| Nom | Delib 2025-12 Signature COM ESAR et Ville Le Port |
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| Administration | Préfecture de La Réunion |
| Date | 17 juillet 2025 |
| URL | https://www.reunion.gouv.fr/index.php/contenu/telechargement/48299/363722/file/Delib%202025-12%20Signature%20COM%20ESAR%20et%20Ville%20Le%20Port.pdf |
| Date de création du PDF | 26 juin 2025 à 08:19:14 |
| Date de modification du PDF | 15 juillet 2025 à 16:46:27 |
| Vu pour la première fois le | 14 septembre 2025 à 23:33:31 |
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Les dates et heures sont exprimées dans le fuseau de l'administration.
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école ,hl_ll""'l""l'l'dant ,La Réunion
Délibération n°2025-12 : Signature de la Convention d'Objectifs et de Moyens entre l'ÉSA Réunion etla Ville de Le Port
Conseil d'administration du 06 juin 2025
Membres en exercice : 15Membres présents : 10Procuration : 1Suffrages exprimés :11Pour : 11
SOUS-PREFECTURE DE ST.PAULMembres du conseil d'administration présents et prenant part au vote :Personnalités qualifiées : 18 JUIN 7075 'o M. Thierry GANGATE, avocat, Président morer So M. Laurent ZITTE, artiste Ll VEo Mme Morgane CARTRON, Conseillère artistique — Direction de projets
Représentant l'Etat :o M. Arnauld MARTIN, Conseiller Musées et Arts Visuels à la Direction des Affaires Culturelles de LaRéunion
Représentant la Régiono M. Jean-Pierre CHABRIAT, Conseiller régional, Vice-Président
Représentant la Commune du Port :o Mme Annick LE TOULLEC, adjointe au Maire, suppléante de M. Olivier HOARAU
Représentants du personnel :o M. Patrice DIJOUX, Représentant titulaire du personnel enseignanto Mme Stéphanie HOAREAU, Représentante suppléante du personnel enseignanto M. Philippe LEBON, Représentant titulaire du personnel administratif, technique et de bibliothèqueo Mme Sophie EUPHROSINE, Représentante suppléante du personnel administratif, technique et debibliothèque
Représentant les étudiants :o M. Hugo GNAGNAPREGASSIN, Représentant suppléant des étudiants du 1 cycleo Mme Léa MARTIN, Représentante titulaire des étudiants du 2" cycle
Membres du conseil d'administration absents ou représentés :Représentant l'Etat :o M. Philippe MALIZARD, Sous-Préfet de Saint-Paul (procuration & M. Arnauld MARTIN)
Représentant la RégionO Mme Patricia PROFIL, Conseiller régionalo Mme Stéphanie POINY-TOPLAN, Conseillère régionale
Représentant la Commune du Port :o M. Henry HIPPOLYTE, Conseiller Municipal à la Ville du Port
Représentant le Départementfo) Mme Béatrice SIGISMEAU, Vice-Présidente du Conseil DépartementalPersonnalités invitées ne disposant pas de droit de vote :o Mme Justine GODERON, Responsable Service Patrimoine — Ville de Le Porto M. Julien CADORET, ESA Réunion, Directeuro Mme Isabelle PONAMALE, ESA Réunion, Secrétaire générale
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Le quorum étant atteint le Conseil d'administration peut valablement délibérer (article 9.1 des statutsde l'établissement public).
Délibérant sous la présidence de M. Thierry GANGATE ;
Le conseil d'administration de l'Ecole supérieure d'art de La Réunion réuni en séance le vendredi 06juin 2025
Vu le Code général des collectivités territoriales,Vu l'arrêté préfectoral n°82/2011 du 20 janvier 2011 modifié portant création de l'établissementpublic de coopération culturelle « École Supérieure d'Art de la Réunion »,Vu les statuts modifiés de l'établissement public de coopération culturelle « Ecole Supérieure d'Art dela Réunion »,
Vu la délibération 2025-033 du conseil municipal de Le Port en date du 4 mars 2025 portantapprobation de la convention pluriannuelle d'objectifs et de moyens entre l'ESA Réunion et laCommune de Le Port pour 2025-2026,
AUTORISE le Président de l'EPCC ESA Réunion à signer la convention d'objectifs, de moyens entre I'ESA Réunionet la Ville de Le Port, telle que présentée en séance et annexée,
Fait à Le Port, le 10 juin 2025
Le Président de l'Ecole supérieure d'art de La Réunion La secrétaire de séanceM. Thierry GANGATE Mme Isabelle PONAMALE
école . ' 2aupérieure» d'artLa RéunionE BP 246 Le Port Cedex| Tél 0262 43 08 01 - Fax 0262 43" 08 02APE 8542Z - SIRET 200 029 171 00010| Www.esareunion.com
ST e e 0L e
Pourtransmission au contrôle de légalité, publication au Recueil des actes administratifs de la Préfecture etaffichage au siège de I'établissement public, formalités prévues aux articles L. 1431-71 et R. 1431-8 du codegénéral des collectivités territoriales.
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Envoyé en préfecture le 12/03/2025
Regu en préfecture le 12/03/2025 c ! ( W
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CONVENTION PLURIANNUELLE D'OBJECTIFS ET DE MOYENSEtablissement Public de Coopération CulturelleÉcole Supérieure d'Art de La Réunion2025 - 2026
Entre
La Commune de Le Port, représentée par son Maire, Monsieur Olivier HOARAU, dûmenthabilité à cet effet par délibération n° du Conseil Municipal en date du 4 mars 2025 etdésignée sous le terme « La Ville de Le Port »,
D'une part
It
L'Ecole d'enscignement Supérieure d'Art de la Réunion, établissement public de coopérationculturelle, dont le siège est situé 102 avenue du 20 décembre 1848 — 97826 Le Port cedex,représentée par Monsieur Thierry Gangate, Président, et désignée sous le terme « L'ÉSA Réunion »,
D'autre part,
Vu l'article 53 du règlement UE N° 651/2014 de la Commission du 17 juin 2014 déclarant certainescatégories d'aides compatibles avec le marché intérieur en application des articles 107 et 108 dutraité publié au Journal officiel de l'Union européenne le 26 juin 2014 (RGEC),
Vu la Loi n°2000-321 du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec lesadministrations, articles 9-1 (créé par la loi n°2014-856 du 31 juillet 2014 relative à l'économiesociale et solidaire - art. 59) et 10.
Vu le Décret n° 2001-495 du 6 juin 2001 pris pour l'application de l'article 10 de la loi n° 2000-321du 12 avril 2000 -et relatif à la transparence financière des aides octroyées par les personnespubliques,
Vu l'article L. 1431-1 du code général des collectivités territoriales (CGCT) relatif à la gestion d'unservice public culturel confié à un EPCC, qu'il soit existant ou créé ex nihilo, dès lors que celui-ciprésente un intérêt pour chacun des partenaires et contribue « à la réalisation des objectifs nationauxdans le domaine de la culture ». Même si l'EPCC porte avant tout un projet de territoire, sonrayonnement peut déborder ce périmètre,
Vu le PACTE Culture 2015 signée entre la Ville de Le Port et la DAC Réunion
Il est préalablement exposé :
Considérant que l'Établissement Public de Coopération Culturelle [EPCC] ÉSA Réunion s'inscritdans le réseau français des écoles d'art comme un établissement d'enseignement supérieur d'artsplastiques, habilité à délivrer les diplômes nationaux de licence et master en ce domaine ;
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Envoyé en préfecture le 12/03/2025
Roçu en préfecture le 12/03/2025S'LOSPublié le 12/03/2025
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Considérant que I'ESA Réunion a pour mission générale de participer au service public del'enseignement supérieur d'art dans les conditions prévues par le Code de l'éducation et est unacteur majeur de l'enseignement supérieur, de la recherche et de la culture sur le territoire de LaRéunion ;
Considérant que le projet de l'ÉSA Réunion et son programme d'actions contribuent à ladémocratisation culturelle et à l'insertion professionnelle [Annexe I] ;
Considérant la volonté des différents acteurs et des collectivités territoriales d'avoir sur leurterritoire un établissement d'enseignement supérieur artistique de qualité et unique sur la zone del'océan Indien ;
Considérant l'implantation de l'ÉSA Réunion sur la commune de Le Port et sa contribution à fairerayonner la Ville de Le Port ;
Considérant les préoccupations communes des parties, notamment en ce qui concernel'enseignement supérieur et la recherche en art, le développement économique du secteur culture, laformation et l'insertion des jeunes et la coopération scientifique et culturelle ;
Considérant qu'en matière d'enseignement supérieur, conformément au Pacte Culture signé le 18août 2015, la Municipalité a inscrit dans ses axes stratégiques l'accompagnement des écolesd'enseignement supérieur ;
Considérant que le projet d'établissement initié et conçu par l''ÉSA Réunion et son programmed'actions participent de cette politique.
Ceci exposé, il est convenu ce qui suit :
ARTICLE 1 - OBJET DE LA CONVENTION
La présente convention a pour objet :
- D'engager à son initiative et sous sa responsabilité l''ÉSA Réunion à mettre en œuvre leprojet précisé en annexe I à la présente convention ;- De conforter les objectifs liés à l'enseignement supérieur artistique ;- De poursuivre l'ancrage territorial Portois et continuer à favoriser l'accès au plus grandnombre à l'offre et aux pratiques culturelles et artistiques ;- De contribuer à la stabilité de fonctionnement de l'ÉSA Réunion ;- De fixer les modalités de versements des contributions financières en fonctionnement, eninvestissement et en nature pour trois années consécutives ;- De fixer les modalités d'évaluation de la présente convention.
Le Ministère de la Culture, la Région Réunion et la Commune de Le Port contribuentfinancièrement au projet d'établissement de l'ESA Réunion.
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Envoyé en préfacture lo 12/03/2025
Reçu en préfecture le 12/03/2025 ...cu GS OGseublié le 12/03/2025
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ARTICLE 2 - DURÉE DE LA CONVENTION
La présente convention prend effet dès sa signature pour une durée de 2 ans (2025-2026).
ARTICLE 3 — CONDITIONS DE DÉTERMINATION DU COÛT DU PROJET
3.1 Le coût total éligible du projet sur la durée de la convention est évalué à 4 487 285 € (quatremillions quatre-cent-quatre-vingt-sept mille deux-cent-quatre-vingt-cing euros) conformément aubudget prévisionnel en annexe II et aux règles définies à l'article 3.3 ci-dessous.
3.2 Les coûts annuels éligibles du projet sont fixés en annexe II à la présente convention et prennenten compte tous les produits et recettes affectés au projet.
3.3 Les coûts à prendre en considération comprennent tous les coûts occasionnés par la mise enœuvre du projet et notamment :- Tous les coûts directement liés à la mise en œuvre du projet qui sont :liés à l'objet du projet et sont évalués en annexe II ;nécessaires à la réalisation du projet ;- raisonnables selon le principe de bonne gestion ;- engendrés pendant le temps de la réalisation du projet;dépensés par « l'établissement public de coopération culturelle » ;identifiables et contrôlables.
3.4 Lors de la mise en œuvre du projet, I'ESA Réunion peut procéder à une adaptation à la hausseou à la baisse de son budget prévisionnel à la condition que cette adaptation n'affecte pas laréalisation du projet et qu'elle ne soit pas substantielle au regard du coût total estimé éligible visé àl'article 3.1.
L'ÉSA Réunion notifie ces modifications à la Ville de Le Port par écrit dès qu'elle peut les évalueret en tout état de cause avant le 1°" juillet de l'année en cours.
3.5 Le financement public prend en compte, le cas échéant, un excédent raisonnable, constaté dansle compte-rendu financier prévu à l'article 6.
ARTICLE 4— CONDITIONS DE DÉTERMINATION DE LA CONTRIBUTION FINANCIÈRE
La contribution de la Ville de Le Port est une aide au fonctionnement soumise au principe del'annualité budgétaire, et prendra la forme de subventions. Elle n'en attend aucune contrepartiedirecte.
4.1. Les Contributions financières de fonctionnement :
La Ville de Le Port alloue une subvention annuelle de fonctionnement à l'EPCC ÉSA Réunion pourle bon déroulement des objectifs visés à l'article 3.Le montant de cette subvention est conditionné au principe de l'annualité budgétaire et fixé chaqueannée par délibération du conseil municipal.
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Envoyé en préfacture le 12/03/2025Reçu en préfecture lo 12/03/2025S LOSFPublié le 12/03/2025
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La Ville de Le Port contribue financièrement pour un montant prévisionnel maximal de 340 000 €pour la durée de la convention, équivalent à 7,57 % du montant total des coûts éligibles estimé à4 487 285 € sur l'ensemble de l'exécution de la convention et établi à la signature des présentes, telsque mentionnés à l'article 3.1.
4.2. Les montants prévisionnels des contributions financières de la Ville de Le Port s'élèventà:
- pour l'année 2025, une subvention de fonctionnement de 170 000 euros est accordée à I'EPCCÉSA Réunion, équivalent à 7,85 % du montant total estimé des coûts éligibles ;- pour l'année 2026, une subvention de fonctionnement de 170 000 euros est accordée à l'EPCCÉSA Réunion, équivalent à 7,32 % du montant total estimé des coûts éligibles ;
4.3. Applications des contributions
Ces contributions financières de la collectivité ne sont applicables que sous réserve du respect desconditions cumulatives suivantes :- Pour chaque année concernée, l'inscription des crédits nécessaires au paiement et le vote enconseil municipal portant sur l'octroi de la subvention ;- Le respect par l'EPCC ÉSA Réunion des obligations mentionnées aux articles 1%, 6 à 10 sanspréjudice de l'application de l'article 12 ;- La fourniture des pièces justificatives nécessaires à l'instruction des demandes de subvention.
4.4 Contributions financières d'investissement et en nature :
La Ville de Le Port contribue financièrement pour un montant prévisionnel maximal de 60 000euros, au regard du montant total estimé des investissements éligibles sur l'ensemble de l'exécutionde la convention établis à la signature des présentes, tels que mentionnés en annexe.
4.4.1 La contribution financière en investissement
Pour l'année 2025, la Ville de Le Port contribue financièrement pour un montant de 30 000 eurosen investissement.
Pour la deuxième année d'exécution de la présente convention, le montant prévisionnel de lacontribution financière en investissement de la Ville de Le Port s'élève à :
- pour l'année 2026 : 30 000 euros
4.4.2 La contribution volontaire en nature
La Ville de Le Port met à disposition gracieuse des locaux situé 102 avenue du 20 décembre 1848et évalués à 150 000 euros par an,
Pour la durée d'exécution de la présente convention, les montants prévisionnels de la contributionen nature par la mise à disposition gracieuse des locaux de la Ville de Le Port s'élève à :
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Envoyé en préfecture le 12/03/2026
Regu en préfecture le 12/03/2025= S'L OPublié le 12/03/2025
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- pour l'année 2025 : 150 000 euros- pour l'année 2026 : 150 000 euros
L'inscription de cette contribution volontaire en nature dans le budget de l'ESA Réunion estconditionnée à la rétrocession de la parcelle de terrain où se situe l'équipement ESA Réunion à laVille par la SEMADER actuellement propriétaire.
ARTICLE 5 - MODALITÉS DE VERSEMENT DES CONTRIBUTIONS FINANCIÈRES
5.1. Modalités de versement de la contribution financière de fonctionnement :
Le versement de la contribution se fera de la manière suivante :
Dans l'attente de l'engagement de la subvention annuelle, une procédure deversement d'avance est mise en œuvre pour ne perturber la gestion de33 % | l'établissement durant l'instruction du dossier. Cette avance est votée enconseil municipal de décembre de chaque année dans le cadre du principed'inscription au budget prévisionnel de l'année N+1.Versement de 57 % de la subvention de chaque année après la validation par57 % | La Ville et 'ESA Réunion de leurs budgets respectifs et le vote en conseilmunicipal de l'attribution de subvention.
10 % | Solde, sous réserve des documents transmis cités à l'article 6.
5.2. Modalités de versement de la contribution financière d'investissement et en nature :
- Un versement de 90 % de la subvention d'investissement de chaque année après la validation parLa Ville et l'ÉSA Réunion de leurs budgets respectifs et le vote en conseil municipal del'attribution de subvention.- Un solde de 10 % sous réserve des documents transmis cités à l'article 4.5 et des piècesspécifiques liées à l'investissement (factures)
5.3 Les contributions financières sont créditées au compte de l'ÉSA Réunion selon les procédurescomptables en vigueur.
Banque : Banque de FranceDomiciliation : Service de gestion comptable de Le PortIBAN : FR 64 3000 1000 647C 6300 0000 055BIC ; BDFEFRPPCCT
ARTICLE 6 - JUSTIFICATIFS
L'ESA Réunion s'engage à fournir dans les six mois suivant la clôture de l'exercice, soit avant le30 juin de l'année N+1, les documents ci-après :
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Envoyé en préfacture le 12/03/2025
Reçu en préfecture le 12/03/2025 ç l -
Publié le 12/03/2025
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- Le compte rendu financier certifié par le Comptable public et le Directeur de l'ÉSA ou sonreprésentant (CERFA 15059), Ce document doit être accompagné d'un compte renduqualitatifet quantitatifdu projet d'établissement ;- Les comptes annuels approuvés par les instances habilitées ;- Le rapport annuel d'activité ;Un état récapitulatif des investissements réalisés dûment certifié par le Comptable public etportant signature et cachet du directeur de l'ÉSA Réunion ou de son représentant.
ARTICLE 7 - AUTRES ENGAGEMENTS
7.1 En cas d'inexécution, de modification substantielle ou de retard dans la mise en œuvre de laprésente convention, l'ÉSA Réunion en informe la Ville de Le Port sans délai par lettrerecommandée avec accusé de réception.
7.2 L'ÉSA Réunion s'engage à mentionner le soutien de la Ville de Le Port sur tous les supports decommunication relatifs à l'objet de cette convention.
ARTICLE 8 - SANCTIONS
8.1 En cas d'inexécution ou de modification substantielle et en cas de retard significatif desconditions d'exécution de la convention par l'ÉSA Réunion sans l'accord écrit de la Ville de LePort, celle-ci peut ordonner le reversement de tout ou partie des sommes déjà versées au titre de laprésente convention, la suspension de la subvention ou la diminution de son montant, après examendes justificatifs présentés par l'ÉSA Réunion,
8.2 Tout refus de communication ou toute communication tardive du compte rendu financiermentionné à l'article 6 peut entraîner la suppression du soutien financier. Tout refus decommunication des comptes peut entraîner également la suppression de l'aide.
8.3 La Ville de Le Port informe l'ÉSA Réunion de ces décisions par lettre recommandée avecaccusé de réception.
ARTICLE 9 - ÉVALUATION
9.1 L'évaluation contradictoire porte notamment sur la réalisation du projet d'intérêt économiquegénéral et, le cas échéant, sur son impact au regard de l'intérêt général.
9.2 L'ÉSA Réunion s'engage à fournir, au moins trois mois avant le terme de la convention, unbilan d'ensemble, qualitatif et quantitatif, de la mise en œuvre du projet.
Une évaluation annuelle, sur le plan quantitatif comme qualitatif, du projet mené dans le cadre decette convention sera établie entre les deux parties et portera notamment sur les indicateurs etcritères suivants :
- Présence active et participation au déploiement du Campus Paul Vergès ;Coopération internationale en regard de la politique de la Ville de Le Port ;
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Envoyé en préfecture lo 12/03/2025
Regu en préfecture le 12/03/2025S| O~Publié le 12/03/2025 S'LC
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Développement de partenariats culturel sur le territoire portois ;Actions de valorisation de l'enseignement supérieur dans le cadre du positionnementd'attractivité d'un territoire de l'ÉSA Réunion ;- Effectifs des étudiants ;- Nombre d'étudiants boursiers.
ARTICLE 10 - CONTRÔLE DES COLLECTIVITES
10.1 Pendant et au terme de la présente convention, un contrôle sur place peut être réalisé par laVille de Le Port, L'ÉSA Réunion s'engage à faciliter l'accès à toutes pièces justificatives desdépenses et tous autres documents dont la production serait jugée utile dans le cadre de ce contrôle.Le refus de leur communication entraîne la suppression de l'aide accordée.
10.2 La Ville de Le Port contrôle annuellement et à l'issue de la convention que la contributionfinancière n'excède pas le coût de la mise en œuvre du projet. La Ville de Le Port peut exiger leremboursement de la partie de la subvention supérieure au total annuel des coûts éligibles duprogramme d'actions, augmentés d'un excédent raisonnable ou la réduire de la nouvelle subventionen cas de renouvellement.
ARTICLE 11 - CONDITIONS DE RENOUVELLEMENT DE LA CONVENTION
La conclusion éventuelle d'une nouvelle convention d'objectifs et de moyens est subordonnée àl'évaluation et aux contrôles prévus aux articles 9 et 10,
ARTICLE 12 — AVENANT
La présente convention ne peut être modifiée que par avenant signé par la Ville de Le Port et l''ÉSARéunion. Les avenants ultérieurs feront partie de la présente convention et seront soumis àl'ensemble des dispositions non contraires qui la régissent. La demande de modification de laprésente convention est réalisée en la forme d'une lettre recommandée avec accusé de réceptionprécisant l'objet de la modification, sa cause et toutes les conséquences qu'elle emporte. Dans undélai de deux mois suivant l'envoi de cette demande, l'autre partie peut y faire droit par lettrerecommandée avec accusé de réception.
ARTICLE 13 - ANNEXES
Les annexes I [Projet ÉSA Réunion] et II [Budgets prévisionnels] font partie intégrante de laprésente convention.
ARTICLE 14 - RÉSILIATION DE LA CONVENTION
En cas de non-respect par l'une des parties de l'une de ses obligations résultant de la présenteconvention, celle-ci pourra être résiliée de plein droit par l'autre partie, sans préjudice de tous autresP
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Envoyé en préfecture le 12/03/2025
Regu en préfecturo lo 12/03/2025 ...P SOublié le 12/03/2025 ...
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droits qu'elle pourrait faire valoir, à l'expiration d'un délai de deux mois suivant l'envoi d'une lettrerecommandée avec accusé de réception valant mise en demeure de se conformer aux obligationscontractuelles et restée infructueuse.
ARTICLE 15 — COMPETENCE JURIDIQUE
En cas de litige portant sur l'interprétation ou l'exécution de la présente convention, les partiesconviennent de s'en remettre à l'appréciation du tribunal administratif de Saint Denis de laRéunion, après épuisement des voies de recours amiable.
Fait à Le Port, Le
Pour la Ville de Le Port Pour l'ÉSA RéunionLe Maire
Annexes I : Projets de l'établissement public de coopération culturelle ESA RéunionAnnexe II : Budgets prévisionnels de fonctionnement et d'investissement
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Envoyé en préfacture le 12/03/2025
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Publié (e 12/03/2025
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PROJET D'ÉTABLISSEMENT POUR L'ÉCOLE SUPÉRIEURE D'ARTDE LA REUNION(Julien Cadoret)
INTRODUCTION :
Définir un projet d'établissement pour l'École supérieure d'art de la Réunion ne pourrait seconcevoir sans prendre en compte les différentes analyses et recommandations du rapport de laDirection des Affaires Culturelles, du dernier rapport du Haut Conseil de l'évaluation de la recherche etde l'enseignement supérieur ainsi que l'expertise pédagogique du Ministère de la Culture ; documentssur lesquels nous nous appuierons pour définir les lignes programmatiques et directrices. Mais en outreet avant tout, c'est l'identité de l'école, ses valeurs et son histoire qu'il faut prendre en compte pourconstruire un projet qui saura se tenir sur des bases solides et assurer, non pas une fracture mais unesorte de continuité.L'établissement est une école jeune par rapport à la majorité des établissements d'enscignementsupérieur artistique en France (il a fêté ses trente ans en 2021). S'il n'a pas encore pris toute sa placedans le paysage des écoles d'art ct de l'enscignement supérieur, avec un positionnement solide, c'estparce que les transformations se sont succédées à un rythme très rapide au regard de sa courte existence.À cela s'ajoute l'éloignement géographique de la métropole qui intensifie les contraintes d'identificationet de reconnaissance par ses pairs.
Cependant, l'école a su démontrer sa capacité d'inventivité et d'innovation en répondant, le plusfavorablement possible à toutes ces modifications struoturelle ; ce, grâce à l'héritage d'une baseassociative qui a structuré de manière coopérative le fonctionnement de l'établissement. Ce conceptcollectif qui a permis l'éclosion, dans l'Histoire de l'art, de nombreux mouvements artistiques, permet defaire de toutes ces contraintes de nombreux atouts. Il révèle la proximité qu'entretient la structuration del'école aveo les enjeux de la création, qui réactualisent aujourd'hui, dans des contextes sociaux etéconomiques tendus, ces questions de groupe. Il mutualise les compétences et défend l'entraide sur lecourt ou le moyen terme. Cette constitution collaborative n'anore pas l'établissement dans une traditionancienne des académies des Beaux-Arts, où la transmission des savoirs se pratique dans une logique deverticalité (enseignants vers élèves), mais plutôt dans une dynamique de recherche horizontale qui nehiérarchise. Elle construit sa démarche avec les apports de tous les individus qui composent le groupe.Par conséquent, l'école se situe, d'ores et déjà, dans un parcours scientifique très proche de celui del'enscignement supérieur et de sa transdisciplinarité.De plus, l'insularité, la diversité cthnique et l'éloignement géographique singularisent positivementl'école. Elle peut porter haut et fort la culture française, la diversité locale et la francophonie sur lepérimètre immense de l'océan indien. Le champ d'investigations et de recherche (APILAB) qu'elle aconstitué, des plus légitimes dans son implantation géographique, sociale, économique etenvironnementale, n'a pas d'équivalent dans sa lecture et appréhension du paysage dans le réseau desautres écoles d'art, Elle n'est dono pas en concurrence et peut se distinguer. Les investigations menéespar l'équipe pédagogique tendent volontiers vers une acception de l'établissement comme partenairescientifique en France et à l'étranger.
Si l'ambition que porte ce projet d'établissement pour l'école obéit à son ancrage historique et à lasituation géographique du territoire, ce dernier doit pouvoir articuler ces objectifs à court terme (laclause de revoyure fixant à 2023 l'acoréditation des formations par l'HCéres) et à long terme autour d'unconcept fédérateur. Celui-ci associera l'ensemble des équipes pédagogiques, administratives ettechniques, ainsi que les étudiants et les étudiantes, traduisant un sentiment d'appartenance remarquableet identifiable, bien au-delà du seul réseau de l'enseignement ou de la culture.
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Envoyé en préfacture le 12/03/2025
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Publié le 12/03/2025
(D 974—219740073—20250304 DL_2025_033-DEC'est en 1978, lors d'un voyage sur la rive nord du Saint-Laurenpour le Labrador, voit smg,u de sa conscience le terme de géopoétique. Il ne s'agit pas ici d'une écolelittéraire, ni de la poésie, mais d'un mouvement qui concerne la manière dont l'être humain fonde sonexistence sur la terre. Il s'agit pour chacun de se situer entre philosophie et science, tout en ayantconscience que cette position s'ouvre à bien d'autres disciplines, comme la géographie, la biologie etl'écologie par exemple. Ce concept que nous pourrions rapporter à la nécessité de l'artiste de construireune posture critique au regard du monde qui l'entoure, est déjà présent depuis longtemps dans le travailde l'écrivain écossais. La démarche d'un nomadisme intellectuel, venant se construire au travers desdifférents voyages, résonne déjà comme les prémices de la géopétique qui finira de s'incamer dans lesouvrage L'Esprit Nomade et Le Plateau de l'Albatros, C'est à ces textes qu'il serait intéressantd'emprunter quelques notions. Elles pourraient s'apparenter à l'identité de l'école comme un leitmotiv etengager la politique du projet d'établissement: se situer, dono, et agrandir le ceroles de connaissances.Préférer le nomadisme intellectuel croisant les disciplines,imaginer une trajectoire; tel pourrait être, àtravers ces quelques notions de géopétique les ambitions du projet d'établissement, Car il ne s'agit pas dese focaliser sur une seule mission, mais de travailler en simultané, en nuées éparses sur différentschamps que sont le rayonnement de l'établissement sur le territoire de l'île, de la métropole et del'international, L'attractivité de l'école est basée sur une équipe solide, une administration au service desétudiants et des étudiantes engagés, tous au service de la recherche ; un parcours de formation complet,transdisciplinaire, tout au long de la vie, facilitant et assurant une insertion professionnelle de qualité.
On s'attachera donc dans les trois grandes séquences constitutives du projet d'établissement à définir uneactivités à la fois, en cercles concentriques évoquant le développement sur le territoire et les partenariatsà développer; en ceroles convergents (graphiques booléens) signifiant les interactions entre lesdifférents îlots administratifs, techniques, pédagogiques et étudiants permettant de structurer larecherche sur le long terme ; et trajectoires avec points d'étapes désignant le parcours à suivre en termede formation et d'insertion professionnelle. Pour que toutes ces ambitions n'apparaissent pas commeutopiques, simple vol d'essai, nous terminerons par une analyse financière accompagnées depropositions.
1. UN RAYONNEMENT EN CERCLES CONCENTRIQUES POUR ÉTAYER LA VISIBILITÉDE L'ETABLISSEMENT ET ASSEOIR SA POSITION :
Les nombreuses conventions existantes ainsi que les lettres d'intentions démontrent les efforts destructuration souvent fructueux et l'intérêt de l'établissement à être présent sur son territoire et au-delà.Cependant, pour construire une réelle arborescence des partenariats et installer l'établissement dans uneposition d'acteur essentiel à l'activité culturelle et à l'enseignement supeuem depuis l'île de la Réunionjusqu'à des contrées plus éloignées, il est nécessaire d'avancer de manière structurelle et nous proposonspour ce faire de travailler en cercles concentriques comme le vol stationnaire d'un oiseau, celui del'Albatros par exemple, permettant de cartographier l'espace investi.
A/ Un acteur de la démocratie culturelle et de l'enseignement supérieur sur l'île :
Le FRAC, La Cité des arts, Hang Art, la Saga du Rhum, l'Artothèque et la Friche des arts visuels sontdes lieux de diffusion majeurs qui irriguent le territoire et collaborent déjà avec l'école sur de nombreuxprojets via des expositions, des résidences, des commandes et des workshops par exemple Ce maillageterritorial ne doit pas se suffire au simple réseau des arts visuels, L'école doit aussi construire despartenariats aveco les musées, les théâtres et les cinémas, qui, au travers de projets transversaux(expositions d'œuvres dans les collections permanentes, accès privilégié aux représentations et cyoles dediffusion) permettront de construire une logique de coopération régulière. L'école doit égalementparticiper à l'activité culturelle des collectivités (communes, département et région) avec une attentiontoute particulière à la commune du Port qui I'héberge.Enfin, c'est au tissu associatif qu'il faut s'adresser pour compléter ce réseau. Le SODAVI, en cours, via
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1D : 974-219740073-20250304-DL_2025_(033 DEses conclusions, devrait aider à cette structuration. L'ESA doit figurer poipour l'État mais aussi tous les citoyens de l'île comme l'un des acteurs principaux de la culture. Car blenqu'établissement d'enseignement supérieur, ses caractéristiques lui confèrent des missions de démocraticculturelle.
B/ Un partenaire, au regard de sa situation géographique, pour de nombreux acteurs de lamétropole et une présence accrue dans le réseau des écoles d'art :
L'éloignement de l'école ne doit pas être un frein au dialogue età l'échange aveo différents acteurs de lamétropole. Cette dernière doit être un relais permanent pour l'école au travers d'un réseau deprofessionnels (galeries, centre d'art, institution) contribuant à la formation et l'insertion des élèves. Untravail de prospection est à mener auprès des entreprises frangaises et internationales dont le siège estfixé en métropole, et dont des intérêts se trouvent à la Réunion, pour organiser un « club d'entreprises »force de projets, de mécénats et de financements.On observe dans les différents rapports d'activités des mobilités régulières d'enseignants, des voyagesd'études et l'acoueil d'intervenants pour des workshops et les jurys de diplômes. Mais la réciprocité pourla communauté de l'établissement semble moins flagrante. Ce manque de 1eprésentativité est à corrigeret il pourrait tout d'abord prendre forme dans une présence plus conséquente au sein de l'ANdÉA(Association Nationale des Écoles d'Art). La participation de la direction comme des enseignants et desélèves dans les groupes de travail permettrait de porter la voix de l'école, de rendre compte de sesactivités et de participer à la vie du réseau. Et dans le mesure du possible, une présence physique auxséminaires d'été assurerait de concrétiser le réseau et les partenariats. Il serait même à terme intéressantque des membres de l'établissement sollicitent un mandat dans le conseil d'administration del'association. Le Campus Caribéen des Arts, par le biais de son directeur siège à cette assemblée, Undialogue pourrait se construire entre les deux établissements et les instances de l'ANdÉA pour quesoient représentés en alternance les territoires d'outre-mer soit sur les postes de direction, d'enseignants,d'administratifs ou encore d'élèves.
C/Un réseau international à solidifier avec une place de choix dans l'espace de l'Océan indien :
Les relations internationales, qu'il sera sans doute préférable de préciser sous le terme de coopérationsinternationales tant elles ne devraient pas s'épuiser dans la somme mécanique de relations bilatéralesrésident principalement dans quelques échanges aveo l'Université de Durban en Afrique du Sud et leprogramme Erasmus.Profitant de sa position stratégique en tant que territoire français dans l'Océan indien, il sembleintéressant en tout premier lieu d'engager des échanges à Maurice avec le soutien de l'Institut Français età Madagascar avec l'Université d'Antananarivo. Le français étant une langue très usité et commune, leséchanges devraient en être facilités, Cette démarche permettra à l'établissement d'intégrer le réseau desUniversités de l'Océan indien! et donc sur le long terme de poursuivre des partenariats multiples avecl'Afrique du Sud et I'Inde. Dans cet espace, néanmoins très étendu, il serait judicieux de développer unepartie du programme ERASMUS+ pour les mobilités sortantes et entrantes, dans l'intention de réduireles coûts de déplacements et augmenter par conséquent le nombre de départs possibles. Cela sansnégliger les Alliances frangaises et les Ambassades qui peuvent accompagner ces mobilités ou envisagerdes coopérations culturelles.Enfin, à moyen ou long terme, doit s'établir un réseau international marqué par des partenariats actifs,soit via une recherche commune autour du paysage et de l'insularité (Grèce, Japon, Indonésie, Caraïbes),soit par affinités, sans compromettre des coopérations plus stratégiques avec l'Europe, l'Afrique, laChine ou l'Amérique du Nord,
1 L'université de l'Océan Indien était un programme de mise en réseau qui impliquait les institutions d'enseignement et derecherche des pays de la Commission de l'Océan indien, laquelle regroupe Madagascar, Maurice, les Seychelles, les Comores etla France à travers la Réunion et Mayotte, Ce projet semble avoir pris fin en 2005 mais une mission de préfiguration a étérelancée en 2017, Il sera utile de comnaître les conclusions de cette mission et si une restructuration est envisagée.
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1D : 974-219740073-20250304-DL_2025_033-DED/ Un lieu épicentre de l'activité, avec des événements à haute visinterne et externe fluidifiée :
Un établissement ne peut asscoir son rayonnement sans un licu central d'où se développent toutes sesactivités. Ce lieu doit être le plus opérationnel possible. Malgré les différents aménagements réalisés, lamise à disposition d'autres lieux par la municipalité du Port, les locaux ne semblent pas encorecomplètement adaptés aux névessités de l'enseignement supérieur artistique. Chaque année etprincipalement les années diplômantes ne bénéficient pas d'un espace de travail dédié à la recherchepersonnelle. Une résidence d'artiste au sein même de l'établissement qui pourrait recevoir desintervenants sur un long terme n'existe pas, Si la perspective d'un déménagement de l'écoled'Architecture permettra de repenser collégialement la stratégie d'investissement des locaux, il estnécessaire de débuter un programme de travaux et d'investissements qualifiant l'existant et préparant larequalification de certains espaces dans le cadre de nouveaux cursus. Un dialogue est à construire avecle propriétaire sur la rénovation et des mises aux normes qui pourraient être portées par des questionsenvironnementales liées à la ligne de recherche et intéressera aussi, peut-être, l'école d'architecture. LesCPER (Contrats de plan États-Région) pourraient, s'ils sont opérationnels, accompagner cette démarche.Concernant l'investissement, il devrait s'orienter sur le développement du numérique en équipant demoyens de diffusion et d'enregistrements l'ensemble des salles. Si ces dispositifs peuvent prévenir àl'apparition d'une nouvelle crise sanitaire, c'est aussi un moyen de constituer du contenu et des archivespour l'établissement.Ces systèmes de diffusion se complètent par des outils de communication en interne qui doiventpermettre une meilleure fluidité de l'information et une meilleure compréhension des activités del'établissement, pour tous, ce jusqu'aux membres du conseil d'administration. Un intranet semble affichésur le site internet mais non opérationnel. Il faut, dès lors, le rendre actif via des plateformes typeJamespot ou Talkpsirit qui répondent, par application smartphones, aux besoins et habitudes desutilisateurs. En externe, une newsletter via mailinglist et des campagnes d'affichages annongant certainsévénements et utilisant la charte graphique de l'établissement, devraient accroître la visibilité de celui-ci.Cette visibilité peut se conclure par la présence d'événements structurants, ouverts à un large public,activant les futurs champs d'expérimentations de la céramique et de l'image multiples ou comme lesjournées portes ouvertes*.Ces événements fédérateurs doivent oréer, chez la communauté élargie de l'école, un sentimentd'appartenance fort, identifié par des objets de communication accessibles à chacun et chacune (badges,t-shirts, stickers, cartes postales, totebags,...)
2. UNE DYNAMIQUE BOOLÉENNE FAVORISANT LA STRUCTURATION DEL'ÉTABLISSEMENT ET DE SA RECHERCHE :
Il s'agit ici, en premier lieu, de signifier l'ampleur de la tâche qui incombe aux établissementsd'enseignement supérieur artistique : définir et faire vivre une recherche qui se confond avec la créationplastique. Moins hybridation qu'irrigation, la recherche permet aux jeunes créateurs de s'investir dansleurs travaux tout en s'assurant qu'ils possèdent l'appareil critique adéquat susceptible de les aider àparfaire leur cheminement. Et il est sans doute préférable aujourd'hui de nommer ces investigations :recherche/oréation pour bien mesurer sa différence d'avec une recherche académiquement définie. Cettedistinotion ne doit pas faire oublier néanmoins, la richesse indépassable d'un adossement à deslaboratoires de recherches universitaires exigeants tant français qu'européens et internationaux, Cettestructuration de la recherche ne peut se construire qu'avec des individus engagés, dans une situationstable et sereine qui croisent les qualités, les apports culturels de chacun et chacune, leurs compétenceset leur différentes positions dans une dynamique booléenne.
2 c£ l'interview de Christian Debize, Directeur de l'école des beaux-arts de Nimes sur le caractère grand public des portesouvertes : hitps://www.midilibre.f/2022/01/26/nimes-lecole-des-beaux-arts-lieu-de-formation-et-acteur-culturel-10068770.php?fbelid=IWAR3MRdjO41UZ7EcéfgPNKloyk8wV_uJlaGRmr1 LIB6_K(UmFjV5bkKFOXqxs
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ID : 974-219740073-20250304-DL_2025_033-DEA/ Une équipe enseignante motivée, équilibrée et structurée :
L'héritage associatif de l'école s'il a consolidé un état d'échange et de partage, n'a pas solidifié les postesd'enseignements des emplois à plein temps. La place de la pratique en regard de la théorie a favorisé lenombre de postes d'assistants techniques. Si une politique de titularisation est en cours depuis plusieursannées, une revalorisation des nombreux postes est nécessaire pour conforter les enseignants dans leursdémarches et solidifier la recherche ceci en passant par des insoriptions au concours. Il s'agit de ne plusfaire face à des intervenants, qui somme toute doivent être présents sous d'autres formes, mais à desenseignants / chercheurs de plein droit. Cet engagement, auprès des professeurs, doit s'accompagner deformations régulières qui peuvent traiter de la pédagogie, mais aussi de formations qualifiantes étayantles capacités de chacun et chacune à développer les nouveaux cursus. Une formation au laboratoire duCCERCO (Centre d'Expérimentation et de Réalisation en Céramique Contemporaine) à Genève ou à lamanufacture de Sèvres pourrait, par exemple, accompagner la mise en place du parcours de céramique.De plus, la mobilité des enseignants et enseignantes est à encourager, mobilité en ERASMUS oumobilité avec le dispositif, en cours d'organisation, d'échange de professeurs avec l'ANdÉA.Il conviendra aussi de défendre la réforme du statut des PEA, qui trouve un premier point dejustification dans l'organigramme fonctionnel.Ces marques de confiance devraient permettre de retrouver une ambiance de travail sereine avec uneprojection sur le long terme.
B/ Des étudiants et étudiantes acteurs de leur établissement :
Les étudiants et étudiantes, constituante principale de l'établissement, doivent s'emparer des outils quipeuvent leur permettre d'habiter les lieux, de les incamer et de prendre part à la gouvernance. Dès lors,une place doit être faite aux élèves dans chaoun des conseils et instances de décisions. La constitutiond'un Bureau des élèves apporterait une forme de représentativité à différents niveaux et permettrait dedévelopper l'activité étudiante au sein de l'école, ainsi que les partenariats avec les associations d'élèvesde l'enseignement supérieur, Cette édification d'un corps étudiant doit se prolonger dans une associationdes anciens élèves, réseau d'alumni, et se prolonger dans une succession d'espaces accompagnant etfacilitant la vie des élèves en regard d'une possible précarité économique (foyer, lieu de vie et dediscussion, coopérative d'achat de matériel, matériauthèque). Le but étant que tout élève inserit puisseprofiter pleinement de sa formation et se sentir investi. Il en sera de même pour les étudiants étrangers.
C/ Une administration au service de la pédagogie et de la recherche :
L'administration doit assurer une transparence et être garante d'une atmosphère de travail sereine, Ils'ensuit une organisation d'établissement plus inclusive faisant face à toute forme de discriminations. Lacharte en vigueur en est une preuve. Elle permet de veiller à la parité et à l'égalité de traitement. Lesorganigrammes hiérarchiques et fonctionnels, clairs et préois, signifient le rôle de chacun et induisentdonc une transparence assurée par la publication de différents documents tout en protégeant les données.La mise en place d'outils de type fiches de projets (appel à mobilité, projets recherche, projets desubventions) seront mis en place pour accentuer encore cette lisibilité. Ils contribueront également à unetraduotion plus efficace des contenus pour la mise en place d'outils de gestion et de pilotageadministratif et financier.Une information aux membres du CA pourra se faire via l'intranet mais aussi pourra avoir lieu lorsd'autres conseils, comme le conseil pédagogique et scientifique. Instances auxquelles il faudra ajouterun conseil de perfectionnement, lié aux diplômes, constitué justement de personnes extérieures à lacommunauté pédagogique, pouvant être des chefs d'entreprises ou des professionnels du secteur.L'évaluation annuelle du personnel permettant d'ouvrir des temps d'échanges veillant à ce que tous,comme les enseignants, profitent de formation ¢t de mises niveau,Enfin, cette ouverture sur un dialogue social pourra s'incarner dans un séminaire annuel regroupantpersonnel administratif et technique, enseignants et élèves, autour d'une thématique prospective pour
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1D : 974-219740073-20250304-DL_2025_033-DEimaginer l'avenir de l'école et y projeter le groupe.L'ensemble de ces propositions de management et d'encadrement finiront de nourrir le terraind'expérimentation de la pédagogie pour mener des cursus de formation et une recherche de qualité.
D/ Des nouveaux cursus qualifiant qu'il faut articuler à une recherche engagée.
Avant toute constitution de nouveaux cursus et une réflexion sur les maquettes pédagogiques, qu'ilfaudra redéfinir pour que le corpus s'accorde avee ces spécialités en regard des attentes de l'Hceres, cesont les liens avec le voisin le plus proche qu'il est nécessaire de préciser. L'école d'architecture résidantdans les mêmes locaux, la simple mutualisation de ceux-ci et le partage du centre de ressourcesdocumentaires ne peut suffire. Cette colocation, qui ne durera pas à terme, doit être l'occasion deconstruire de vrais liens ct peut être une formation commune, d'autant que la ligne de recherche sur lepaysage ne peut être éloignée des considérations des architectes. Cette possibilité de co-diplôme ouparcours qualifiant pourrait aussi être envisagée avec les écoles de management® ou du numériques*.L'élargissement de l'offre de formation du DNA avec une mention céramique et une mention imagesmultiples est particulièrement fort intéressante. Elle insorit, dès lors, dans le début du parcours, uneréflexion plus sociétale et économique qui devrait se retrouver ensuite dans lc cursus de recherche. Ilfaut alors développer les ateliers en termes d'espace ¢t de matériels et qualifier cet engagement par despartenariats qui alimenteront la formation aveo les écoles nationales en premier lieu (Brest et saplateforme « Céramique & Cie », Tarbes pour son DNSEP mention céramique, Limoges dont l'écolebénéfioie d'une convention pour sa ligne de recherche « La céramique comme expérience » ; Chalon-sur-Saône avec l'axe Mondes visuels ou l'école supérieure de l'image d'Angouléme-Poitiers pour lesimages multiples).Mais il serait intéressant d'adhérer à terme au réseau européen des écoles de la céramique : Resonatingsceramios®, Cette dimension de parcours qui peut paraître plus technique ne retire rien à la qualité de larecherche développée. Cela permettra certainement à tous les enseignants de s'impliquer et d'êtreidentifiés dans un des champs d'investigations, on proposera même que le rôle de responsable de larecherche soit donné par roulement à chacun et chacune. Cette recherche constituée autour dulaboratoire APILAB, traitant du paysage dans ces différentes composantes, et qui est tout à faitsingulière par rapport aux autres champs d'investigations des écoles d'art, étend done sa réflexion à desdimensions sociétales qui prolongeront la démarche de ces nouveaux enseignements. L'insularité revêtici un atout particulier. Là ou dans les autres écoles d'art, les enseignants chercheurs ne résident et nesont pas actifs forcément à proximité de l'établissement, ici, tous et toutes vivent sur I'ile. Cela, ne doitpas figurer comme une contrainte mais comme un atout qui démultiplie les interactions possibles etmets en avant les profils et les diversités de chacun et chacune. Cette dynamique de recherche, si elleétaye le propos, est aussi une ouverture à un caractère plus transdisciplinaire ouvrant le champexploratoire de l'urbanisme, de l'environnement et du développement durable, notions aujourd'huiréourrentes dans le regard critique qu'impose une démarche autour du paysage. De nombreuxpartenariats en France, avec les écoles d'art", ct en tout premier lieu aveo l'Université de la Réunion' puisà l'étranger* pourront qualifier la recherche et la structurer autour de colloques, cycles de conférences et
IFAG, école de management, programme MBA Entrepreneuriat et Management.ILOI, Institut de l'image de l'Océan Indien.La Villa Arson à Nice, l'École nationale supérieure des arts visuels de la Cambre à Bruxelles (Belgique), la Haute école d'art etde design à Genève (Suisse), l'École supérieure d'arts plastiques de Monaco et l'European Ceramic Workcenter (EKWC) àOisterwijk (Pays-Bas)6 Axe Antiallas des frontières à l'ESAAIX d'Aix en Provence, Question du littoral à l'ESA de Dunkerque, Art, nature et sociétél'ESADHaR du Havre- Rouen. Paros et Pics l'Esad des Pyrénées, Ligne de recherche Fronts et Frontières à l'ISBA de Besangon,Chair habiter le paysage : l'art à la rencontre du vivant à l'école de Beaux Arts de Paris, Latitudes : à l'endroit des îles, l'ENSA deCergy, ce programme n'est plus actif ou ne l'a jamais été mais il serait intéressant de dialoguer avec l'ENSA sur cet engagementqui semblait mobiliser l'ESA de la Réunion. Laboratoire de géographie et d'environnement dans les Universités.Master biodiversité, écologie et évolution ; Master science de la terre et des planètes, environnement.Université d'Antananarivo :Master en Géographie : Parcours en Environnement et Aménagement, Master en Géographie :Parcours en Milieux Naturel et Science de la Terre. Mozambique : School of fine arts in Maputo. Afrique du Sud : School of artsat the University of Pretoria, Faculty of arts and humanity : Cape Town, Faculty of arts in Johannesburg, University of thewitwatersand.oWY
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1D : 974-219740073-20250304-DL_2025_033-DEateliers de recherche et de création.L'espace numérique Deklik, qui donne acoès aux différentes productions du laboratoire APILAB devratrouver également sa traduotion, sous une forme éditoriale, aveo 4#fciel, ou une autre forme papier sioe n'est le cas, mais de manière annuelle, pour que l'établissement puisse rendre compte de l'état de larecherche, Cette revue de la recherche doit figurer en bonne place dans un centre de dooumentation quipeut rester mutualisé aveo l'école d'architeoture mais qui doit fortement développer son catalogue. Unepolitique d'acquisition, de dons et de colleotes de documents constitutifs de la création doit êtrepoursuivie,
3. LA CONSTITUTION D'UNE TRAJECTOIRE POUR UN PÔLE DE FORMATION ETD'INSERTION PROFESSIONNELLE D'EXCELLENCE :
La construction du projet d'établissement autour d'une logique de trajectoire, aveo une premièreapproche de repérage puis une analyse des espaces pour les découvrir, les maîtriser et les faire convergervers une même intention, n'ont pour but que de préparer au mieux le voyage, la migration vers d'autreterritoires, l'après diplome. Ce chemin qu'est la formation, aveo en ligne de mire une insertionprofessionnelle réussie, se caractérise par plusieurs points d'étapes à valider.
A/ Ouvrir la formation à un caractère transdiscipli
Les oursus et parcours des élèves en éoole d'art ne peuvent plus être considérés en silos fermés. Ledevenir artiste, ou oréateur, passe par une connaissance élargie-du monde qui nous entoure, Laconfrontation à d'autres soiences affirme le regard critique et la nécessité d'un dooument « supplémentau diplôme » prend alors tout son sens. La qualification via des doubles diplômes ou formations évoquéplus haut aveo l'école d'architeoture sont à offrir aux élèves. Il serait non négligeable, par ailleurs,d'imaginer aussi des possibilités similaires aveo l'Université ou du moins formaliser des passerelles entreles formations, permettant à des élèves de vivre un semestre ou une année à la découverte d'un champd'expérimentation qui peut solidifier sa démarche. Dans cette même logique, l'inscription à l'écoled'étudiants ayant déjà un parcours universitaire sera la bienvenue, et il faudra veiller à une formed'homogénéité, D'autre part, on ne choisira pas de construire une sixième année, convoquant l'idée denouveaux diplômes surchargeant la pédagogie mais une inseription en école doctorale pour les étudiantsqui le souhaitent devra être fortement souhaitée et accompagnée sur l'île ou en métropole.
B/ Une formation à l'étranger obligatoire :
L'acquisition de connaissances s'entend aussi par une expérience à l'étranger, Il n'est pas envisageableaujourd'hui pour un plasticien ou une plasticienne de ne -pas se confronter à d'autres cultures. Si lamobilité ERASMUS est réussie, il faut à terme la rendre obligatoire, certainement durant le cursus derecherche sur un à temps à définir aveo l'équipe enscignante. Un travail préparatoire, stratégique etfinancier est à engager avec chaque élève en favorisant peut être les partenariats aveo les pays de la zonequi sont éligibles à ERAMUS +° ou en révisant les conventions existantes aveo les écoles Européennes.Effectivement, la majorité des accords sont signés avee des écoles du Nord de l'Europe et très peu avecdes pays du Sud, voire avec aucun pays de I'Est de l'Europe, Il faudrait privilégier des accordsqualitatifs plutôt que quantitatifs assurant le départ des étudiants et en garantissant la venue d'élèves dupays d'accueil. Cette expatriation peut aussi se concevoir sous forme de résidence avec des institutionspartenaires ou le réseau des alliances françaises et des Instituts français. On pourra également imaginerconstruire un programme d'enseignements décentralisés comme le modèle de l'école Offshore de Nancyaveo Shanghaï. Programme qui mobilise également les enseignants sur des échanges et mobilitéslongues.
9 Citons à titre d'exemple: L'Afrique du Sud, Madagascar, le Mozambique, la Tanzanie, le Kenya, l'Inde, la Thaïlande, leVietnam, l'Indonésie et l'Australie.
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ID : 974-219740073-20250304-DL_2025_033-DEC/ Une formation au cœur de la pédagogic pour une insertion réussie
La qualité du suivi des élèves est la première étape d'une insertion réussie. Si l'établissement se veut plusinclusif, il doit veiller aussi à recevoir des profils d'élèves en diffioultés. Un élève en première annéedoit pouvoir être considéré comme un futur élève en cinquième année. Pour ce faire, il est possible, enaccord aveo l'équipe enseignante, de travailler sur des contrats de réussite aveo certains élèves et d'enassocier d'autres à des parrains ou marraines, élèves dans les classes supérieures.Vient ensuite la formation à l'insertion professionnelle qui est souvent le parent pauvre des écoles d'art.L'inscription dans la vie active paraît souvent très éloignée pour les éléves. Ils désertent donc lesmodules de formation au profit des ateliers. Les enseignants cux, sont également peu formés ctsouhaitent souvent ne pas mêler leur pédagogie à leur activité professionnelle. Cela étant,l'accompagnement à l'insertion professionnelle est une nécessité voire d'une obligation pointé parl'HCéres et la Cour des comptesTM. Il faut, alors, organiser un enseignement inclus dans la maquettepédagogique, qui sera crédité. Celui-ci peut se construire, comme cela est déjà le cas, avec différentesinterventions de spécialistes du territoire mais aussi aveo des professionnels du management et del'entrepreneuriat.Il faudra certainement imaginer aussi un module d'enseignement lié à la création d'un site internetpersonnel, proposant à minima un dossier artistique.Enfin, après la réussite au diplôme, l'engagement de l'école ne s'arrête pas là. Un accompagnement desanciens élèves est à mettre en place pour qu'ils vivent au mieux leur insertion professionnelle, surtoutdans le contexte économique et sanitaire, qui aujourd'hui est très éprouvant pour les arts plastiques etplus encore dans les départements et régions d'outre-mer, et parce qu'un certain nombre d'entre eux ne sedestinent pas à être artistes. Mais aussi parce. que la Réunion fait face à un fort taux de chômage etnotamment chez les jeunes. Situation pour laquelle il faut lutter autour de plusieurs dispositifs commeun programme de résidences d'artistes privilégiées ou la possibilité d'avoir accès à des ateliers d'artistesdans les communes du territoire, ou encore en retravaillant sur un incubateur comme la Semeuse. Ilfaudra aussi imaginer d'autres pistes d'insertion. La oréation de service civique au sein de l'établissementpourrait être une ouverture sur le monde professionnel tout comme une mise en réseau avec différentscommanditaires.Cette politique d'insertion professionnelle est aussi un engagement pour lutter contre la précarité des- plasticiens et participer au débat concemant les questions de rémunérations des artistes.
D/ Une formation continue de part et d'autre du cursus :
Le cursus proposé à l'ESA doit s'inscrire dans une continuité qui suit le schéma régional. del'enseignement artistique. La formation doit donc être connue de tous et pour se faire l'on se rapprocheradu rectorat et des inspecteurs pédagogiques régionaux. Il serait par ailleurs intéressant d'envisager avecces derniers des passerelles entre les formations supérieures au lycée de type BTS"!, et de proposer desformations pour les enseignants d'arts plastiques finissant de faire connaître l'établissement et si ce n'estle cas, d'accueillir des enseignants.du primaire et du secondaire en tant qu'auditeurs et auditrices libres.Cette visibilité de l'établissement s'inscrit également dans une offre de formation plus étendue. Lecatalogue des cours du soir pourrait être étoffé et des cours ou des oycles de conférences délocalisés,sous peine que ceux-ci atteignent une rentabilité ou une dépense nulle. Quelques formations à laoréativité pourraient s'adresser à des entreprises, Enfin, la VAE ( Validation des Acquis et l'Expérience )recevant régulièrement des candidats devrait étendre sa capacité de candidature aux zones francophonesde l'Océan indien'2, Ces différents moyens de reconnaissance et dispositifs qui constituent une formationélargie, tout au long de la vie, sont autant de pistes ouvertes pour des expériences professionnelles àdestination des jeunes diplômés.
10 cf ; https://vww.ccomptes.fr/sites/default/files/2021-01/20210 120-58-2-enseignement-superieur-arts-plastiques.pdf11 Des pistes de réflexions pourraient être engagée avec le lycée Ambroise Vollard à Saint-Pierre sur la section arts plastiques et surla section BTS design graphique, mode et textile.12 Un tarif spécial pour les candidats hors Europe est à construire et faire voter par le conseil d'administration.
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4 UN ÉTAT FINANCIER À MAINTENIR DANS UNE SITUATION CONTRAINTE SANSRENONCERAU DÉVELOPPEMENT DE L'ETABLISSEMENT :
Si les recetles et les dépenses semblent équilibrées et que l'établissement est en capacité deconstituer un fond de roulement, les baisses de subvention de ces dernières années ont pu ralentir ledéveloppement. Le budget, comme bon nombre d'écoles d'art, laisse peu de marge de manœuvre audéveloppement puisqu'il se destine prinoipalement à prendre en charge la masse salariale et les dépensescontraintes. Cependant, puisque la situation finanoière est saine, l'établissement peut assurer la qualitéde sa pédagogie. II faudra tout de même être vigilant sur des nouvelles dépenses structurelles quel'établissement ne pourra surseoir. Reste alors à trouver des leviers finanoiers permettant de réaliser lesperspeotives du projet d'établissement.
A/ Des points de vigilance :
Il sera nécessaire de démontrer la soutenabilité du modèle économique de l'établissement à l'HCéresdans la perspective d'obtenir sans remarques les accréditations. Compte tenu des précédents mandatsbudgétaires cette condition ne devrait pas poser de problèmes. Cependant, la politique de titularisation etde qualification des enseignants, nécessaire au développement de l'école mais aussi au bon managementdes équipes, va constituer des dépenses en masse salariale supplémentaires. Ces dépenses seront peut-être quelque peu réduites par un glissement technicité vieillesse moins rapide qu'auparavant puisque lesenseignants et enseignantes reorutés dernièrement sont relativement jeunes. En outre, la réforme desPEA engagée depuis plusieurs années et nécessaire, devrait aboutir prochainement et peser égalementsur le budget.Il est à noter que pour une équité paritaire, il faudra aussi être vigilant sur les rémunérations adoptéeslors des titularisations. Car aujourd'hui, l'établissement compte plus de femmes que d'hommes, mais cesdernières ayant des contrats moins avantageux, du fait de reorutements récents ou temps de travailpartiels, sont majoritairement moins bien rémunérées.Par ailleurs, concemant les effectifs, il est évoqué dans le rapport de la Direction des AffairesCulturelles, la possibilité de sous traiter les questions de communication et par conséquent de ne pasconserver forcément ce poste, ce qui permettrait de réaliser une économie. Mais, l'installation d'unsystème intranet, la veille du site intemet et des réseaux sociaux, tout comme la nécessité decommuniquer au travers de différents moyens demande du temps de travail et des compétences. Lesmissions du responsable des systèmes d'informations et de la chargée de communication ne semblentpas clairement identifiées. Un travail de réflexion est alors à engager.Enfin, à long terme, le déménagement de l'école d'architeoture permettra d'investir de nouveaux espaces.Ceux-ci vont certainement demander des investissements en regard de leurs nouvelles attributions. Demême, le développement de deux nouveaux cursus autour de la oéramique et des images multiplessollicitent de nouvelles machines et outils. À cela s'ajoute, le programme d'aménagement des locauxautour des capacités numériques de diffusion cité plus haut. L'ensemble de ces modifications demandede construire un plan d'investissement intelligent sur plusieurs années pour sanotuariser une partie dubudget.
B/ Des possibilités de financements pour répondre au développement :
Le développement de l'établissement, son implication sur le territoire et les actions menées pourdispenser un enseignement de qualité, imposent de trouver des ressources supplémentaires qui nepeuvent être absorbées par le budget actuel.S'il ne faut pas compter uniquement sur les subventions ponctuelles qui ne permettent pas au finald'insorire les projets sur le long terme, il est tout de même nécessaire de répondre à des appels à projetsdès que cela est possible. Le Ministère de la Culture a dernièrement proposé, par exemple,d'accompagner les écoles au développement du numérique suite aux confinements. Cette aide aurait pu
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1D : 974-219740073-20250304,DL_2026_033-DEaccompagner l'école dans l'achat de matériel dédié. Il faut égalemencompétences comme la formation continue ou l'aménagement du numérique par exemple. Même si larégion est le principal financeur de l'établissement, un dialogue est à engager aveo les élus, Ledépartement-région gère également les programmes européens, qui sont à investir si l'établissement peutassumer l'avance finanoières de tels projets. Ces fonds curopéens pourrait permettre la prise en chargedu coût de postes administratifs et enseignants soulageant le budget.Autres acteurs du territoire, la commune du Port comme financeur également et l'intercommunalité de laCôte Ouest sont aussi des interlocuteurs qu'il faudra rencontrer et aveo qui débattre de possiblesorientations.Le mécénat, encore trop peu présent, doit être développé. L'intérêt que portent de nombreuses sociétés àlile de la Réunion doit être un levier, et ne doit pas se restreindre à des apports en nature, bien que celasoit déjà important. Il sera donc nécessaire de faire appel au portail du mécénat (ADMICAL) quidispose d'un conseiller régional, mais aussi à Leclerc Réunion / Fonds Réunion des talents, Mécènes duSud ou les entreprises les plus importantes de l'île'* et celles qui peuvent s'intéresser au secteur"" pourabonder le budget sur des actions ciblées à court terme,Concernant les mobilités, l'on se reposera essentiellement sur le programme ERASMUS en tentant de ledévelopper et sur des appels à projets permettant de construire les coopérations à l'international.Pour les formations proposées plus haut, comme celles destinées aux entreprises, celles-ci devront bienévidemment êtres payantes et rentables. Puis quelques pistes de petits modèles économiques comme uneartothèque à l'échelle de l'école ou une boutique pourront trouver place et apporter quelquesfinancements supplémentaires.Reste également, l'augmentation des effectifs, qu'il serait nécessaire de retrouver à un niveau proche des150 élèves proportionnellement à la démographie du territoire et qui par voie de fait, augmenterait levolume des ressources propres.
CONCLUSION :
L'emprunt de la notion de géopoétique à Kenneth White, et sa déolinaison en logique de l'albatros n'apas la volonté de s'opposer à d'autres concepts proches comme celui du Tout-Monde ou de l'homme etde la femme carrefour d'Édouard Glissant. Si l'un est un point de convergence et l'autre un pointd'expansion, ils considèrent tous deux la place de l'individu, de l'artiste, du créateur comme centraleaujourd'hui dans nos sociétés. En outre, la première semble plus programmatique et permet donc detraduire en actions la volonté d'accompagner élèves, enseignants et personnels administratifs ettechniques dans une dynamique de développement, portée par un sentiment d'appartenance et une fiertéau travers de la réussite et de la reconnaissance. L'école supérieure d'art de la Réunion, doit être à terme,une école connue et reconnue.
13 Citons pour exemple : Vindemia pour la grande distribution ou Excellence (Groupe Leclerc), Air Austral pour le transports etTereos Océan Indien pour l'agro-alimentaire.14 Aujourd'hui, de grandes chaînes comme LIDL développent le mécénat pour les institutions culturelles. Il faudrait trouver desentreprises prêtent à étendre ce type de démarches à l'enseignement supérieur artistique.
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Annexe | - Budgets globaux prévisionnels 2024-2026
Budget prévisionnel 2024 : Section de fonctionnement (en €)
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DÉPENSES MONTANTS RECETTES MONTANTS1) AUTOFINANCEMENT
Chapitre 70 : vente de produitsChapitre 60 : Achat et fabriqués, prestations devariation de stock 75 750 services, marchandises 23000
Chapitre 61 : services Sous-total : 23 000extérieurs 53 549
Chapitre 62 : autres services 2) SUBVENTIONSextérieurs 189 771Chapitre 63 : impôts, taxes Conseil Départementalet versements 64 726 20 000
Chapitre 64 : charges de Conseil Régionalpersonnel 1594 509 1420 000
Chapitre 65 : autres charges Commune de Le Portde gestion courante 149 000 170 000Chapitre 66 : charges Communautéfinancières d'agglomération : TO 20 000
Chapitre 67 : charges État : DAC de La Réunionexceptionnelles 200 625Chapitre 68 : Dotations aux Autres projets spécifiques :amortissements et aux DAC de La Réunionprovisions 85 420 36 300Autres : 100 800
Sous-total : 1967 725
3) AUTRES FINANCEMENTS
Organismes divers : Ensam 82000Chapitre 75 : Produits diversgestion courante 80 000
Chapitre 78 : Reprise suramortissements et provisions60 000Sous-total : 222 000TOTAL DÉPENSES| 2212725 TOTAL RECETTES| 2212725
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Rogu en préfecture (o 12/03/2025S| OsePublié le 12/03/2025 } EL
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Budget prévisionnel 2025 : Section de fonctionnement (en €)DÉPENSES MONTANTS RECETTES MONTANTS
1) AUTOFINANCEMENT
Chapitre 70 : vente de produitsChapitre 60 : Achat et fabriqués, prestations devariation de stock 77 000 | services, marchandises 23 000
Chapitre 61 : services Sous-total : 23 000extérieurs 52 500
Chapitre 62 : autres services 2) SUBVENTIONSextérieurs 141 700
Chapitre 63 : impôts, taxes et Conseil Départementalversements 50 400 200 000
Chapitre 64 : charges de Conseil Régionalpersonnel 1778000 1420 000
Chapitre 65 : autres charges Commune de Le Portde gestion courante 114 000 170 000Chapitre 66 : charges Communauté d'agglomération :financières TO 10 000
Chapitre 67 : charges État : DAC de La Réunionexceptionnelles 200 625Chapitre 68 : Dotations aux Autres projets spécifiques :amortissements et aux DAC de La Réunionprovisions 85 000 41 375Autres : 10 000Sous-total : 2052 000
3) AUTRES FINANCEMENTS
Organismes divers : Ensam 83 600Entreprises :
Chapitre 75 : Produits diversgestion courante 80 000
Chapitre 78 : Reprise suramortissements et provisions60 000Sous-total : 223 600TOTAL DÉPENSES | 2298 600 TOTAL RECETTES 2 298 600
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Envoyé en préfecture le 12/03/2025
Regu en préfecture le 12/03/2025 ...; SLOSSPublié le 12/03/2025 -
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Budget prévisionnel 2026 : Section de fonctionnement (en €)
DÉPENSES MONTANTS RECETTES MONTANTS
1) AUTOFINANCEMENT
Chapitre 70 : vente de produitsChapitre 60 : Achat et fabriqués, prestations devariation de stock 80 000 | services, marchandises 25 000
Chapitre 61 : services Sous-total : 25 000extérieurs 53 300
Chapitre 62 : autres services 2) SUBVENTIONSextérieurs 146 300
Chapitre 63 : impôts, taxes et Conseil Départementalversements 50 400 200 000
Chapitre 64 : charges de Conseil Régionalpersonnel 1793 272 1420 000
Chapitre 65 : autres charges Commune de Le Portde gestion courante 114 000 170 000Chapitre 66 : charges Communauté d'agglomération :financières TO 40 000
Chapitre 67 : charges État : DAC de La Réunionexceptionnelles 200 625
Chapitre 68 : Dotations aux Autres projets spécifiques : DACamortissements et aux de La Réunionprovisions 85 000 41 375Autres :
Sous-total :| 2 072 000
3) AUTRES FINANCEMENTS
Organismes divers : Ensam 85 272Entreprises :
Chapitre 75 : Produits diversgestion courante 80 000
Chapitre 78 : Reprise surmortissements et provisionsamortissements et p 50 000
Sous-total : 225 272
p4/s
Délib2025-12 24/25
Envoyé en préfacture le
Publié le 12/03/2025
12/03/2025
Regu en préfecturo le 12/03/2025S'LOSS
1D : 974-219740073-20250304-DL_2025_033-DE
TOTAL DÉPENSES2 322 272 TOTAL RECETTES2 322 272
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