSR 2 Gériatres o oPsy 4 Chirurgiens-Dentistes 8 36HAD o Pharmaciens 8 36Centre périnatal de proximité O Sages-femmes 5 22Centre de dialyse A Infirmiers 85 380Maison Médicale de Garde o Masseurs Kinésithérapeutes 32 143Personnes âgées 4 Orthophonistes 6 27Personnes handicapées 10 Psychologues 1 4
LES PRIORITES DU TERRITOIRELes constats du CNR Santé¢ Une population dispersée, agée, et particulièrement dépendante qui rencontre des difficultés d'accès aux soinssouvent par manque de mobilité¢ L'absence d'un service d'urgences et de Maison Médicale de Garde, qui implique des sollicitations réguliéres desinfirmiers libéraux en cas d'urgence+ Un manque de médecins spécialistes¢ L'absence « d'équipement lourd » d'imagerie médicale couplée à un manque de cohérence dans les prises encharge dites « lourdes » entre les différents sites (CHU, Carbet et Saint-Pierre)
Objectifs Projets structurantsRenforcer l'accessibilité de Développer l'offre de soins de l'hôpital de proximité du Centre Hospitalier Nordl'offre de santé via le renforce- Caraïbemer:t du maillage territorial et Développer les structures d'exercice coordonné grace à l'accompagnement des por-de l'aller-vers teurs de projetsAssurer la réponse aux besoins Renforcer l'offre d'effection mobile de médecine générale et paramédicale libéralede soins non urgents et desoins non programmés Compléter l'offre de soins non programmésStructurer les parcours de san- Adapter le capacitaire de l''EHPAD du Précheur pour mieux répondre aux besoinsté : Personnes âgées de la population du Nord CaraïbeStructurer les parcours de san-té : Personnes en situation dehandicapAutoriser administrativement le CAMPS Nord Caraïbe afin de renforcer et structu-rer le repérage des signes d'alerte d'un Trouble du Neuro DéveloppementIntervenir de manière globale. ; Mettre en place un Contrat Local de Santé et un Conseil Local de Santé Mentaleen promotion de la santé
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ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 83
POPULATIONPAR COMMUNE AU o1/01/ 2022 : Population: 75 238 habitants IIL' Ajoupa-Bou llan 1756 e e P LT -Basse -Painte 2823 e ;Grand- Rivière 610 ! 21%de la population Martini quaise "Gros-Mame 9689 e 1 =Le Larrain 6768 PE TT TT TT TT TT ....R 1050 n Superficie: 338 km :Le Marigat 317 e .Le Rabert 21913 P TT TT TT TT =-"Sainte -Marie 15487 ! Densité: 223 hab. /km *La Trinité 12025 e GsNOMBRE DENAISSANCESEN 2001: 682 : Occupation du sol : ":|NOMBREDE DÉCÉS EN 2021: 1047 : 48% de surfa ces agricoles :I
Indicateurs so cio-démo-économique « Nord Atlantique MartiniquePart de L papulat ion âgée de moins de 20ans : n9% : 27%
..................................... R o e e e i e e e
Part de la papulation âgée de 75 ansou plus ; u% ; 9.7%
_____________________________________ g A A
Part des personnes de 75ans ou plus vivant œules : 5.5% : A%Indice de vieillissement (nhdepersannes âgées de 65 ou pluspour | _.; """ L m """00 jeunesde moins de 20an s) _; _{' ___________Taux de chômage : 7% ' 2326
77
Territoire de proximité du Nord Atlantique
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 84
ORGANISATION DE LA PRISE EN CHARGE
MCO 2 Médecins généralistes 54 72SSR 1 Gériatres 1 1,3Psy 8 Chirurgiens-Dentistes 27 36HAD o Pharmaciens 31 41Centre périnatal de prosienité 1 Sages-femmes 7 9Centre de dialyse 1 Infirmiers 247 328Maison médicale de garde 1 Masseurs Kinésithérapeutes 157 209Personnes agées 6 Orthophonistes 31 41Personnes handicapées 2 Psychologues 4 5LES PRIORITES DU TERRITOIRELes constats du CNR Santé¢ Une population dispersée, âgée, dont une part importante ne maitrise pas le français¢ Une part importante de zones blanches, de foyers non connectés à internet ou avec un réseau instable¢ Une insuffisance de l'offre de prise en charge qui implique une aggravation des problèmes de santé des usagers qui serendent aux urgences en dernier recours¢ Un territoire vu comme « peu attractif », car insuffisamment développé, et mal desservi par les transports en com-
Objectifs Projets structurantsMettre en œuvre les opérations de reconstruction du CHLD (Trinité) et du CSSR laValérianeRenforcer l'accessibilité de Développer l'offre de consultations avancées opérées par des équipes du CHUM surl'offre de santé via le renforce- le CHI Lorrain Basse-Pointeäeî};l;le':'-vers ge territorial et Repenser la coopération et la complémentarité entre le CHI Lorrain Basse-Pointe, leCHLDà Trinité et le CNHCExpérimenter la mise en place d'une équipe territoriale de médiateurs en santé pouraccompagner les populations en situation de fragilité ou éloignées du soinAssurer la réponse aux besoins Renforcer l'offre d'effection mobile de médecine générale et paramédicalede soins non urgents et de Développer l'offre de véhicules légers infirmiers pour permettre selon les situationssoins non programmés de différer les passages aux urgences, voire d'organiser la prise en charge dans leshôpitaux périphériquesStructurer les parcours de san- Déployer l'équipe mobile de prévention contre l'obésité (M'OB KIDS) portée parté : obésité l'unité de nutrition du CSSR la Valériane et le CHLD à TrinitéIntervenir de manière globale. ; Mettre en place un Contrat Local de Santé et un Conseil Local de Santé Mentaleen promotion de la santé
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ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 85
POPULATION PAR COMMUNE AU o1/o1:2022 : Population : 114 824 habitants l|Les Anses- d'Arlet 3404Le Diamant 55n N rDueus 17655 ; 32%dela population Martiniquaise |Le Français 15 980 e e e ;Le Marin 8751 PNRivière -Pilate us : Superficie : 409 km? :Riviere -Salée 11874 TN I:fipfl 9890 L |inte-AnneE ::: E Densité : 281 hab./km* |Les Trais-Îets 724z 1 TrrmmmmmemmemmemmmmTmm00000 'Le Vaucelin 8619rrr L |NOMBRE DE NAISSANCESEN2021: 1052 : Occupation du sol : :NOMBRE DE DÉCÉS EN 2021- 1338 E 45% surfaces agricoles E
Indicateurs so cio -démo -économi que sPart de l population âgée de moins de 20ans [ ns5% ! 2%
Part des personnesde75 an s ou plus vivant œules l a6,24 l A%Indice de vieilissement (nhde persannes dgéesde 63 o ph ur | S100 jeunesde moinsde wans)L oTaux de chémage .
79
Territoire de proximité du Sud
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 86
ORGANISATION DE LA PRISE EN CHARGENombre deType de prise en charge Type de professionnels e DensitéMCO 4 Médecins généralistes 89 78SSR Gériatres o oPsy 9 Chirurgiens-Dentistes 73 64HAD ° Pharmaciens 41 36Centre périnatal de proximité 1 Sages-femmes 17 15Centre de dialyse 3 Infirmiers 319 278Maison Médicale de Garde 1 Masseurs Kinésithérapeutes 224 195Personnes âgées 10 Orthophonistes 53 46Personnes handicapées 12 Psychologues 16 14LES PRIORITES DU TERRITOIRELes constats du CNR Santé¢ Une répartition inégale des médecins avec une concentration importante sur Le Marin et les Trois-Ilets¢ Un ratio trop important de patients par médecin qui impacte la qualité de la consultation¢ Une couverture réseau insuffisante pour développer les usages en télésanté
Objectifs Projets structurantsRenforcer l'accessibilité de l'offre Développer les structures d'exercice coordonnéde santé via le renforcement dumaillage territorial et de Ialler-vers Reconstruire le CH du Marin et le CH du Saint-EspritRenforcer l'offre d'effection mobile de médecine générale et paramédicale libéraleAssurer la réponse aux besoins desoins non urgents et de soins nonprogrammés Développer l'offre de véhicules légers infirmiers pour permettre selon les situations, dedifférer les passages aux urgences, voire organiser la prise en charge dans les hôpitauxpériphériques
Compléter l'offre de soins non programmés au CH du Marin
Structurer les parcours de santé :Personnes âgées Réaliser l'extension de l''EHPAD des Trois-Ilets « Soleil Vatable »Asg:llictionslë [ urs de santé : Créer un pôle sanitaire à orientation addictologie au CH Saint-EspritIntervel_nir de 'ér? globale en Mettre en place un Contrat Local de Santé et un Conseil Local de Santé Mentalepromotion de la santé
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ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 87
81
Annexe 3 : Indicateurs de suivi
Le schéma régional de santé, détermine pour l'ensemble de l'offre de soins et de services de santé, y
compris en matière de prévention, de promotion de la santé et d'accompagnement médico -social, des
prévisions d'évolution et des objectifs opérationnels. Le programme régional d'accès à la prévention et
aux soins des personnes les plus démunies (PRAPS) décline les objectifs opérationnels du schéma régional
de santé dans leur composante réduction des inégalités sociales et territoriales de santé et amélioration
de l'accès à la prévention et aux soins des personnes démunies.
Afin d'en assurer le suivi, des indicateurs quantitatifs, de résultats, ont été sélectionnés. Ils ont été définis
en fonction des objectifs et en cohérence des projets structurants/actions prioritaires.
La question de la mesure étant essentielle, sont privilégiés des indicateurs disponibles dans une source
de données.
D'autres indicateurs seront identifiés et mis en œuvre en partenariat avec les institutions, les instances
de démocratie en santé.
La mise en œuvre du PRS sera appréciée au travers d'un bilan pluriannuel, des mesures déclinant des plans
d'actions.
L'évaluation du PRS pourra s'envisager avec d'une part le suivi de ces indicateurs permettant d'apprécier
la mise en œuvre des objectifs opérationnels, prioritaires et, d'autre part de manière plus globale la
mesure de l'impact sur l'état de santé de population.
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 88
82
Indicateurs du Schéma Régional de Santé
AXE 1 - Renforcer la maîtrise des risques sanitaires liés à l'environnement et accompagner l'adoption de comportements favorables à la santé
Objectif 1.1 - intervenir de manière globale en promotion de la santé
Nombre d'associations engagées dans le parcours de prévention
Nombre et typologie des actions de formation mises en place
Nombre de professionnels formés aux compétences psychosociales
Nombre d'actions visant le développement des compétences psychosociales mises en place
Nombre de projets financés par la Commission régionale de l'innovation en Promotion de la santé et montants financiers par territoire
de proximité
Pourcentage de la population couverte par un contrat local de santé
Objectif 1.2 - Renforcer les dispositifs de prévention primaire, secondaire et tertiaire
Evolution du taux de participation au dépistage du cancer colorectal
Evolution du taux de participation au dépistage du col de l'utérus
Evolution du nombre de bénéficiaires des « rendez-vous prévention » par catégories d'âges
Nombre de personnes bénéficiaires d'un programme d'éducation thérapeutique
Nombre de maisons sport santé habilitées par territoire de santé de proximité
Objectif 1.3 - Promouvoir une approche globale des enjeux sanitaires et environnementaux
Nombre de foyers ayant bénéficié d'au moins d'une analyse de sol du jardin familial dans le cadre du programme JaFa (chlordecone)
Nombre de femmes prises en charge dans le programme de protection des générations futures (chlordécone)
Taux d'évolution des médecins sentinelle par territoire de proximité
Pourcentage de collectivités mettant en œuvre un plan de lutte contre les vecteurs
Objectif 1.4 - Renforcer la veille sanitaire, la prévention et la gestion des situations sanitaires exceptionnelles
Taux de réalisation des 5 plans ORSAN
Nombre de signaux sanitaires traités par le Point Focal Régional
Axe 2 - Favoriser l'accès à la santé en proximité et accompagner la structuration de parcours de santé gradués et coordonnés
Objectif 2.1 - Renforcer l'accessibilité de l'offre de santé via le renforcement du maillage territoriale et de l'aller-vers
Nombre d'actes de télésanté réalisés (par type d'actes)
Part de la population sans médecin traitant
Part de patients en affection longue durée sans médecin traitant
Objectif 2.2 - Assurer la réponse aux besoins de soins urgents et de soins non programmés
Optimisation du taux d'occupation des lits / Réduction du nombre de « bedbloqueurs »
Nombre de consultations/orientation en ville prises par le service d'accès aux soins
Part des professionnels de santé effecteurs dans le service d'accès aux soins
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 89
83
Taux de réponses aux demandes de transport / transfert (ambulances, VSL, Taxi….)
Nombre (évolution) de maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) adhérentes à l'Accord Conventionnel Interprofessionnel (ACI)
Nombre de création de centres de santé pluriprofessionnels dans l'année
Objectif 2.3 - Renforcer la coordination des acteurs autour du patient
Nombre de professionnels utilisateurs de la solution e-Parcours @nsamn
Nombre de dossiers de coordination créés via l'outil e-Parcours @nsamn
Objectif 2.4 - Améliorer la visibilité et la lisibilité de l'offre de santé pour rendre les Martiniquais acteurs de leur santé
Déploiement du SPIS en région / Nombre de visites annuelles
Nombre d'ouvertures Mon Espace Santé
Nombre d'utilisateurs de Mon Espace Santé
Mise en œuvre du volet santé « Ma Boussole Jeunes » et nombre (évolution) de visites
Objectif 2.5 - Structurer des parcours en santé dans 8 domaines prioritaires
Maladies chroniques Prévalence du diabète en Martinique
Nombre de greffes rénales
Nombre de personnes incluses dans le programme d'éducation à la santé
Obésité Evolution du taux de prévalence de l'obésité en population générale
Taux d'évolution de l'acte de chirurgie bariatrique
Cancers Délais (évolution) cancer colo-rectal
Délai moyen d'accès à l'IRM des patients avec suspicion de cancer
Addictions Nombre d'usagers de la communauté thérapeutique
Evolution de la part et du nombre de femmes prises en charge en CSAPA
Nombre de professionnels de premier recours formés au Repérage Précoce et Intervention brève (RPIB)
Santé mentale Nombre de personnes incluses dans le dispositif VigilanS
Périnatalité / santé
maternelle et santé
des jeunes enfants
Prévalence du diabète gestationnel
Taux de femmes concernées par le diabète gestationnel ayant bénéficié d'un entretien prénatal précoce
Nombre de nouveau-nés avec un faible poids de naissance
Taux de femmes concernées par le diabète gestationnel ayant bénéficié d'un entretien postnatal
Personnes âgées
Nombre d'actions réalisées en faveur du répit des aidants
Taux de recours à l'« EHPAD à domicile »
Nombre de personnes âgées bénéficiant d'un hébergement temporaire en sortie d'hospitalisation
Taux d'évolution du nombre de dispositifs d'aller vers pour les personnes âgées vulnérables
Taux d'évolution du nombre de bénéficiaires de services autonomie à domicile (aides et les soins)
Taux de réalisation des évaluations anticipées en EHPAD par l'Hospitalisation à Domicile
Taux de scolarisation des enfants accompagnés en établissement spécialisé
Nombre d'enfants repérés ayant un trouble du neuro-développement
Nombre d'enfants sous forfait
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 90
84
Personnes en
situation de
handicap
Part de l'offre médico-sociale des services proposant un accompagnement en milieu ordinaire (enfants et travailleurs handicapés)
Nombre de dispositifs intégrés sur le territoire (créé puis évolution) pour les enfants scolarisés en école spécialisée (ITEP, IME et EAP)
Part de l'offre médico-sociale en établissement réservée aux personnes handicapées vieillissantes
Nombre de structures ayant mis en place des consultations adaptées aux personnes en situation de handicap
Taux de résolution des situations complexes en lien avec les ESMS et l'éducation nationale (personnes handicapées vieillissantes,
scolarisation)
Taux d'évolution des dispositifs innovants (PCPE..)
Axe 3 - Poursuivre l'amélioration de la qualité, de la sécurité et de la pertinence du système de santé
Objectif 3.1 - Déployer la politique régionale de ressources humaines en santé
Nombre de médecins généralistes installés en Martinique en libéral / salarié / exercice mixte
Nombre de professionnels de santé exerçant en MSP / Centre de Santé ou membre d'une équipe de soins primaires
Nombre de protocoles de coopération interprofessionnelle déployés en région
Taux d'absentéisme dans les établissements (sanitaires et ESMS)
Nombre [ou Part] d'ESMS accompagnés action QVT / lutte contre la sinistralité
Nombre de places ouvertes en instituts de formation AES/AS/IDE
Objectif 3.2 - Assurer la pertinence, l'efficience et la sécurité des soins
Taux d'adoption des solutions Ségur/ Part des commandes Ségur installées (mise à jour logiciel SEGUR compatible)
Nombre de documents alimentés dans « Mon Espace Santé »
Taux de dossiers médicaux partagés DMP alimentés au moins une fois, tous secteurs confondus
Objectif 3.3 - Accompagner le renforcement d'une culture de la qualité et de la sécurité des soins au sein des établissements de santé et de s établissements et
services médico-sociaux
Nombre d'évènements indésirables graves associés aux soins (EIGS) déclarés par les établissements sanitaires, ESMS, et soins de ville
transmis via le Système d'Information Veille et Sécurité Sanitaire (SI VSS)
Nombre d'EIGS déclarés, validés, clôturés et transmis à la haute autorité de santé (HAS)
Nombre d'EIGS ayant fait l'objet d'inspections et/ou réquisition judiciaire
Qualité au sein des ESMS/ Pourcentage d'ESMS ayant réalisé une démarche d'évaluation
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 91
85
Indicateurs du Programme Régional d'Accès à la Prévention et aux Soins
Axe 1 - Mieux connaître les problématiques de santé des populations concernées et renforcer la coordination des acteurs
Objectif 1.1 - Renforcer la connaissance des besoins en santé des publics prioritaires du PRAPS
Développer les possibilités d'études et de recherches sur la santé et le bien être des jeunes
Actualiser tous les 4 à 5 ans une étude sur les profils des personnes en errance et les besoins de prise en charge
Renforcer le partage des données d'activité des différents partenaires
Objectif 1.2 - Renforcer le travail partenarial, l'interconnaissance des acteurs et améliorer la coordination à l'échelle régionale et locale
Mise en place et animation d'une commission régionale santé-justice
Mise en place et animation d'une commission régionale
Personnes en errance
Nombre de commissions de préparation des sorties pour les détenus en situation « complexe »
Nombre de familles monoparentales bénéficiaires des actions d'accompagnement de la PMI
Compte-rendu des COPIL NEET – ni en emploi, ni en éducation, ni en formation : évolution des prises en charge des jeunes en situation
de « NEET », évolution du nombre de jeunes en situation de « NEET »
Nombre de rencontres organisées entre acteurs du grand âge et du handicap
Objectif 1.3 - Améliorer la visibilité de l'offre et des dispositifs existants
Favoriser l'accès à une solution d'interprétariat : nombre de quarts d'heure d'utilisation de la plateforme d'interprétariat
Exhaustivité des dispositifs et ressources intégrées dans la cartographie de l'offre de prévention et la prise en charge des victimes de
violences
Evolution du nombre d'appels au Service Intégré d'Accueil et d'Orientation (SIAO)
Axe 2 - Renforcer et faciliter l'accès à la prévention auprès des populations cibles
Objectif 2.1 - Favoriser l'accès aux bilans de santé et de prévention
Nombre de cas de tuberculose au sein du centre pénitentiaire de Ducos
Part des mères ayant réalisé un entretien prénatal précoce
Taux de dépistage du cancer du sein chez les 20% des femmes les plus défavorisées
Profil des bénéficiaires des rendez-vous de prévention santé (% des publics PRAPS dans l'ensemble des bénéficiaires)
Objectif 2.2 – Développer l'aller-vers et les actions de proximité
Nombre de permanences santé mises en place dans les Maisons France Services (MFS)
Nombre de partenariats signés entre maisons-sport-santé et épiceries sociales et solidaires
Nombre de journées de permanence en santé dans les Maisons France Services (MFS)
Expérimentation d'un lieu d'accueil ouvert pour les jeunes et évaluation
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 92
86
Objectif 2.3 - Former les professionnels et accompagner la montée en compétences pour améliorer le repérage des besoins et les accompagnements
Nombre de formations partagées entre professionnels de la Protection Judiciaire de la Jeunesse et du Centre pénitentiaire
Nombre de professionnels formés à la prise en charge des personnes victimes de violences
Objectif 2.4 - Développer les actions de prévention ciblées, favorisant le développement des Compétences psychosociales
Actions d'éducation à la vie affective et sexuelle et de prévention des violences
Nombre d'évaluations d'actions de prévention de la perte d'autonomie et résultats de ces évaluations
Axe 3 - Garantir un accès effectif aux soins
Objectif 3.1 - Renforcer l'accès aux droits et aux soins de ville / offre de « droit commun »
Mise en conformité des PASS – Permanences d'Accès aux Soins de Santé - du CHUM avec le cahier des charges national
Nombre de PASS – Permanences d'Accès aux Soins de Santé - de ville déployées sur le territoire
Nombre de dépistages réalisées dans le programme « santé des jeunes »
Nombre de réunions de coordination entre la CPAM du Lot et la CGSS (suivi des délais moyen d'ouverture de droit par la CGSS à l'issue de
la sortie des détenus)
Nombre d'utilisations / d'utilisateurs de la borne d'accès aux droits
Nombre (évolution) de personnes sans médecin traitant
Objectif 3.2 - Développer l'offre de prise en charge dédiée et adaptée aux publics PRAPS
Procès-verbal de conformité des 7 chambres détenus
Nombre de téléconsultations /télé-expertises au niveau de l'unité sanitaire
Nombre d'interventions par un médecin libéral au centre pénitentiaire de Ducos durant les heures de PDSA
Mise en place d'équipe mobile d'intervention de crise
Mise en place d'une UAPED et nombre de bénéficiaires
Mise en place d'une EPRED et nombre de bénéficiaires
Formalisation de conventions de partenariat PJJ / CSAPA
Nombre de femmes accueillies dans les structures d'hébergement d'urgence et faisant l'objet d'un suivi
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 93
Annexe 4 - Activités de soins / Equipements matériels lourds et
filières de soins
Objectifs quantitatifs et qualitatifs des activités de soins structurantes pour
les parcours de santé
Les objectifs quantitatifs de l'offre de soins (OQOS) font partie intégrante du schéma régional de santé
(SRS).
Opposables, ils portent sur les 21 activités de soins et les 4 équipements matériels lourds (EML) soumis à
autorisation du Directeur Général de l'Agence Régionale de Santé (DG ARS), en application des articles
R. 6122-25 et R. 6122-26 du code de la santé publique (CSP).
La Martinique constitue une unique zone donnant lieu à la répartition des activités et des équipements
matériels lourds (articles L1434-9 et R 1434-30 à 1434-32 du CSP).
L'élaboration de ces OQOS est fortement marquée par la réforme des autorisations sanitaires prise par
ordonnance n°2021-583 du 12 mai 2021. Les décrets pris en application de cette ordonnance définissent
de nouvelles conditions d'implantation et conditions techniques de fonctionnement pour nombre
d'activités de soins et EML. Certaines activités de soins , à l'instar de la médecine nucléaire ou de la
radiologie interventionnelle, sont désormais soumises à autorisation du DG ARS.
L'indicatif « réformé » sera précisé dès lors que l'activité est concernée. A défaut, cela signifie que
l'activité n'a pas (encore) été révisée.
Aussi, ce SRS est impacté par l'abrogation du schéma interrégional de l'organisation des soins (SIOS) par
décret n° 2022 -702 du 26 avril 2022. En principe, les activités qu'il encadrait peuvent désormais être
autorisées et mises en œuvre dans chaque région. En pratique, l'ARS Martinique envisage de maintenir la
promotion de ces activités au niveau de l'int errégion en complémentarité avec la Guadeloupe et la
Guyane, autant que faire se peut.
Les présents OQOS suivent la méthodologie suivante :
- Si l'activité est réformée, présenter un bilan du PRS 2 en rappelant les cibles arrêtées ainsi que
les sites géographiques13 autorisés à date des travaux d'élaboration du PRS 3 (31/05/2023) ;
La présentation se fait selon les modalités/mentions en vigueur lors du PRS 2.
- Présenter les bornes basses et hautes projetées dans le cadre du PRS 3.
La présentation se fait selon les modalités/mentions en vigueur au moment des travaux d'élaboration du
PRS 3.
13 les sites géographiques autorisés sont exprimés en nombre d'implantations. Il faut distinguer le FINESS dit juridique
(EJ) du FINESS dit géographique (ET). L'EJ est associé à une personne morale (l'établissement), alors que l'ET est associé
à un site géographique de l'établissement (l'implantation). Un établissement peut avoir plusieurs sites géographiques.
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ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 94
Enfin, les titulaires d'autorisations réformées devront, dès publication du PRS 3 et dans la période de
dépôt correspondante, déposer de nouvelles demandes d'autorisations selon une procédure qui leur sera
communiquée par ailleurs.
En effet, à date, aucun établissement n'est autorisé selon les nouvelles modalités/mentions s'agissant de
ces autorisations.
88
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 95
Médecine
-Réformé-
Bilan des OQOS du PRS 2, 2018-2023
Modalités d'exercice
Cibles PRS 2 Implantations
autorisées au
31/05/2023 Borne basse Borne haute
Hospitalisation complète et alternatives 9 9 8
❖ Projections des OQOS du PRS 3, 2023-2027
Les décrets n° 2022-1046 du 25 juillet 2022 relatif aux conditions d'implantation et n° 2022 -1047 du 25
juillet 2022 relatif aux conditions techniques de fonctionnement norment l'activité de soins de médecine.
Le régime d'autorisation distingue désormais l'activité pour les adultes de celle pour les enfants et
adolescents. Il n'y a pas d'OQOS spécifique mais la mention de la prise en charge des « adultes » et/ou «
enfants et adolescents » devra être précisée dans la demande d'autorisation et mentionnée dans la
décision d'autorisation.
Par principe, le titulaire de l'autorisation de médecine doit mettre en œuvre une activité d'hospitalisation
à temps complet et à temps partiel, adaptés à l'âge et à l'autonomie du patient. Par dérogation,
l'autorisation peut être accordée à un titulaire disposant sur le site d'un seul mode de prise en charge :
▪ S'il détient une autre autorisation de médecine proposant la forme d'hospitalisation manquante
sur un site à proximité,
▪ S'il conclut une convention avec un autre titulaire proposant la forme d'hospitalisation
manquante situé sur le même site, ou à défaut, sur un site de proximité.
Cibles PRS 3
Activité Borne basse Borne haute
Médecine 8 10
Commentaires : La crise covid a conduit, en Hexagone comme en Martinique, à l'octroi d'autorisations
sanitaires dites dérogatoires. Leur intérêt était double :
- Permettre à des établissements de pratiquer des activités de soins pour lesquelles ils n'étaient
pas autorisés, afin de participer à « l'effort sanitaire » dans un contexte de menace sanitaire
grave constatée par le Ministre chargé de la santé ;
- Apporter une réponse flexible aux besoins immédiats de la population dans un contexte
sanitaire dégradé et de restrictions des libertés.
Par dérogation à l'article R. 6122 -37 CSP, ces autorisations étaient délivrées pour une durée de six mois.
Elles n'étaient pas non plus comptabilisées aux OQOS.
Localement, deux établissements ont été autorisés à pratiquer l'activité de médecine à titre dérogatoire.
Ces autorisations ont indéniablement révélé le besoin d'agir en faveur d'une gradation des soins. C'est
d'autant plus nécessaire considérant l'insularité du territoire et les risques naturels auxquels il est exposé.
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ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 96
Définis par la loi d'organisation et de transformation du système de santé, les hôpitaux de proximité
constituent le premier niveau de la gradation des soins hospitaliers. L'une des conditions de labélisation
tient au fait d'être autorisé à pratiquer l'activité de soins de médecine.
A ce jour, deux établissements en Martinique sont labellisés Hôpitaux de proximité : les Centre
Hospitaliers du Marin et du Saint-Esprit.
Aussi dans ce cadre, l'ARS examinera prioritairement les projets des structures qui accepteront d'assurer
cette mission de responsabilité populationnelle. L'objectif est de proposer une offre de médecine de
proximité.
Ces éléments motivent de nouvelles implantations. Celles -ci devront tenir compte de la nouvelle
règlementation.
En outre, les liens entre communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) et hôpitaux de
proximité devront se développer au bénéfice du parcours patient et du lien ville-hôpital.
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ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 97
Hospitalisation à domicile
-Réformé-
• Bilan des OQOS du PRS 2, 2018-2023
Modalités d'exercice
Cibles PRS 2 Implantations
autorisées au
31/05/2023 Borne basse Borne haute
Médecine en hospitalisation à domicile 2 2 1
Gynécologie-Obstétrique en hospitalisation à
domicile 1 1 0
SSR en hospitalisation à domicile 0 1 0
❖ Projections des OQOS du PRS 3, 2023-2027
Le PRS 3 revêt une importance singulière s'agissant de l'hospitalisation à domicile (HAD) : la publication
des décrets l'érige en activité de soins à part entière, et, la publication de la feuille de route stratégique
de l'HAD 2021 -2026 arrête les grandes orientations et leviers d'actions pour l'activité sur les années à
venir.
En effet, l'hospitalisation à domicile quitte le rang des modalités de prise en charge pour compter au
nombre des activités de soins soumises à autorisations, par décrets n° 2021 -1954 du 31 décembre 2021
relatif aux conditions d'implantation et n° 2022 -102 du 31 janvier 2022 relatif aux conditions techniques
de fonctionnement.
Cibles PRS 3
Mention Borne basse Borne haute
Socle 1 2
Réadaptation 0 1
Ante et post-partum 0 1
Enfants de moins de trois ans 0 1
Commentaires : La détention des mentions spécialisées est conditionnée à la détention préalable de la
mention socle. Dès lors, le territoire ne pourra compter que deux acteurs d'hospitalisation à domicile.
Un acteur est d'ores et déjà implanté et identifié en Martinique. Il a su prouver l e caractère
incontournable de cette prise en charge/activité que ce soit sur le long terme, au cours de la période
covid ou d'épisodes de tensions hospitalières.
L'hospitalisation à domicile c'est :
▪ La première solution proposée en évitement de l'hospitalisation avec hébergement ;
▪ Rappeler que le domicile peut être un lieu de soins très complexes grâce à une prise en charge
experte de l'évaluation des besoins, de la coordination et de l'organisation des soins au
domicile ;
▪ Une activité évaluée sur la qualité et la sécurité des soins par une démarche très exigeante,
identique à celles des autres établissements hospitaliers ;
▪ Des compétences médicales et paramédicales (médecins, infirmiers, aide soignants, assistantes
sociales et psychologues voire professionnels de la rééducation ou diététiciens).
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ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 98
Six axes de développement de l'activité sont envisagés sur le territoire :
- Systématiser l'évaluation des patients hospitalisés dans les 48h pour envisager d'un éventuel
retour au domicile ;
- Poursuivre le développement du dispositif dit « IDE HAD » qui tend à fluidifier les parcours de
patients depuis un service d'urgence vers une hospitalisation à domicile ;
- Favoriser le développement des soins palliatifs à domicile ;
- Développer la mention de réadaptation en partenariat avec les acteurs de la rééducation du
territoire ;
- Développer la mention enfants de moins de trois ans
- Développer l'accompagnement des grossesses pathologiques dans le Nord et le Sud du
territoire.
92
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 99
Soins médicaux et de réadaptation
-Réformé-
• Bilan des OQOS du PRS 2, 2018-2023
Modalités d'exercice
Cibles PRS 2
Implantations
autorisées au
31/05/2023
Borne
basse
Borne
haute
Prise en charge non spécialisée - - 11
Prise en charge des affections de l'appareil locomoteur 4 4 4
Prise en charge des affections du système nerveux 4 4 4
Prise en charge des affections cardio-vasculaires 1 1 1
Prise en charge des affections respiratoires 0 1 0
Prise en charge des affections des systèmes digestif,
métabolique et endocrinien 1 1 1
Prise en charge des affections onco-hématologiques 0 0 1
Prise en charge des affections des brûlés 0 0 0
Prise en charge enfants et adolescents 2 2 2
Prise en charge des affections liées aux conduites addictives 1 1 1
Prise en charge des affections de la personne âgée
polypathologique, dépendante ou à risque de dépendance 5 5 6
❖ Projections des OQOS du PRS 3, 2023-2027
L'activité de soins de suite et de réadaptation (SSR) devient l'activité de soins médicaux et de
réadaptation (SMR) par décrets n° 2022 -24 et n° 2022 -25 du 11 janvier 2022 relatifs aux conditions
d'implantation et conditions techniques de fonctionnement.
A cette évolution terminologique, s'ajoutent entre autres de nouvelles mentions (cancer et pédiatrique).
Cette réforme vise en somme à conforter la place du SMR dans le parcours patient en améliorant l'accès
à une offre de réadaptation de qualité et homogène sur l'ensemble du territoire.
Sauf exception , les opérateurs doivent proposer tout type de modalités de prise en charge (en
hospitalisation à temps partiel et en hospitalisation à temps complet).
93
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 100
Cibles PRS 3
Modalité Mention Borne basse Borne haute
Polyvalent 11 11
Locomoteur 4 4
Système nerveux 3 4
Cardio-vasculaire 1 2
Pneumologie 1 1
Système digestif - endocrino
diabétologie - nutrition
1 1
Conduites addictives 1 1
Gériatrie 6 7
Brûlés 0 0
Cancer
Onco-hématologie 1 1
Oncologie 1 1
Pédiatrie Enfants & adolescents 2 2
Jeunes enfants, enfants, adolescents 1 2
Commentaires :
Dès que nécessaire, les établissements devront aller vers une organisation de la mutualisation des
ressources, notamment paramédicales.
L'accueil en soins médicaux et de réadaptation des patients complexes devra se développer en passant
par :
- Le renforcement de l'offre spécialisée ;
- Le développement des coopérations interrégionales.
L'objectif est de garantir une offre adaptée en sortie d'hospitalisation.
▪ Une implantation de SMR mention pneumologie (anciennement affections respiratoires) est
prévue au vu des files actives étudiées. En effet, cette prise en charge s'est développée de
manière satisfaisante, à titre dérogatoire, sur le territoire en parallèle de la crise covid.
▪ La possibilité est laissée de compléter l'offre pédiatrique en développant la mention jeunes
enfants, enfants et adolescents.
▪ Le développement de la mention SMR brûlés se fera en concertation avec la Guadeloupe afin
que soit défini un parcours patient adapté du traitement des grands brûlés à leur réadaptation.
▪ Enfin, une filière régionale addictions devra se structurer :
o En amont, au sein d'une unité de sevrage complexe ;
o En aval, au sein d'un pôle sanitaire à orientation addictologique implantée dans un
établissement autorisé pour l'activité de SMR mention conduites addictives.
▪ Afin de consolider le maillage territorial et garantir un égal accès aux soins médicaux et de
réadaptation (SMR) spécialisés dans les affections cardiovasculaires, l'offre territoriale doit
s'étoffer en alliant renforcement de la filière et amélioration du taux de recours de la population.
Les maladies cardiovasculaire (dont l'hypertension artérielle) y sont, en effet, prévalentes.
94
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 101
Dans un objectif de renforcement de l'offre, l'évolution attendue doit :
- Contribuer à l'amélioration des taux de recours et à la réduction des délais d'accès aux
soins pour l'ensemble de la population ;
- Être portée par un acteur public ou privé, et s'articuler avec la filière cardiovasculaire
existante, dans une logique de coordination renforcée.
À ce titre, elle devra impérativement faire l'objet d'une convention public/public ou
public/privé avec le titulaire d'autorisations d'activités de chirurgie cardiaque et de cardiologie
interventionnelle, afin de garantir une prise en charge adaptée et cohérente des patients.
95
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 102
Chirurgie
-Réformé-
• Bilan des OQOS du PRS 2, 2018-2023
Modalités d'exercice
Cibles PRS 2 Implantations
autorisées au
31/05/2023 Borne basse Borne haute
Chirurgie complète et alternatives 4 5 4
❖ Projections des OQOS du PRS 3, 2023-2027
Réformée par décrets n°2022 -1766 du 29 décembre 2022 relatif aux conditions techniques de
fonctionnement et n°2022-1765 du 29 décembre 2022 relatif aux conditions d'implantation, l'activité de
chirurgie se divise désormais en trois modalités : adultes, pédiatrique et bariatrique.
Le titulaire assure :
- soit à la fois une prise en charge de chirurgie ambulatoire (CA) et de chirurgie en hospitalisation
complète à temps complet (HC) ;
- soit la seule prise en charge en chirurgie ambulatoire. Dans ce cas, convention de repli avec un
établissement pratiquant l'hospitalisation complète dans des délais compatibles avec les impératifs de
sécurité des soins.
Par dérogation, la prise en charge en hospitalisation complète seule est possible si le titulaire détient une
autre autorisation de CA sur un site à proximité ou en cas de coopération avec un établissement
pratiquant la CA sur le même site ou, à défaut, sur un site à proximité.
Pour l'activité de soins de chirurgie pratiquée chez des patients adultes, 11 pratiques thérapeutiques
spécifiques sont énumérées :
- Chirurgie maxillo-faciale, stomatologie et chirurgie orale ;
- Chirurgie orthopédique et traumatologique ;
- Chirurgie plastique reconstructrice ;
- Chirurgie thoracique et cardiovasculaire à l'exception de l'activité de chirurgie cardiaque ;
- Chirurgie vasculaire et endovasculaire ;
- Chirurgie viscérale et digestive ;
- Chirurgie gynécologique et obstétrique à l'exception des actes liés à l'accouchement réalisés au
titre de l'activité de soins de gynécologie-obstétrique, néonatologie, réanimation néonatale ;
- Neurochirurgie se limitant aux lésions des nerfs périphériques et aux lésions de la colonne
vertébro-discale et intradurale, à l'exclusion de la moelle épinière ;
- Chirurgie ophtalmologique ;
- Chirurgie oto-rhino-laryngologique et cervico-faciale ;
- Chirurgie urologique.
La ou les pratiques thérapeutiques spécifiques mises en œuvre seront précisées dans la demande
d'autorisation et mentionnées dans la décision d'autorisation.
L'activité de chirurgie bariatrique est soumise à un nombre minimal annuel d'actes défini par arrêté.
Cibles PRS 3
Modalités Borne basse Borne haute
Adultes 4 7
Pédiatrique 4 4
Bariatrique 1 2
96
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 103
Commentaires :
Les implantations actuelles relatives à l'activité de chirurgie couvrent les besoins du territoire.
Les prévisions d'évolution de l'offre sont circonscrites.
Pour mémoire, l'intérêt de santé publique est défini par la doctrine de la Haute Autorité de Santé (HAS)
comme le bénéfice apporté à une collectivité en termes de santé publique. Pour être bénéfique, il faut
qu'un besoin médical ou qu'un besoin d'améliorat ion du parcours de santé et/ou de vie pour le patient
et son entourage soit constaté.
Il n'y a pas d'intérêt de santé publique à créer un nouvel établissement de santé en Martinique (en prises
en charge ambulatoires et en hospitalisation complète à temps complet).
Par ailleurs, la Martinique s'inscrit dans un parcours interrégional d'établissement de recours, au bénéfice
de patients guyanais, pour la pratique thérapeutique de la chirurgie thoracique.
En revanche, un besoin s'est singularisé s'agissant de la prise en charge adultes en ambulatoire.
Les trois nouvelles implantations inscrites en borne haute de l'OQOS visent donc à répondre à ce besoin
en permettant la mise en place éventuelle de structures ambulatoires « légères » permettant des prises
en charge rapides. Aussi, visent-elles prioritairement des projets conçus sur le modèle de « l'office surgery
» (chirurgies en cabinet), en orthopédie et en ophtalmologie.
L'objectif est de davantage favoriser la prise en charge en chirurgie sans hébergement de nuit.
Une attention particulière sera portée aux projets répondant au triptyque : innovation, ambulatoire et
partenariat public/privé.
97
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 104
Gynécologie - Obstétrique
Cible PRS 3
Modalité Existant - implantations
autorisées au 31/05/2023 Borne basse Borne haute
Gynécologie-obstétrique (I) 3 3 3
Néonatologie (IIA) 1 1 1
Néonatologie avec soins
intensifs (IIB) 1 1 1
Réanimation néonatale (III) 1 1 1
Commentaires : Pas d'évolution quantitative.
A titre informatif, il est à rappeler que les Martiniquaises disposent de trois maternités.
Deux dites de niveau 1 qui ne sont autorisées qu'à pratiquer la modalité gynécologie-obstétrique.
Les parturientes prises en charge ne présentent, en principe, aucun risque. Les accouchements y sont
possibles dès 37 semaines d'aménorrhées.
Une dite de niveau 3 qui est autorisée à pratiquer l'ensemble des modalités de l'activité de soins. Cette
maternité dispose par conséquent d'unités de néonatologie avec et sans soins intensifs ainsi que d'une
unité de réanimation néonatale.
Elle est spécialisée dans le suivi des grossesses pathologiques (hypertension sévère, diabète…). Les
accouchements à moins de 33 semaines d'aménorrhées y sont possibles.
En lien avec les relations ville-hôpital, l'Agence soutient :
- Le renforcement des centres périnataux de proximité, comme structures médicales qui assurent
des consultations ante et post -partum, des cours de préparation à la naissance, de
l'enseignement des soins aux nouveau-nés et des consultations de planification familiale ;
- La mise en place de solutions de désengorgement de la maternité de niveau 3 du territoire,
notamment :
▪ Favoriser l'implantation d'hôtels hospitaliers, afin de fluidifier les prises en charge dans les
services et de mieux gérer les lits disponibles en offrant aux patientes une alternative à
l'hospitalisation complète ;
▪ Renforcer le lien avec les sage-femmes libérales.
97
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 105
Soins de longue durée
Cibles PRS 3
Existant - implantations autorisées au 31/05/2023 Borne basse Borne haute
3 2 3
Commentaires : Le PRS 2 convenait d'une rationalisation de sites géographiques autorisés (de 3 à 2)
motivée par des considérations d'efficience organisationnelle de l'établissement autorisé.
Cette perspective de rationalisation est d'autant plus d'actualité au regard de la feuille de route EHPAD-
USLD 2021-2023 publiée en mars 2022. Bien que publiée par le Ministère des Solidarités et de la Santé
cette feuille de route impacte le volet sanitaire.
Elle part du constat de l'inadaptation des structures sanitaires à certains profils de soins. Le rapport
Jeandel-Guérin indique qu'actuellement les unités de soins de longue durée (USLD) ne permettent pas de
répondre de manière satisfaisante aux besoins de prise en charge médicale complexe, lourde et
prolongée de tout âge.
De facto, la prise en charge est inadéquate et les besoins de ces patients ne sont pas couverts.
En ce sens, l'offre sanitaire devrait évoluer et conduire à la disparition des USLD au profit d'unités
sanitaires prolongées complexes (USPC) destinées à des patients nécessitant des soins lourds et
complexes avec une surveillance constante mais sans besoin de soins aigus ou réadaptatifs actifs.
Dès lors, compte tenu de la structuration de son projet médical, de l'organisation d'une éventuelle
nouvelle filière de soins et de cette évolution, l'établissement autorisé devra envisager une conversion.
98
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 106
Médecine d'urgence
-Réformée-
Cibles PRS 3
Modalités Existant - implantations
autorisées au 15/05/2025 Borne basse Borne haute
Service d'aide médicale urgente
(SAMU) 1 1 1
Structure mobile d'urgence et de
réanimation (SMUR) 2 2 2
Structure mobile d'urgence et de
réanimation pédiatrique (SMUR
pédiatrique)
0 0 0
Structure des urgences (SU) 3 3 4
Structure des urgences pédiatriques
(SUP) 1 1 1
Antenne de médecine d'urgence 0 0 1
NB : La prise en charge des urgences psychiatriques est réalisée par l'établissement spécialisé en santé
mentale.
Commentaires :
A date, sur trois sites géographiques , un seul établissement est autorisé à accueillir sans sélection toute
personne se présentant en situation d'urgence.
La réglementation relative à l'activité de médecine d'urgence a évolué par décrets n°2023-1374 et n°2023-
1376 du 29 décembre 2023.
L'apport majeur, et clé pour notre territoire, tient en la création des antennes de médecine d'urgence.
Ainsi, à condition d'être adossés à une structure mobile d'urgence et de réanimation (SMUR) autorisée,
les opérateurs spécifiquement autorisés à gérer une antenne de médecine d'urgence devront :
- Prendre en charge toute urgence sans réserve.
- Ouvrir tous les jours minimum H12 sur une plage horaire préalablement définie et fixe.
S'agissant de l'antenne de médecine d'urgence , nouvellement créée (il n'en existe actuellement pas sur
le territoire), l'implantation d'une antenne de médecine d'urgence interviendrait en complémentarité
avec l'offre existante.
Elle permettrait, dans le cadre d'une convention ou d'une organisation formalisée, la constitution d'une
équipe commune avec le CHU de Martinique, seul établissement autorisé actuellement.
A cet égard, un développement préférentiel de l'offre d'antenne d'urgence est attendu, conformément
aux orientations nationales d'accès à des soins urgents en moins de 30 minutes, afin d'améliorer l'égal
accès aux soins ainsi que les taux de recours aux soins d'urgents par habitant.
Autrement, l'implantation d'une nouvelle structure d'urgence est projetée sur le territoire afin de
renforcer l'accès aux soins de médecine d'urgence de l'ensemble de la population en doublant l'offre.
Cette nouvelle implantation participera à la réduction des délais d'attente.
99
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 107
Le développement de structures d'exercice coordonnée (MSP) pour faciliter la réponse aux besoins en
soins non programmés est à favoriser. En effet, les professionnels du premier recours ont un rôle majeur
pour limiter le poids du gradient social puisqu'ils sont au plus près des préoccupations des personnes.
Le développement de leurs pratiques en exercice coordonné est un facteur favorisant la pris en compte
de la démarche préventive.
La révision des cahiers des charges de la permanence des soins ambulatoires (PDSA) est la condition sine
qua non de création de nouvelles implantations de maisons médicales de garde (MMG) / effection mobile
(SOS Médecin).
Le levier des expérimentations pourrait être un premier pas vers des réponses innovantes aux SNP
(structures, coopérations interprofessionnelles…).
100
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 108
Psychiatrie
-Réformé-
• Bilan des OQOS du PRS 2, 2018-2023
Psychiatrie générale
Modalités d'exercice
Cibles PRS 2
Implantations autorisées
au 31/05/2023 Borne
basse
Borne
haute
Structures d'hospitalisation complète 3 3 4
Structure d'hospitalisation de jour 4 4 5
Structures d'hospitalisation de nuit 0 0 0
Services de placement familial thérapeutique 30 60 1
Appartements thérapeutiques 1 1 1
Centres de crise 1 1 1
Centres de postcure psychiatrique 0 0 0
Psychiatrie infanto-juvénile
Modalités d'exercice
Cibles PRS 2
Implantations autorisées
au 31/05/2023 Borne
basse
Borne
haute
Structures d'hospitalisation complète 1 1 1
Structure d'hospitalisation de jour 1 1 1
Structures d'hospitalisation de nuit 0 0 0
Services de placement familial thérapeutique 1 1 0
Appartements thérapeutiques 0 0 0
Centres de crise 0 0 0
Centres de postcure psychiatrique 0 0 0
❖ Projections des OQOS du PRS 3, 2023-2027
La réforme des autorisations introduit les mentions « Périnatal » et « Soins sans consentement » par
décrets n° 2022 -1264 du 28 septembre 2022 relatif aux conditions techniques de fonctionnement de
l'activité de psychiatrie et le décret n° 2022 -1263 du 28 septembre 2022 relatif aux conditions
d'implantation.
Désormais par principe, trois modes de prises en charge (ambulatoire, temps complet, temps partiel)
devront être proposées, sur site ou par convention, pour chaque mention.
Le titulaire a la possibilité de déployer certains modes de prise en charge, définis limitativement par arrêté
ministériel du 28 septembre 2022, en dehors du site géographique autorisé.
101
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 109
Cibles PRS 3
Mention Borne basse Borne haute
Adultes 4 4
Enfants et adolescent 2 2
Périnatal 1 1
Soins sans
consentement 1 1
Commentaires : Selon la législation en vigueur, les établissements actuellement désignés par le DGARS
doivent déposer une demande d'autorisation dans la mention « soins sans consentement » pour prendre
en charge des patients en soins sans consentement.
La prise en charge psychiatrique spécialisée pourrait se structurer davantage avec l'implantation :
- d'une unité de soins intensifs psychiatriques (USIP) contractualisée.
- d'une unité pour malades difficiles (UMD), sous couvert de protocoles de soins intensifs définis.
102
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 110
Médecine nucléaire
• Bilan des OQOS du PRS 2, 2018-2023
Equipement matériel lourd
Cibles PRS 2 Appareils
autorisés
au 31/05/2023
Borne
basse
Borne
haute
Caméra à scintillation sans détecteur d'émission de positons 4 5 3
TEP Scan 2
TEP IRM 1 1 1
❖ Projections des OQOS du PRS 3, 2023-2027
L'activité de médecine nucléaire entre au nombre des activités de soins soumises à autorisation.
La médecine nucléaire n'était jusqu'à présent abordée qu'à travers l'utilisation d'équipements matériels
lourds (EML) spécifiques : la tomographie d'émission monophotonique (TEMP), la tomographie par
émission de positons (TEP), éventuellement couplées à d'autres systèmes d'imagerie et les caméras à
scintillation dites gamma-caméras.
Cibles PRS 3
Mention Borne
basse
Borne
haute
A - Actes diagnostiques ou thérapeutiques hors pathologie cancéreuses réalisés par
l'administration de MRP en système clos 1 1
B - Actes diagnostiques ou thérapeutiques y compris pour les pathologies
cancéreuses réalisés par l'administration de MRP en système clos ouvert 1 1
Commentaires : L'ARS Martinique a autorisé en janvier 2023 l'exploitation de trois EML de type
tomographe à émission de positions (TEP) :
- 1 TEP-IRM
- 1 TEP-SCAN Moyen champ
- 1 TEP-SCAN Grand champ
La combinaison de ces trois équipements devrait concourir à l'amélioration des délais de rendez-vous et
de la qualité des soins grâce à la mise en place d'un guichet unique (de la prise en charge à la remise des
résultats, permettant la réalisation le même jour des examens d'imagerie nécessaires).
Aussi, la mise en œuvre de ces équipements devrait permettre de :
- Répondre aux besoins insuffisamment couverts en oncologie, puisque l'axe clinique y est dédié
à 50 % ;
- Mieux soigner, en amont, en cardiologie et en neurologie ;
- Résorber les inégalités d'accès aux soins, géographiques d'abord et financières par conséquent ;
- Apporter une réponse adaptée à des patients avec des problématiques spécifiques (obésités,
claustrophobie, protocoles de soins oncologiques) ;
- Être vecteur d'attractivité médicale pour les praticiens, d'une part du fait du caractère innovant
; d'autre part grâce aux temps de recherche dédiés.
Ces équipements devront être mis en œuvre dans les conditions règlementaires.
Il n'y aura qu'une seule implantation de médecine nucléaire en Martinique.
Il est inscrit « 0 » au niveau du cyclotron à usage médical qui est un équipement soumis à autorisation du
Directeur Général de l'ARS et qui participe à la pratique médicale à visée diagnostique ou thérapeutique
pour des patients. Le cyclotron installé sur le territoire (non soumis à autorisation du DG ARS) représente
bien plus qu'une simple technologie et permet des progrès significatifs dans le domaine de l'oncologie,
de l'innovation et de l'excellence. Grâce à cet équipement de pointe, la Martinique dispose de la capacité
de produire des isotopes radioactifs localement, permettant ainsi de réaliser des examens et des
traitements de haute précision et rapides. Ce nouvel équipement aura un impact direct sur le diagnostic
et la prise en charge des patients, particulièrement ceux atteints de pathologies complexes telles que le
cancer, mais également les affections neurologiques et cardiovasculaires
103
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 111
Radiologie interventionnelle
-Réformé-
❖ Projections des OQOS du PRS 3, 2023-2027
L'activité de radiologie interventionnelle fait désormais l'objet d'autorisations sanitaires, depuis les
décrets n° 2022-1237 et n° 2022-1238 du 16 septembre 2022 relatif aux conditions d'implantation (CI) et
aux conditions techniques de fonctionnement (CT F) des équipements matériels lourds d'imagerie et de
l'activité de soins de radiologie interventionnelle.
La radiologie n'était abordée jusqu'à présent qu'à travers l'utilisation d'équipements matériels lourds
(EML) spécifiques : l'imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM) et la scanographie.
L'activité de radiologie interventionnelle comprend l'ensemble des actes médicaux à but diagnostique
ou thérapeutique réalisés avec guidage et contrôle de l'imagerie médicale par accès percutané,
transorificiel, transpariétal ou intraluminal, portant sur u ne ou plusieurs cibles inaccessibles dans des
conditions de qualité et de sécurité satisfaisantes sans utiliser un moyen de guidage par imagerie.
Les activités interventionnelles sous imagerie médicale en cardiologie et en neuroradiologie, faisant
l'objet de réglementations propres, sont exclues du champ de la définition.
Cibles PRS 3
Mention Borne
basse
Born
haute
Mention A : actes de radiologie interventionnelle par voie endo-veineuse, y compris
pour pose de voies d'abord, ainsi que les actes percutanés et par voie
transorificielle suivants : infiltrations profondes, ponctions, biopsies et drainages
d'organes intra -thoraciques, intra -abdominaux ou intra -pelviens, hors actes des
mentions B, C et D
0 2
Mention B : en sus des actes autorisés au titre de la mention A, et à l'exception des
actes relevant spécifiquement des mentions C et D, les actes de radiologie
interventionnelle par voie endo-veineuse profonde et endo-artérielle, ainsi que les
autres actes de radiologie interventionnelle par voie percutanée ou transorificielle
0 2
Mention C : en sus des actes autorisés au titre de la mention B et à l'exception des
actes réalisés dans les conditions spécifiquement prévues au titre de la mention D,
les actes de radiologie interventionnelle thérapeutiques du cancer par voie
percutanée et par voie transorificielle, ainsi que les actes thérapeutiques du cancer
par voie endoveineuse et endoartérielle
0 1
Mention D : ensemble des actes mentionnés à l'article R. 6123 -165, y compris les
actes de radiologie interventionnelle thérapeutiques, assurés en permanence,
relatifs à la prise en charge en urgence de l'hémostase des pathologies vasculaires
et viscérales hors circulation intracrânienne, dont ceux requérant un plateau de
soins critiques
0 2
104
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 112
Traitement des grands brûlés
❖ Projections des OQOS du PRS 3, 2023-2027
Cibles PRS 3
Modalité Existant - implantations autorisées au 31/05/2023 Borne basse Borne haute
Adultes 0 0 0
Enfants 0 0 0
Commentaires : L'activité de soins de traitement des grands brûlés relevait du SIOS.
A date, l'activité est exclusivement réalisée en Guadeloupe pour le compte de l'interrégion (Martinique-
Guadeloupe- Guyane). Cette organisation devrait perdurer au bénéfice des patients martiniquais afin de
leur assurer une prise en charge experte.
Ces prises en charges feront objet d'une organisation spécifique d'évacuation sanitaire vers la
Guadeloupe.
L'ARS s'engage à porter la discussion au niveau de l'interrégion en y associant les praticiens localement
impliqués afin de tirer les conséquences de cette abrogation et de sécuriser la prise en charge. A l'instar
des autres activités antérieurement traité es dans les SIOS, l'activité de traitement des grands brûlés
pourrait s'organiser au sein de filières interrégionales.
105
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 113
Chirurgie cardiaque
-Réformé-
• Bilan des OQOS du PRS 2, 2018-2023
Modalités d'exercice
Cibles PRS 2 Implantations autorisées au
31/05/2023 Borne
basse
Borne
haute
Adultes 1 1 1
Enfants 0 0 0
❖ Projections des OQOS du PRS 3, 2023-2027
Cette activité a été réformée par décrets n°2022 -1765 du 29 décembre 2022 relatif aux conditions
d'implantation et n°2022 -1766 du 29 décembre 2022 relatif aux conditions techniques de
fonctionnement.
Cibles PRS 3
Modalité Borne basse Borne haute
Adultes 1 1
Pédiatrique 0 1
Commentaires :
L'activité de soins de chirurgie cardiaque relevait du SIOS.
A date, la prise en charge Adultes de l'activité est réalisée en Martinique pour le compte de l'interrégion
(Martinique- Guadeloupe- Guyane). La prise en charge pédiatrique est réalisée dans l'Hexagone.
Cette organisation devrait perdurer au bénéfice des patients guyanais et guadeloupéens afin de leur
assurer aussi une prise en charge experte. Ces prises en charges feront objet d'une organisation spécifique
d'évacuation sanitaire des établissements de la Guadeloupe et de la Guyane vers la Martinique.
L'ARS s'engage à porter la discussion au niveau de l'interrégion en y associant les praticiens localement
impliqués afin de tirer les conséquences de cette abrogation et de sécuriser la prise en charge. A l'instar
des autres activités antérieurement traité es dans les SIOS, l'activité de chirurgie cardiaque pourrait
continuer à s'organiser au sein de filières interrégionales.
Des travaux sont en cours pour développer la prise en charge en chirurgie pédiatrique sur le territoire.
Dans l'attente de la mise en place de cette nouvelle activité de soins, la prise en charge des patients
s'effectuera vers l'Hexagone
106
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 114
Activité interventionnelle en cardiologie
-Réformé-
• Bilan des OQOS du PRS 2, 2018-2023
Modalités d'exercice
Cibles PRS 2 Implantations
autorisées au
31/05/2023
Borne
basse
Borne
haute
Rythmologie interventionnelle, de stimulation
multisites et de défibrillation
1 1 1
Actes portant sur les cardiopathies de l'enfant, y
compris ré interventions à l'âge adulte sur les
cardiopathies congénitales (hors urgences)
1 1 1
Actes portant sur les autres cardiopathies de l'adulte 1 1 1
❖ Projections des OQOS du PRS 3, 2023-2027
Les activités interventionnelles sous imagerie médicale, par voie endovasculaire, en cardiologie
deviennent activité interventionnelle sous imagerie médicale en cardiologie. Les décrets n° 2022 -380 et
n° 2022-382 du 16 mars 2022 fixent les nouvelles conditions d'implant ation et conditions techniques de
fonctionnement de l'activité interventionnelle sous imagerie médicale en cardiologie.
L'activité comprend l'ensemble des actes de cardiologie à but diagnostic ou thérapeutique réalisés par
voie percutanée, transpariétale ou intraluminale, portant sur une ou plusieurs cibles inaccessibles dans
des conditions de qualité et de sécurité satisfaisantes sans utiliser un moyen de guidage par imagerie. Elle
s'organise en trois modalités.
La ligne directrice de cette évolution règlementaire était d'organiser l'offre de santé « dans une logique
de gradation des soins entre proximité, soins spécialisés, soins de recours et de référence, organisées à
des échelles territoriales nécessairement différentes et en s'appuyant sur des seuils d'activité quand cela
est pertinent au regard des enjeux de qualité et de sécurité des soins ».
107
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 115
Cibles PRS 3
Modalité Mention Borne
basse
Borne
haute
1° Rythmologie
interventionnelle
A - Actes interventionnels d'électrophysiologie diagnostique
et les actes de poses de pace maker mono et double chambre
avec sonde
1 3
B - Actes d'ablation atriale droite et atrioventriculaire, de
poses de défibrillateurs et de stimulateurs multisites ; 1 3
C - Actes d'ablation atriale droite et atrioventriculaire, de
poses de défibrillateurs et de stimulateurs multisites ; 1 1
D - Actes à haut risque de plaie cardiaque ou vasculaire et les
actes de rythmologie réalisés chez un patient ayant une
cardiopathie congénitale complexe
1 1
2° Cardiopathies
congénitales hors
rythmologie
A - Actes de prise en charge des anomalies du cloisonnement
inter atrial, fermeture du canal artériel, dilatation de sténose
valvulaire pulmonaire, cathétérisme diagnostique des
cardiopathies congénitales
1 1
B - Geste de dilatation, toute pose de stent ou de dispositif
intracardiaque, toute intervention sur septum atrial ou
ventriculaire
1 1
3° Cardiopathies
ischémiques et
structurelles de
l'adulte
1 1
Commentaires :
De nouvelles implantations permettraient de compléter l'offre existante mais aussi de l'étendre afin de
renforcer la filière notamment en améliorant le taux de recours pour la population qui est à la fois l'une
des plus vieillissantes et marquée par une prévalence des pathologies cardiaques.
108
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 116
Traitement du cancer
-Réformé-
• Bilan des OQOS du PRS 2, 2018-2023
Chirurgies des cancers
Modalités d'exercice
Cibles PRS 2
Implantations autorisées
au 31/05/2023 Borne
basse
Born
haute
Chirurgie viscérale 3 3 2
Chirurgie mammaire (tumeurs du sein) 2 2 2
Chirurgie gynécologique 1 1 1
Chirurgie ORL 1 1 1
Chirurgie maxillo-faciale 1 1 1
Chirurgie urologique 2 3 1
Chirurgie thoracique 1 1 1
Chirurgie hors soumis à seuil (si nécessaire) - - -
Les autres traitements du cancer
Modalités d'exercice
Cibles PRS 2 Implantations autorisées au
31/05/2023 Borne
basse
Born
haute
Radiothérapie externe, curiethérapie 1 1 1
Curiethérapie 1 1 1
Chimiothérapie ou autres traitements médicaux
spécifiques du cancer 1 1 1
❖ Projections des OQOS du PRS 3, 2023-2027
Les évolutions règlementaires ont été entérinées par :
• Décret n° 2022-693 du 26 avril 2022 relatif aux conditions techniques de fonctionnement de
l'activité de soins de traitement du cancer ;
• Arrêté du 26 avril 2022 portant modification de l'arrêté du 29 mars 2007 fixant les seuils
d'activité minimale annuelle applicables à l'activité de soins de traitement du cancer ;
• Décret n° 2022-689 du 26 avril 2022 relatif aux conditions d'implantation de l'activité de soins
de traitement du cancer.
109
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 117
Chirurgies des cancers
Cibles PRS 3
Modalité Mention Borne basse Borne haute
Chirurgie
oncologique
A
A1 - Viscérale et digestive 1 2
A2 - Thoracique 1 1
A3 - Sphère ORL, cervico-facial, maxillo-
faciale 0 1
A4 - Urologique 2 2
A5 - Gynécologique 0 1
A6 - Mammaire 2 2
A7 - Indifférencié 0 1
B
B1 - chirurgie oncologique viscérale et
digestive complexe 0 1
B2 - chirurgie oncologique thoracique
complexe 0 1
B3 - chirurgie oncologique ORL, cervico-faciale
et maxillo-faciale complexe 0 1
B4 - chirurgie oncologique urologique
complexe 0 1
B5 - chirurgie oncologique gynécologique
complexe 0 1
C Chirurgie oncologique chez l'Enfant et les
adolescents de moins de 18 ans. 0 1
Les autres traitements du cancer
Cibles PRS 3
Modalité Mention Borne basse Borne haute
Radiothérapie
externe,
curiethérapie
A Radiothérapie externe chez l'adulte 1 1
B Curiethérapie chez l'adulte 1 1
C
Radiothérapie externe chez l'adulte et
chez l'enfant et l'adolescent de moins de
18 ans - Curithérapie chez l'adulte et chez
l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans
0 1
Traitements
médicamenteux
systémiques du
cancer
A TMSC chez l'adulte 1 5
B
TMSC chez l'adulte comprenant les
chimiothérapies intensives entrainant une
aplasie prévisible de plus de huit jours
0 1
C
TMSC chez l'Enfant et l'adolescent de
moins de 18 ans comprenant les
chimiothérapies intensives entraînant une
aplasie prévisible de plus de huit jours
0 1
110
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 118
Commentaires :
La Plateforme Régionale d'Oncologie Martinique a mis en place depuis 2020 un tableau de suivi des
délais de prise en charge des patients atteints de cancer en Martinique distinguant les différentes
étapes du parcours et les délais correspondants :
- Entre la biopsie et la validation des résultats ANAPATH (1) ;
- Entre la validation ANAPATH et la Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) où sont
discutée collégialement les modalités de traitement (2) ;
- Entre la RCP et la consultation médicale d'annonce (3) ;
- Entre la consultation d'annonce et la mise en traitement (4) ;
- Et spécifiquement pour les parcours donnant lieu à chirurgie, entre la RCP ayant pris la décision
de chirurgie et la réalisation de l'acte de chirurgie (5).
Le suivi actualisé au mois de mars 2023 fait état des délais suivants :
Délais moyens
en jours
Toutes localisations Cancers
urologiques
Cancers
gynécologiques
Cancers
colorectaux Cancer du sein
2019 2023 2019 2023 2019 2023 2019 2023 2019 2023
(1) 17,6 31,5 21,2 46,6 14,3 36,5 17,4 8,3 15,5 14,4
(2) 130,8 311,8 241,5 510,9 69,2 158,5 48,3 51,5 97,7 91,8
(3) 20,6 28,9 21,4 29,9 18,3 31,5 12,8 37,2 22,6 27,5
(4) 24,4 25,0 37,1 34,3 24,8 29,0 27,6 18,3 16,7 15,4
(5) 45,0 42,8 ND 133,3 ND ND ND 19,0 45,0 24,1
Les échanges institutionnels montrent que les d élais observés sont tributaires d'éléments conjecturels ,
tels que des difficultés de recrutement médical, la réduction d'effectifs ou encore les difficultés d'accès
aux blocs durant la crise covid.
Ce constat a motivé la structuration d'un plan d'action régional :
- Sans délai : la mise en place d'un comité des délais en cancérologie qui associent les acteurs
institutionnels et les établissements de santé impliqués ;
- A court terme : la structuration d'un parcours « imagerie » sur le territoire ;
- A long terme : de nouvelles implantations pour la pratique de la chimiothérapie.
L'arrêté du 26 avril 2022 fixe de nouveaux seuils d'activité minimale annuelle applicables à l'activité de
soins de traitement du cancer. L'autorisation ne pourra être délivrée, maintenue ou renouvelée qu'à la
condition de respecter par site géographique, une activité minimale, par mention voire par pratique
thérapeutique.
L'enjeu lié au respect des seuils pourrait conduire à une baisse de l'offre en Martinique. Une organisation
interrégionale pourrait être prévue et organisée avec la Guadeloupe.
En Martinique, l'incidence du cancer est généralement plus faible qu'en France hexagonale, avec environ
1600 nouveaux cas par an, de même que la mortalité, qui est également moins élevée, avec environ 730
décès annuels. Cependant, des efforts restent à faire, car l'accélération est deux fois plus importante qu'en
France hexagonale.
Aujourd'hui, 18 000 personnes sont en vie après avoir connu un diagnostic de cancer et 11 000 personnes
sont en cours de traitement ou encore font l'objet d'un suivi après un protocole de soins.
Dans un contexte de délais d'attente importants entre les étapes du parcours de soins et de tensions sur les
ressources médicales (médecine générale et spécialisée), la mesure 25 du Comité Interministériel Outre-Mer
(CIOM) prévoyait depuis fin 2023, un plan d'action visant à réduire les délais de prise en charge et la refonte
des parcours de soins dans les territoires ultra marins.
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 119
111
Il s'agissait, concrètement, de relever les défis territoriaux à tous les niveaux, de la prévention à l'après cancer
et de permettre un accès équitable aux technologies, et aux progrès thérapeutiques. Ces délais trop longs
peuvent entraîner des retards dans la détection, la prise en charge et le suivi des patients atteints de cancer.
Dans le cadre du plan d'action territorial, le dispositif innovant de la maison du parcours (MDP), un guichet
unique mis en service en décembre 2024 sur la commune de Saint -Joseph, a pour objectif d'optimiser le
parcours de soins en cancérologie et d'éviter les ruptures.
Ce lieu unique, moderne et innovant est facilement accessible et se situe à proximité du CHUM. Site
géographique de la plateforme d'oncologie de Martinique, il est ouvert à toute personne présentant une
suspicion de cancer ou ayant eu un cancer confirmé, o u revenant d'un site hexagonal pour une pathologie
cancéreuse.
Deux types d'activités principales s'y déclinent :
o Dispositif Oncorapido réunissant les personnels non médicaux, (IDEC, IPA, MER) et médicaux
(oncologues médicaux et autres spécialistes) ayant pour objectif de réduire les délais de prise en
charge diagnostique et thérapeutique,
o Evaluation des besoins en soins oncologiques de support y compris évaluation médico -
sociale, besoins en soins palliatifs, accompagnement individualisé et suivi du parcours.
L'ambition de ce dispositif est de diviser par trois les délais actuels de prise en charge en apportant des
réponses adaptées aux patients en termes d'informations et d'orientation et éviter les patients perdus
de vue ou en attente de parcours. Ce projet s 'intègre dans un projet global de restructuration des
parcours à l'échelle du territoire.
En effet, cette maladie tend à devenir une maladie chronique notamment en ce qui concerne les cancers
de mauvais pronostic car les évolutions thérapeutiques permettent d'agir sur la survie.
I. L'offre régionale
Dans le cadre de la révision, seule la modalité de chimiothérapie de l'activité de soins de
traitement du cancer est encline à évoluer.
A cet égard, le Centre Hospitalier Universitaire de Martinique (CHUM) – site géographique
de Clarac, est actuellement le seul opérateur territorial autorisé à la pratiquer.
Dans un contexte de difficulté d'accès aux soins et de délais importants, trois sites
géographiques du CHUM ont été reconnus en tant que sites associés du site de Clarac, par
avenant au Contrat Pluriannuel d'Objectifs et de Moyens (CPOM), pour la modalité
chimiothérapie :
- pour les cancers de la femme (Oncofonm, Site MFME) ;
- les cancers thoraciques (Site Pierre Zobda Quitman) ;
- urologiques (Site Mangot Vulcin).
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 120
112
II. Objectifs quantitatifs
Augmenter le nombre de sites pour la modalité « traitements médicamenteux systémiques du cancer »
permettra de prendre en soins beaucoup plus de patients en Martinique.
III. Déclinaison territoriale des objectifs qualitatifs
L'objectif est d'améliorer la qualité et la sécurité des soins en intégrant les nouvelles exigences
réglementaires relatives aux activités de soins de traitement du cancer.
Bien que le parcours de prise en charge du cancer en Martinique soit organisé, il souffre de plusieurs
difficultés liées à l'accès aux soins spécialisés, au manque de personnel médical et à des problèmes socio-
économiques.
Depuis l'ouverture de la maison du parcours, et l'inauguration du nouveau laboratoire d'ANAPATH du
CHUM, les délais (toutes localisations) dans les différentes étapes du parcours de prise en charge des
patients atteints de cancer en Martinique ont été améliorés concernant :
o Les délais entre la biopsie et la validation des résultats ANAPATH,
o Les délais entre la validation ANAPATH et la réunion de concertation pluridisciplinaire
(RCP) où sont discutées collégialement les modalités de traitement.
Cette évolution attendue de l'offre doit permettre de garantir à la population :
- Une réduction des délais d'attente d'accès aux soins de traitement du cancer, afin de bénéficier
des soins diagnostiques et thérapeutiques dans des conditions satisfaisantes permettant un égal accès
aux soins en local et de résorber les pertes de chance.
- Une offre de chimiothérapie, proche des besoins de santé de la population marquée par une
prévalence des cancers notamment de la femme, thoracique et urologique.
113
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 121
Neurochirurgie
-Réformé-
• Bilan des OQOS du PRS 2, 2018-2023
Modalités d'exercice
Cibles PRS 2 Implantations autorisées
au 31/05/2023 Borne
basse
Borne
haute
Neurochirurgie générale pour adultes 1 1 1
Neurochirurgie fonctionnelle cérébrale 0 0 0
Neurochirurgie intracrânienne et extra crânienne
en conditions stéréotaxiques 0 0 0
Neurochirurgie pédiatrique 1 1 1
❖ Projections des OQOS du PRS 3, 2023-2027
Cibles PRS 3
Modalité Borne basse Borne haute
Socle 1 2
Neurochirurgie fonctionnelle cérébrale 0 0
Radiochirurgie intracrânienne et
extracrânienne en conditions stéréotaxiques 0 0
Neurochirurgie pédiatrique 1 2
Commentaires :
L'activité de soins de neurochirurgie relevait du SIOS.
A date, l a prise en charge « générale » et pédiatrique de l'activité de neurochirurgie est réalisée en
Martinique pour le compte de l'interrégion (Martinique - Guadeloupe- Guyane). Les prises en charge
spécialisées de Neurochirurgie fonctionnelle cérébrale et de Radiochirurgie intracrânienne et
extracrânienne en conditions stéréotaxiques sont réalisées dans l'Hexagone.
Cette organisation devrait perdurer au bénéfice des patients guyanais et guadeloupéens afin de leur
assurer aussi une prise en charge experte. En effet, l'activité de neurochirurgie satisfait la condition
d'activité minimale et est en constante augmentation.
La quasi-totalité des pathologies rentrant dans le champ d'expertise est prise en charge.
L'ARS s'engage à porter la discussion au niveau de l'interrégion en y associant les praticiens localement
impliqués afin de tirer les conséquences de cette abrogation. A l'instar des autres activités
antérieurement traitées dans les SIOS, l'activité de neu rochirurgie pourrait s'organiser au sein de filières
interrégionales.
Ces prises en charges feront objet d'une organisation spécifique d'évacuation sanitaire des
établissements de la Guadeloupe et de la Guyane vers la Martinique.
114
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 122
Activités interventionnelles en neuroradiologie
-Réformé-
• Bilan des OQOS du PRS 2, 2018-2023
Cibles PRS 2
Implantations autorisées au 31/05/2023
Borne basse Borne haute
1 1 1
❖ Projections des OQOS du PRS 3, 2023-2027
Suite à l'évolution règlementaire que connait cette activité, elle s'exerce désormais selon deux modalités
: la thrombectomie mécanique et à l'ensemble des activités de NRI.
Cibles PRS 3
Modalité Borne basse Borne haute
A - Thrombectomie mécanique 0 0
B - Ensemble des activités de NRI 1 1
Commentaires : Les activités interventionnelles en neuroradiologie relevaient du SIOS.
A date, la prise en charge des activités interventionnelles en neuroradiologie est exclusivement réalisée
en Martinique pour le compte de l'interrégion (Ma rtinique- Guadeloupe- Guyane). Cette organisation
devrait perdurer au bénéfice des patients guyanais et guadeloupéens afin de leur assurer une prise en
charge experte.
Les Antilles sont marquées par une surexpression d'hypertension artérielle et de diabète qui favorise le
développement de pathologies vasculaires du système nerveux central. Les accidents vasculaires
ischémiques ainsi que la surexpression phénotypique de p athologies vasculaires malformatives
intracrâniennes sont prépondérants.
Qui plus est, il s'agit de pathologies complexes à traiter.
L'année 2021 a été un tournant pour la Martinique, et pour l'interrégion. Jusqu'alors les patients atteints
des pathologies les plus complexes devaient être transférés dans l'Hexagone. Depuis la consolidation des
effectifs médicaux de l'établissement autor isé, par des ressources expertes, ces prises en charge sont
réalisées en Martinique.
La Martinique est le seul territoire de l'interrégion à compter des neuroradiologues interventionnels. A
noter qu'il n'y en a que 150, étudiants compris, sur le territoire national.
L'activité interventionnelle en neuroradiologie concerne les actes relatifs aux diagnostiques et
thérapeutiques qui portent sur la région cervico -céphalique et médullo-rachidienne et qui sont réalisés
par voie endovasculaire ou par voie percutanée, hors lo calisation ostéoarticulaire. Les actes portant sur
la thyroïde ne sont pas concernés.
L'ARS s'engage à porter la discussion au niveau de l' interrégion en y associant les praticiens localement
impliqués afin de tirer les conséquences de cette abrogation. A l'instar des autres activités
antérieurement traitées dans les SIOS, l'activité de neuroradiologie interventionnelle pourrait s'organiser
au sein de filières interrégionales. Ces prises en charges feront objet d'une organisation spécifique
d'évacuation sanitaire des établissements de la Guadeloupe et de la Guyane vers la Martinique.
115
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 123
Soins critiques
-Réformé-
• Bilan des OQOS du PRS 2, 2018-2023
Modalités d'exercice de l'activité de Réanimation
Cibles PRS 2 Implantations autorisées
au 31/05/2023 Borne
basse
Borne
haute
Adultes 1 1 1
Pédiatrique 1 1 1
Pédiatrique spécialisée 0 0 0
❖ Projections des OQOS du PRS 3, 2023-2027
L'activité de soins critiques nait de la fusion de deux régimes juridiques :
- Les autorisations de réanimation ;
- Les reconnaissances contractuelles de soins intensifs.
Le décret n° 2022-690 du 26 avril 2022 relatif aux conditions d'implantation et le décret n° 2022 -694 du
26 avril 2022 relatif aux conditions techniques de fonctionnement redéfinissent les modalités de cette
activité de soins.
Les soins critiques doivent permettre la prise en charge des patients qui présentent ou sont susceptibles
de présenter une ou plusieurs défaillances aigües mettant directement en jeu le pronostic vital ou
fonctionnel et pouvant impliquer le recours à une ou plusieurs méthodes de suppléance.
Organisée autour de deux modalités, l'activité se subdivise en quatre à cinq mentions.
1. L'unité de réanimation assure la prise en charge des patients qui présentent ou sont susceptibles
de présenter une ou plusieurs défaillances aigües mettant directement en jeu leur pronostic vital
ou fonctionnel, et pouvant impliquer le recours à une ou plu sieurs méthodes de suppléance.
2. Les unités de soins intensifs polyvalents contiguës et les unités de soins intensifs polyvalents
dérogatoires, en l'absence d'une unité de réanimation sur le site, assurent la prise en charge des
patients qui sont susceptibles de présenter une ou plusieurs défaillances aigües mettant
directement en jeu leur pronostic vital ou fonctionnel, et pouvant impliquer de façon transitoire
le recours à une méthode de suppléance, dans l'attente le cas échéant d'un transfert en
réanimation. Lorsque le patient présente une ou plusieurs défaillances aigües mettant en jeu son
pronostic vital ou fonctionnel et nécessitant un traitement de suppléance d'organe, il est
transféré en réanimation.
3. L'unité de soins intensifs de cardiologie assure la prise en charge des patients qui présentent ou
sont susceptibles de présenter une défaillance aigüe liée à une pathologie cardiovasculaire,
mettant directement en jeu leur pronostic vital ou fonctionnel, imposant des traitements
spécifiques cardiologiques et pouvant impliquer le recours à une méthode de suppléance.
4. L'unité de soins intensifs de neurologie vasculaire assure la prise en charge des patients qui
présentent ou sont susceptibles de présenter une défaillance aigüe liée à une pathologie neuro -
vasculaire mettant directement en jeu leur pronostic vital ou fonc tionnel et imposant des
traitements spécifiques neuro -vasculaires, de prévention et de rééducation neurologique et
cognitive.
5. L'unité de soins intensifs d'hématologie assure la prise en charge des patients qui présentent ou
sont susceptibles de présenter une défaillance aigüe liée à une pathologie hématologique
mettant directement en jeu leur pronostic vital ou fonctionnel et imp osant des traitements
spécifiques hématologiques nécessitant un ou des séjours en secteur stérile.
Lorsque les activités du site le justifient, le titulaire de la mention Réanimation et soins intensifs
polyvalents peut également disposer d'unités de soins intensifs de spécialité notamment : néphrologie,
respiratoire, hépato-gastro-entérologie.
116
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 124
Cibles PRS 3
Modalité Mention Borne basse Borne haute
Adultes
1° Réanimation et soins intensifs
polyvalents, et de spécialité le cas
échéant
1 1
2° Soins intensifs polyvalents
dérogatoires 1 4
3° Soins intensifs de cardiologie 1 1
4° Soins intensifs de neurologie
vasculaire 1 1
5° Soins intensifs d'hématologie 1 1
Pédiatriques
1° Réanimation de recours et soins
intensifs pédiatriques polyvalents, et
de spécialité le cas échéant
1 1
2° Réanimation et soins intensifs
pédiatriques polyvalents, et de
spécialité le cas échéant
0 0
3° Soins intensifs pédiatriques
polyvalents dérogatoires 0 1
4° Soins intensifs pédiatriques
d'hématologie 1 1
Commentaire :
La Martinique s'inscrit dans un parcours interrégional d'établissement de recours, au bénéfice de patients
guyanais, pour la prise en charge en soins intensifs d'hématologie adultes et pédiatriques.
117
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 125
Insuffisance rénale chronique
Cibles PRS 3
Modalité Existant - implantations
autorisées au 15/05/2023
Borne
basse
Borne
haute
Dialyse à domicile par hémodialyse ou par dialyse
péritonéale 3 3 4
Hémodialyse en centre 3 3 3
Hémodialyse en unité d'autodialyse simple ou assistée 5 3 5
Hémodialyse en unité de dialyse médicalisée 3 3 4
Commentaires :
Dans l'intérêt de la santé publique, trois implantations de dialyse à domicile sont autorisées sur le
territoire afin de permettre, entre autres, de :
- Pallier les problématiques de transport sanitaire ;
- Anticiper et assurer la dialyse du grand âge ;
- Autonomiser le patient.
Doit particulièrement être privilégié, le développement de l'offre qui :
- diversifie les modalités d'accès aux soins tout en réduisant les délais de prise en charge ;
- repose sur une collaboration affirmée entre les secteurs public et privé ;
- permet, si nécessaire, une réorientation progressive des activités entre les différentes modalités
de traitement de l'insuffisance rénale chronique.
La Martinique constitue une unique zone. Pour autant, l'offre d'hémodialyse en unité de dialyse
médicalisée doit être renforcée afin de garantir une égalité d'accès aux soins sur l'ensemble du territoire,
notamment en améliorant l'accessibilité pour les populations résidant dans la zone Nord Atlantique.
Les actions de dépistage en laboratoire en lien avec les médecins de ville sont à développer. Des travaux
complémentaires devront être menés sur la thématique de la greffe rénale.
118
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 126
Activités cliniques et biologiques d'AMP et activités biologiques de diagnostic
prénatal
❖ Projections des OQOS du PRS 3, 2023-2027
Le décret n° 2021 -1933 du 30 décembre 2021, fixant les modalités d'autorisation des activités
d'autoconservation des gamètes pour raisons non médicales en application de l'article L. 2141-12 du code
de la santé publique et portant diverses adaptations de la partie réglementaire du même code au regard
des dispositions de la loi n° 2021-1017 du 2 août 2021 relative à la bioéthique, vise à mettre en œuvre les
mesures phares votées dans la loi de bioéthique concernant :
-L'extension de l'assistance médicale à la procréation (AMP) à l'ensemble des femmes - aux couples de
femmes et aux femmes seules - avec ou sans don.
-L'autoconservation de ses propres gamètes (ovocytes ou spermatozoïdes) à but non médical.
119
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 127
Cibles PRS 3
Activité Modalité Borne
basse
Borne
haute
AMP clinique
Prélèvement d'ovocytes en vue d'une assistance médicale à la
procréation 1 2
Prélèvement de spermatozoïdes 1 1
Transfert des embryons en vue de leur implantation 1 1
Prélèvement d'ovocytes en vue d'un don 0 0
Mise en œuvre de l'accueil des embryons 0 0
Prélèvements d'ovocytes en vue de leur conservation pour la
réalisation ultérieure d'une assistance médicale à la procréation en
application de l'article L. 2141-12
1 1
AMP
biologique
Préparation et conservation du sperme en vue d'une insémination
artificielle 1 1
Activité relative à la FIV avec ou sans micromanipulation 1 1
Recueil, préparation, conservation et mise à disposition du sperme
en vue d'un don 0 0
Préparation, conservation et mise à disposition d'ovocytes en vue
d'un don 0 0
Conservation à usage autologue des gamètes et préparation et
conservation à usage autologue des tissus germinaux 1 1
Conservation des embryons en vue d'un projet parental 1 1
Conservation des embryons en vue de leur accueil et mise en œuvre
de celui-ci 1 1
Activités relatives à la conservation des gamètes en vue de la
réalisation ultérieure d'une assistance médicale à la procréation en
application de l'article L. 2141-12
1 1
DPN
Examens de cytogénétique y compris les examens moléculaires
appliqués à la cytogénétique 1 1
Examens de génétique moléculaire 0 0
Examens en vue du diagnostic de maladies infectieuses 0 0
Examens de biochimie portant sur les marqueurs sériques maternels 1 1
Examens de biochimie fœtale à visée diagnostique 0 0
Examens de génétique portant sur l'ADN Fœtal libre circulant dans
le sang maternel 0 0
Commentaires : Le développement du diagnostic prénatal non invasif est à envisager à long terme, en
interrégion.
120
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 128
Examen d'une personne ou identification d'une personne par empreintes génétiques
à des fins médicales
❖ Projections des OQOS du PRS 3, 2023-2027
La génétique est une spécialité mixte clinico--biologique s'appuyant sur des tests génétiques
(cytogénétique ou génétique moléculaire) sous responsabilité d'un médecin généticien. Les autorisations
abordées ici concernent les analyses de génétique postnatales (les analyses prénatales étant définies dans
le cadre des autorisations de DPN).
Conformément à l'article R.1131 -1 du code de la santé publique, les analyses de génétique postnatales
ont pour objet :
- De poser, de confirmer ou d'infirmer le diagnostic d'une maladie à caractère génétique chez
une personne ;
- De rechercher les caractéristiques d'un ou plusieurs gênes susceptibles d'être à l'origine du
développement d'une maladie chez une personne ou les membres de sa famille
potentiellement concernés ;
- D'adapter la prise en charge médicale (certains traitements ou pas) d'une personne selon ses
caractéristiques génétiques.
Cibles PRS 3
Modalité Existant - implantations autorisées au
31/05/2023 Borne basse Borne haute
Analyses de
cytogénétique 1 1 1
Analyse de
génétique
moléculaire
0 0 1
121
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 129
Greffes d'organes et greffes de cellules hématopoïétiques
Greffes d'organes Cibles PRS 3
Modalité
Existant -
implantations
autorisées au
31/05/2023
Borne basse Borne haute
Adulte
Rein 0 0 0
Pancréas 0 0 0
Rein et pancréas 0 0 0
Foie 0 0 0
Intestin 0 0 0
Cœur 0 0 1
Poumon 0 0 0
Cœur et poumon 0 0 0
Enfants
Rein 0 0 0
Pancréas 0 0 0
Rein et pancréas 0 0 0
Foie 0 0 0
Intestin 0 0 0
Cœur 0 0 1
Greffes de cellules hématopoïétiques
Cibles PRS 3
Modalité Existant - implantations autorisées Borne basse Borne haute
Adultes 0 0 0
Enfants 0 0 0
Commentaire : L'activité de greffes d'organes et greffes de cellules hématopoïétiques relevait du SIOS.
A date, seule la prise en charge des greffes rénales est réalisée en Guadeloupe pour le compte de
l'interrégion (Martinique - Guadeloupe- Guyane). Les autres prises en charge sont réalisées dans
l'Hexagone.
Cette organisation devrait perdurer au bénéfice des patients martiniquais afin de leur assurer une prise
en charge experte. Ces prises en charges feront objet d'une organisation spécifique d'évacuation sanitaire
vers la Guadeloupe et l'Hexagone.
L'ARS s'engage à porter la discussion au niveau de l'interrégion en y associant les praticiens localement
impliqués afin de tirer les conséquences de cette abrogation et de sécuriser la prise en charge. A l'instar
des autres activités antérieurement traité es dans les SIOS, l'activité de greffes d'organes et greffes de
cellules hématopoïétiques pourrait s'organiser au sein de filières interrégionales.
Des travaux seront menés avec les professionnels de santé de la Guadeloupe et sous l'égide de l'agence
de Biomédecine, concernant l'inscription sur les listes de greffes des patients martiniquais afin de leur
garantir un égal accès aux soins.
122
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 130
Pour information, en dehors de cette activité soumise à autorisation qui n'est pas pratiquée en
Martinique, le CHUM réalise des prélèvements d'organes multiples et de tissus sur personne décédée (en
arrêt circulatoire ou mort encéphalique).
Le développement de la greffe de cœur chez les patients adultes et enfants pourrait s'envisager
Dans le cadre de la Campagne de communication relative au don d'organes, lancée par l'A gence de la
biomédecine, l'ARS en lien avec les professionnels de santé du territoire, va développer la promotion du
don d'organes qui est essentielle pour sensibiliser et informer le public sur l'importance de ce geste
généreux qui peut sauver des vies.
123
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 131
Objectifs quantitatifs et qualitatifs des équipements matériels lourds
donnant lieu à autorisation
Equipements d'imagerie en coupes utilisés à des fins de radiologie diagnostique
-Réformé-
• Bilan des OQOS du PRS 2, 2018-2023
Equipement
matériel lourd
Cibles PRS 2 Existant – nombre d'appareils autorisés au 31/05/2023
Borne
basse
Borne
haute
IRM 7 8 6
Scanographe 7 8 8
❖ Projections des OQOS du PRS 3, 2023-2027
Conséquemment à la réforme des autorisations, seuls les appareils d'IRM, scanographes, caissons
hyperbare et cyclotrons à utilisation médicale sont soumis à autorisation de l'Agence.
La méthode de comptabilisation des équipements matériels lourds (EML) a évolué.
Les EML d'imagerie en coupes utilisés à des fins de radiologie diagnostique 14 (scanner et IRM) sont
uniquement comptabilisés en nombre d'implantations.
Désormais, s'agissant ces EML :
- L'autorisation initiale d'exploiter les EML doit être sollicitée ;
- Une fois délivrée, l'autorisation vaut pour l'exploitation de 3 EML maximum. Dans cette borne,
l'installation d'EML est déclarative et suppose une hétérogénéité des équipements.
- A partir du 4e équipement, tout projet d'installation doit être soumis à l'Agence via la
procédure de modification des conditions d'exécution.
En dépit de l'évolution règlementaire, l'ARS joue toujours son rôle de régulateur de l'offre de soins sur
le territoire et priorise :
- l'optimisation des équipements déjà implantés sur le territoire via :
▫ L'harmonisation des outils et protocoles ainsi que les transferts de données afin de disposer des
antécédents radiologiques et de justifier les demandes d'actes.
▫ La maintenance des équipements et la sécurisation de l'environnement et locaux des
équipements.
- les projets d'installations motivés par le développement de partenariats public/privé et participant à la
réduction des délais d'accès.
- l'accès à des équipements dédiés en situation d'urgence.
Cibles PRS 3
Equipement matériel lourd Borne
basse
Borne
haute
Equipements d'imagerie en coupes comprenant les appareils d'imagerie ou
de spectrométrie par résonnance magnétique nucléaire à utilisation clinique
ou les scanographes à utilisation médicale à l'exception des équipements
hydrides
8 12
124
14 Ne sont pas soumis à autorisation les équipements matériels lourds d'imagerie en coupe utilisés pour des activités
soumises à des autorisations propres (activité de médecine nucléaire, activité interventionnelle sous imagerie
médicale en cardiologie ou en neuroradiologie, activité de radiologie interventionnelle)
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 132
Equipements Matériels Lourds : caissons hyperbares et cyclotrons à utilisation
médicale
Les cyclotrons et caissons hyperbare sont comptabilisés en nombre d'implantations et en nombre
d'appareils.
Equipement
Existant -
implantations
autorisées au
31/05/2023
Nombre
d'implantations Nombre d'appareils
Borne
basse
Borne
haute
Borne
basse
Borne
haute
Caisson hyperbare 1 1 1 1 1
Cyclotron à utilisation
médicale 0 0 0 0 0
Commentaires :
Il est inscrit « 0 » au niveau du cyclotron à usage médical qui est un équipement soumis à autorisation du
Directeur Général de l'ARS et qui participe à la pratique médicale à visée diagnostique ou thérapeutique
pour des patients.
Le cyclotron installé sur le territoire (non soumis à autorisation du DG ARS) représente bien plus qu'une
simple technologie et permet des progrès significatifs dans le domaine de l'oncologie, de l'innovation et
de l'excellence. Grâce à cet équipement de pointe, la Martinique dispose de la capacité de produire des
isotopes radioactifs localement, permettant ainsi de réaliser des examens et des traitements de haute
précision et rapides. Ce nouvel équipement aura un impact direct sur le diagnostic et la prise en charge
des patients, particulièrement ceux atteints de pathologies complexes telles que le cancer, mais
également les affections neurologiques et cardiovasculaires
125
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 133
Annexe 5 - Glossaire
ACI : Accord Conventionnel Interprofessionnel
ACT : Appartement de Coordination Thérapeutique
ADN : Acide Désoxyribo Nucléique
AES : Accompagnant Educatif et Social
AHI : Accueil, Hébergement, Insertion
ALD : Affection Longue Durée
AMAVI : Accueil massif de victimes non contaminées
AMP : Assistance médicale à la procréation
AMU : Aide médicale urgente
ANAP : Agence Nationale d'Appui à la Performance
ANAPATH : anatomopathologie
APA : Activité Physique Adaptée
ARCOM : Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique
ARS : Agence Régionale de Santé
ASV : Atelier Santé Ville
APIJ : Agence Publique pour l'Immobilier de la Justice
C360 : Communauté 360
CAARUD : Centres d'Accueil et d'Accompagnement à la Réduction des Risques pour Usagers de
Drogues
CACEM : Communauté d'Agglomération du Centre de la Martinique
CAMSP : Centre d'Action Médico-Sociale Précoce
CAQES : Contrat d'Amélioration de la Qualité et de l'Efficience des Soins
CASF : Code de l'Action Sociale et des Familles
CATTP : Centre d'Aide Thérapeutique à Temps Partiel
CCAS : Centre Communal d'Action Sociale
CDAD Conseil Département d'Accès aux Droits
CDS : Centre de Santé
CEGIDD : Centre Gratuit d'Information, de Dépistage et de Diagnostic Gratuit
CGSS : Caisse Générale de Sécurité Sociale
CH : Centre Hospitalier
CHLD : Centre Hospitalier Louis Domergue
CHMD : Centre Hospitalier Maurice Despinoy
CHUM : Centre Hospitalier Universitaire de Martinique
CLLAJ : Comité Local pour le Logement Autonome des Jeunes
CLAS : Contrat Local d'Accompagnement à la Scolarité
CLAT : Centres de Lutte Anti-Tuberculeuse
CLS : Contrat Local de Santé
CLSM : Conseil Local de Santé Mentale
CNPE : Centre National de Protection sociale des personnes Ecrouées
CNR : Conseil National de la Refondation
COM : Collectivité d'Outre-Mer
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 134
COPIL : Comité de Pilotage
COS : Cadre d'Orientation Stratégique
COTECH : Comité Technique
COTER : Comité territorial
COV : Composés Organiques Volatiles
CP : Centre Pénitentiaire
CPAM : Caisse primaire d'assurance maladie
CPOM : Contrat Pluriannuel d'Objectifs et de Moyens
CPP : Centre Périnatal de Proximité
CPS : Compétence Psycho Sociale
CPTS : Communauté Pluriprofessionnelle Territoriale de Santé
CRCDC : Centre Régional de Coordination des Dépistages des Cancers
CREAI : Centre Régional pour l'Enfance et l'Adolescence Inadaptée
CRSA : Conférence Régionale de la Santé et de l'Autonomie
CSAPA : Centre de Soins, d'Accompagnement et de Prévention en Addictologie
CSO : Centre Spécialisé de l'Obésité
CTM : Collectivité Territoriale de Martinique
CTS : Conseil Territorial en Santé
DAC : Dispositif d'Appui à la Coordination
DCC : Dossier Communiquant en Cancérologie
DEETS : Direction de l'Economie, de l'Emploi, du Travail et des Solidarités
DISP : Dispositif Intégré de Surveillance et de Prévention
DMP : Dossier Médical Partagé
DOCCR : Dépistage organisé du cancer colorectal
DOCCU : Dépistage organisé du cancer du col de l'utérus
DOCS : Dépistage organisé du cancer du sein
DP : Dossier Patient
DPI : Dossier Patient Informatisé
DPN : Diagnostic prénatal
DPJJ : Direction de la Protection Judiciaire de la Jeunesse
DRAJES : Délégation Régionale Académique Jeunesse Engagement et Sport
DRCI : Délégation à la Recherche Clinique Innovation
DROM : Départements et Régions d'Outre-Mer
DSI : Direction des Systèmes d'Information
DU : Diplôme Universitaire
EEAP : Etablissement pour Enfants et Adolescents Polyhandicapés
EHPAD : Etablissement d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes
EIGS : Evènement indésirable grave associé aux soins
ELSA : Equipe de Liaison et de Soins en Addictologie
EMIL : Equipe Mobile Inter hospitalière de Liaison
EML : Equipement Matériel Lourd
EMPP : Equipe Mobile Précarité Psychiatrie
EMRI : Equipe Mobile de Rue et d'Intervention
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 135
EMSP : Equipe Mobile de Soins Palliatifs
EMUP : Equipe Mobile d'Urgences Psychiatriques
ENRS : Espace Numérique Régional de Santé
EPCI : Etablissement Public de Coopération Intercommunale
EPIC : Equipe Psychiatrique d'Intervention de Crise
EPI-CLIM : Prise en charge de nombreux patients suite à un phénomène climatique
EPP : Entretien Prénatal Précoce
ESMS : Etablissement Social et Médico-Social
ESP : Equipe de Soins Primaires
ETP : Education Thérapeutique
EVASAN : Evacuation Sanitaire
GHT : Groupement Hospitalier de Territoire
GIP PROM : Groupement d'Intérêt Public – Plateforme Régionale d'Oncologie de Martinique
HAD : Hospitalisation A Domicile
HAS : Haute Autorité de Santé
HC : Hospitalisation complète
HCSP : Haut Conseil de la santé publique
IFAS : Institut de Formation d'Aides-Soignants
HPV : Human Papilloma Virus
ICOPE : Integrated Care for Older People
IFAQ : Incitation financière à l'Amélioration de la Qualité
IDE : Infirmier Diplômé d'Etat
IDEL : Infirmier Diplômé d'Etat Libéral
IFSI : Institut de Formation aux Soins Infirmiers
IME : Institut Médico-Educatif
INCa : Institut National du Cancer
INSEE : Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques
IPA : infirmier de Pratique Avancée
IRAPS : Instance Régionale pour l'Amélioration de la Pertinence des Soins
IRC : Insuffisance Rénale Chronique
IRCT : Insuffisance Rénale Chronique Terminale
IREPS : Instance Régionale d'Education de Promotion de la Santé
IRM : Imagerie par Résonance Magnétique
IST : Infection Sexuellement Transmissible
ISTS : Inégalités Sociales et Territoriales de Santé
ITEP : Institut Thérapeutique Educatif et pédagogique
JAFA : Jardin Familial
LFSS : Loi de Financement de la Sécurité Sociale
MDAJA : Maison des Adolescents et des Jeunes Adultes
MFME : Maison de la Femme de la Mère et de l'Enfant
MILDECA : Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives
MMG : Maison Médicale de Garde
MMPH : Maison Martiniquaise des Personnes en situation de Handicap
MND : Maladies NeuroDégénératives
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 136
MPR : Médecine Physique et de Réadaptation
MRC : Maladie Rénale Chronique
MSP : Maison de Santé Pluridisciplinaire
MSS : Maison Sport Santé
MSS : Messagerie Sécurisée de Santé
NEET : acronyme anglosaxon [Not in Education, Employment or Training] - Ni en emploi, ni en
étude, ni en formation
NRC : risque nucléaire, radiologique ou chimique
OMS : Organisation Mondiale de la Santé
ONDAM : Objectif National de Dépenses d'Assurance Maladie
OQOS : Objectifs Quantifiés de l'Offre de Soins
ORL : Otorhinolaryngologie
ORSAN : Organisation de la Réponse du Système de santé en situations sanitaires
exceptionnelles
OSNP : opérateurs de soins non programmés
PAPRAPS : Plan d'Actions Pluriannuel Régional pour l'Amélioration de la Pertinence des Soins
PASS : Permanence d'Accès aux Soins de Santé
PCPE : Pôle de Compétences et de Prestations Externalisées
PDSA : Permanence des Soins Ambulatoire
PH : Personne en situation de handicap
PHV : Personne en situation de Handicap Vieillissante
PJJ : Protection Judiciaire de la Jeunesse
PLANIR : Plan Local d'Accompagnement du Non Recours, des Incompréhensions, des Ruptures
PM10 : particules de diamètre inférieur à 10 µm
PMI : Protection Maternelle et Infantile
PNNS : Plan National Nutrition Santé
POSS : Plateforme d'Observation Sociale et Sanitaire
PPS : Plan Personnalisé de coordination en santé
PRADO : Programme d'Accompagnement du Retour à Domicile
PRAPS : Programme Régional pour l'Accès à la Prévention et aux Soins des plus démunis
PRS : Projet Régional de Santé
PSAGE : Programme de Surveillance, d'Alerte et de Gestion des Epidémies et des Emergences
PTSM : Projet Territorial de Santé Mentale
PUV : Petite Unité de Vie
PZQ : Hôpital Pierre Zobda-Quitman
QVT : qualité de vie au travail
RCP : réunion de concertation pluridisciplinaire
RDRD : Réduction Des Risques et des Dommages
REAAP : Réseaux d'Ecoute, d'Appui et d'Accompagnement des Parents
REB : Risque biologique
RPIB : Repérage Précoce et Intervention Brève
RPPS : répertoire partagé des professionnels de santé
SAD : Service Autonomie à Domicile
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 137
SAAD : Services d'Aide et d'Accompagnement à Domicile
SAMSAH : Service d'Accompagnement Médico-Social pour Adultes Handicapés
SAMU : Service d'Aide Médicale Urgente
SAS : Service d'accès aux soins
SAVS : Service d'Accompagnement à la Vie Sociale
SIDA : syndrome d'immunodéficience acquise
SIOS : Schéma Inter-Régional de l'Offre de Soins
SMR : Soins Médicaux et de Réadaptation
SMUR : Service Mobile d'Urgence et de Réanimation
SNP : Soins non programmés
SRA : Structures Régionales d'Appui
SRS : Schéma Régional de Santé
SSE : Situations Sanitaire Exceptionnels
SSIAD : Services de Soins Infirmiers A Domicile
SSR : Soins de Suite et de Réadaptation
SU : Structure des urgences
SUMPPS : Service Universitaire de Médecine Préventive et de Promotion de la Santé
SUN – ES : Ségur usage numérique en établissement de santé
SUP : Structure des urgences pédiatriques
TISF : Technicien de l'Intervention Sociale et Familiale
TMSC : Traitements médicamenteux systémiques du cancer
TND : Trouble du neurodéveloppement
UAPED : Unité d'Accueil Pédiatrique Enfant en Danger
UMP : urgence médico-psychologique
URML : Union Régionale des Médecins Libéraux
USLD : Unité de Soins de Longue Durée
USMP : Unité Sanitaire en Milieu Pénitentiaire
USMP-SAS : Unité Sanitaire en Milieu Pénitentiaire de la Structure d'Accompagnement vers la
Sortie
USPC : Unité Sanitaire Prolongée Complexe
VHB : Virus de l'Hépatite B
VHC : Virus de l'Hépatite C
VIH : Virus de l'Immunodéficience Humaine
VSL : Véhicule Sanitaire Léger
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 138
ARS - R02-2025-07-28-00008 - Arrêté de révision du PRS3 du 28072025 139