| Nom | Arrêté 2026-00896 portant interdiction de la consommation de boissons alcooliques sur le domaine public à Paris, à compter du 11 juillet 2026, dans le contexte de la vigilance rouge canicule |
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| Administration | Préfecture de police de Paris |
| Date | 10 juillet 2026 |
| URL | https://www.prefecturedepolice.interieur.gouv.fr/sites/default/files/Documents/2026_00896_10072026.pdf |
| Date de création du PDF | 10 juillet 2026 à 19:42:06 |
| Date de modification du PDF | |
| Vu pour la première fois le | 10 juillet 2026 à 22:54:49 |
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Les dates et heures sont exprimées dans le fuseau de l'administration.
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PREFECTUREDE POLICELibertéEgalitéFraternité
rea:
Cabinet du préfet
Arrêté n° 2026-00896
portant interdiction de la consommation de boissons alcooliques sur le domaine public à
Paris, à compter du 11 juillet 2026, dans le contexte de la vigilance rouge canicule
Le préfet de police,
Vu le code général des collectivités territoriales, notamment son article L.2512-13 ;
Vu le code de la santé publique ;
Vu le code de la sécurité intérieure ;
Vu le code pénal, notamment son article R. 644-5 ;
Vu le code de procédure pénale, notamment son article R. 48-1 ;
Vu le décret 2004-374 du 29 avril 2004 modifié relatif aux pouvoirs des préfets, à
l'organisation et à l'action des services de l'État dans les régions et départements et
notamment ses articles 70 et 72 ;
Vu l'arrêté n°2025-01721 portant interdiction de la consommation de boissons alcooliques
du 3ème au 5ème groupes sur le domaine public dans certaines voies de Paris du 3 janvier
2026 au 3 janvier 2027 inclus ;
Vu l'arrêté n° 2010-00396 du 10 juin 2010 fixant l'heure d'ouverture des débits de boissons
et des établissements de spectacles et de divertissements publics ;
Vu le décret du 22 octobre 2025 par lequel M. Patrice FAURE, administrateur de l'État du
troisième grade, directeur de cabinet du Président de la République, est nommé préfet de
police (groupe I), à compter du 23 octobre 2025 ;
Considérant que, en application de l'article R. 644-5 du code pénal, sont punis de l'amende
prévue pour les contraventions de la 4ème classe la violation des interdictions et le
manquement aux obligations édictées par arrêtés pris sur le fondement des pouvoirs de
police générale des autorités compétentes qui, à l'occasion d'événements comportant des
risques d'atteinte à la sécurité publique, réglementent la consommation d'alcool sur la voie
publique ; que l'article R. 48-1 du code de procédure pénale rend applicable la procédure
de l'amende forfaitaire pour les contraventions précitées ;
Considérant le placement par Météo-France de l'Île-de-France en vigilance rouge canicule à
compter du samedi 11 juillet 2026 à 12h00 ; que l'épisode caniculaire d'une intensité et
d'une durée exceptionnelles qui sévit actuellement à Paris induit des températures
maximales qui continueront à monter pendant plusieurs jours ; que les prévisions des
services météorologiques font état, à ce jour, d'un épisode caniculaire qui devrait se
poursuivre au moins jusqu'au début de la semaine prochaine ;
Considérant que les autorités médicales recommandent d'éviter totalement la
consommation d'alcool en période caniculaire ; qu'en effet, celle-ci aggrave
significativement les risques de malaise et de déshydratation massive ; que, plus
précisément, la consommation d'alcool, corrélée à l'exposition prolongée à des
températures extérieures élevées, sans période de fraîcheur suffisante, est susceptible
d'entraîner des complications, telles que fatigue, maux de tête, vertiges, déshydratation,
coup de chaleur, aggravation de pathologies préexistantes ou encore hyperthermie,
pouvant dans les cas les plus graves conduire au décès ; que ces pathologies vont
croissantes en nombre et en gravité aussi longtemps que dure l'épisode de canicule ; que
l'épisode caniculaire du mois de juin a conduit à une augmentation des décès ;
Considérant que la vigilance rouge canicule implique pour l'autorité de police d'opérer une
gestion de ses impacts sanitaires délétères au moyen de mesures exceptionnelles et
temporaires exigeant une pleine mobilisation de tous les services de l'État et des préfets
ainsi que des services de secours, pour permettre au système sanitaire de faire face aux
contraintes météorologiques dans la durée ;
Considérant que les services de secours et des soins d'urgence sont pleinement mobilisés
face à l'épisode caniculaire en cours ; que cet épisode caniculaire engendre un risque de
saturation et de mise en tension majeure et durable du système sanitaire, notamment dans
les services d'urgence et les établissements hospitaliers ; que la priorité absolue de l'État est
de préserver les capacités d'intervention des secours et des structures de soins ;
Considérant les risques induits par l'épisode caniculaire sur la santé des personnes,
susceptibles d'être aggravés par la consommation d'alcool ; qu'afin de garantir la continuité
des secours et du service public hospitalier, il convient de limiter les impacts sanitaires de la
consommation de boissons alcooliques à Paris ;
Considérant que des mesures visant à interdire la consommation de boissons alcooliques
sur le domaine public ont été prises à Paris à l'occasion de l'édition 2026 de la fête de la
musique et d'un nouvel épisode caniculaire extrême à la fin du mois de juin 2026 ; qu'elles
ont permis de limiter les situations à risques et de maîtriser la sollicitation des services de
secours et d'urgence ;
Considérant qu'il appartient à l'autorité de police compétente de prévenir les troubles à
l'ordre public par des mesures adaptées, proportionnées et strictement nécessaires ; que
des mesures portant interdiction de la consommation de boissons alcooliques sur le
domaine public à Paris répondent à ces objectifs ;
ARRÊTE :
Article 1er – La consommation de boissons alcooliques est interdite sur le domaine public à
Paris, à l'exception des parties régulièrement occupées par des restaurants et débits de
boissons titulaires des autorisations nécessaires, à compter du 11 juillet 2026 à 12h00
jusqu'à la fin de la vigilance rouge.
Article 2 – Les dispositions de l'article 1er sont applicables sans préjudice des dispositions de
l'arrêté n°2025-001721 susvisé.
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Article 3 – Le préfet, directeur du cabinet du préfet de police, le directeur de la sécurité de
proximité de l'agglomération parisienne, le directeur de la police judiciaire de la préfecture
de police, le directeur de l'ordre public et de la circulation et le directeur de la police
municipale et de la prévention de la Ville de Paris sont chargés, chacun en ce qui le
concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui entrera en vigueur à compter de son
affichage aux portes de la préfecture de police, sera publié au recueil des actes
administratifs du département de Paris et consultable sur le site de la préfecture de police
(https://prefecturedepolice.interieur.gouv.fr).
Fait à Paris, le 10 juillet 2026
Pour le préfet de police
Le préfet, directeur du cabinet,
Baptiste ROLLAND
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Annexe de l'arrêté n° 2026-00896 du 10 juillet 2026
VOIES ET DELAIS DE RECOURS
_______________________
Si vous estimez devoir contester le présent arrêté, il vous est possible, dans un
délai de deux mois à compter de la date de son affichage ou de sa publication au recueil
des actes administratifs du département de Paris :
- soit de saisir d'un RECOURS GRACIEUX
le Préfet de Police
7/9, boulevard du Palais - 75195 PARIS RP
- ou de former un RECOURS HIERARCHIQUE
auprès du Ministre de l'intérieur
Direction des libertés publiques et des affaires juridiques
place Beauvau - 75008 PARIS
- soit de saisir d'un RECOURS CONTENTIEUX
le Tribunal administratif compétent
Aucune de ces voies et recours ne suspend l'application de la présente décision.
Les recours GRACIEUX et HIERARCHIQUE doivent être écrits, exposer les
arguments ou faits nouveaux et comprendre la copie de l'arrêté contesté.
Le recours CONTENTIEUX, qui vise à contester la LEGALITE de la présente
décision, doit également être écrit et exposer votre argumentation juridique.
Si vous n'aviez pas de réponse à votre recours GRACIEUX ou HIERARCHIQUE
dans un délai de deux mois à compter de la réception de votre recours par l'administration,
votre demande devra être considérée comme rejetée (décision implicite de rejet).
En cas de rejet des recours GRACIEUX ou HIERARCHIQUE, le Tribunal
administratif peut être saisi d'un recours contentieux dans le délai de deux mois à compter
de la date de la décision de rejet.
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